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Cm mardi 26/11/2019 (I/II)

Date de création: 30-11-2019 18:33
Dernière mise à jour: 30-11-2019 18:33
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ADMINISTRATION- CONSEIL DES MINISTRES- CM MARDI 26 /11/2019 (I/II)

 

Le Conseil des ministres a adopté mardi 25 novembre 2019,  lors d’une réunion, présidée par le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, un projet de loi visant à ériger les dix (10) circonscriptions administratives créées dans le sud algérien, et réparties sur huit (8) wilayas, en wilayas dotées de pleines prérogatives, a indiqué le Conseil dans un communiqué. Le Conseil des ministres a entamé ses t bès, In Salah, In Guezzam, Touggourt, Djanet, El-Meghaier et El-Menia.ravaux par l’adoption d’un projet de loi modifiant et complétant la loi 84-09 du 4 février 1984 relative à l’organisation territoriale du pays, présenté par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, précise le communiqué. Ce projet de loi «vise à ériger les dix (10) circonscriptions administratives créées dans le sud algérien, et réparties sur huit (8) wilayas, en wilayas dotées de pleines prérogatives, quatre (4) ans après leur création, et ce, au regard de la maturité de leur cadre institutionnel et opérationnel qui leur permet d’accomplir pleinement leurs missions, en toute autonomie», selon le même communiqué.
Ce découpage vise «à renforcer la décentralisation, à assurer une répartition équilibrée du territoire, à améliorer son attractivité de manière à répondre aux exigences du développement socio-économique au profit des citoyens, notamment dans les régions frontalières, et à rapprocher les services publics de ces régions». Il vise également «à faire des wilayas du Sud, qui passeront de 9 wilayas actuellement à 19 wilayas, un catalyseur du développement national, capable de prendre en charge les citoyens et de créer la dynamique économique escomptée qui érigera cette région en pôle régional par excellence». A ce titre, le texte de loi prévoit la création de dix (10) nouvelles wilayas au sud du pays, à savoir : Timimoun, Bordj Badji Mokhtar, Ouled Djellal, Beni Ab
Le territoire national comptera ainsi 58 wilayas alors que le nombre de commune demeurera inchangé, soit 1.541 communes. Après l’adoption de ce projet de loi, le chef de l’Etat a souligné que cette décision vient «couronner le processus de développement de l’organisation territoriale du pays en accord avec les mutations socio-économiques enregistrées au cours des dernières décennies et vise à assurer la meilleure prise en charge possible des besoins de ces régions, à renforcer leur participation à la gestion de leurs affaires et à optimiser l’accompagnement des pouvoirs publics de la dynamique de développement local, de même qu’elle traduit l’intérêt accordé par l’Etat à la promotion du Sud, notamment les régions frontalières, pour permettre à nos concitoyens là-bas de bénéficier des mêmes niveaux de développement et de prospérité». En vue «d’accélérer l’application des dispositions de cette loi», le chef de l’Etat a chargé le gouvernement «de la mise en place d’un mécanisme spécial pour superviser toutes les parties concernées par l’ajustement des aspects techniques relatifs à la création des nouvelles wilayas et au recensement des structures devant abriter les directions de wilayas et organiser leurs services administratifs, ainsi que des aspects financiers et de ceux relatifs à la ressource humaine et au transfert des compétences». Le chef de l’Etat a chargé également les walis des wilayas mères «d’accompagner le processus de création de ces nouvelles wilayas jusqu’à la réunion de toutes les conditions matérielles, humaines et juridiques, pour permettre à ces wilayas de s’acquitter convenablement de leurs missions sans entraver le bon déroulement des services de l’Etat et pour la prise en charge des besoins du citoyen». Dans le même sillage, le Conseil des ministres a approuvé un projet de décret présidentiel portant création de circonscriptions administratives dans la région des Hauts Plateaux et définition des règles y afférentes.

Rapprochement  de l’Administration du citoyen

 «Les nouvelles circonscriptions administratives au niveau des Hauts Plateaux ont été proposées sur la base de critères objectifs répondant au principe de décentralisation, à travers le rapprochement de l’administration du citoyen, ainsi qu’aux exigences du développement durable escompté au profit du citoyen et en réponse à ses aspirations exprimées, car étant la clé de voûte du développement national, ce qui les habilitera à réaliser un véritable décollage en matière de développement et renforcera leur attractivité dans tous les domaines pour créer, ainsi, une dynamique au niveau de la bande des Hauts Plateaux et contribuer à relier entre les régions du Sud et celles du Nord, conformément aux objectifs du Schéma national de l’aménagement du territoire (SNAT) pour 2030», ajoute le communiqué. Ainsi, le projet de décret présidentiel prévoit la création de quarante-quatre (44) nouvelles circonscriptions administratives réparties sur dix-neuf (19) wilayas, à savoir : Laghouat (Aflou), Oum El Bouaghi (Ain Beida et Ain Mlila), Batna (Barika, Arris et Merouana), Bouira (Sour El Ghozlane et Ain Bessem), Tébessa (Bir El Ater, Chéria et Ouenza), Tlemcen (Maghnia et Sebdou), Tiaret (Frenda et Ksar Chellala), Djelfa (Messâd et Ain Oussara), Setif (El Eulma, Bougaa et Ain Oulmène), Sidi Bel-Abbès (Télagh, Sfisef, Ben Badis et Ras El Ma), Médéa (Ksar El Boukhari, Berrouaghia, Beni Slimane et Tablat), M’Sila (Bousaâda, Magra et Sidi Aissa), El Bayadh (El Abiodh Sidi Cheikh), Bordj Bou-Arréridj (Ras El Oued), Tissemsilt (Theniet El Had), Khenchela (Chechar, Kaïs et Ouled Rechache), Souk Ahras (Sédrata et Taoura), Mila (Fardjiouan, Chelghoum Laïd et Tadjenanet) et Naâma (Mecheria et Ain Sefra).

Accompagnement de l’opération de création des circonscriptions administratives

Après l’adoption du projet du décret présidentiel, le chef de l’Etat a chargé le chef du gouvernement de suivre «une méthodologie rationnelle en matière d’accompagnement de l’opération de création de ces nouvelles circonscriptions administratives, en tirant profit de l’expérience de création des circonscriptions administratives du sud du pays, et d’œuvrer à la mobilisation de toutes les ressources humaines et matérielles nécessaires, à condition de traduire cette mesure, étape par étape, sur le terrain en vue d’impulser une forte dynamique au développement local, dans ces régions, et hisser le niveau des services publics prodigués aux citoyens. Il a chargé le chef du gouvernement «de préparer la prochaine étape de l’organisation administrative au niveau des wilayas du Sud, en créant des circonscriptions administratives à leur niveau et poursuivre le processus de renforcement de l’efficacité de cette organisation en vue d’atteindre les objectifs escomptés.

Le rejet de l’ingérence étrangère, un principe ancré dans la culture politique de l’Algérie

Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a réitéré que «le rejet de l’ingérence étrangère est un principe ancré dans la culture politique de l’Algérie, peuple et institutions», affirmant que «toute velléité dans ce sens est vouée à l’échec». «Je voudrais, à partir de cette tribune, réitérer que l’Algérie demeure profondément attachée à son rejet de principe de toute ingérence étrangère dans ses affaires internes, quelles que soient les parties qui pourraient en être les instigatrices et quelles qu’en soient leurs intentions, déguisées souvent, pour ne pas dire toujours, sous le couvert des droits de l’homme, diaboliquement politisés dans la plupart du temps», a déclaré M. Bensalah à l’ouverture de la réunion du Conseil des ministres. «Que tout un chacun comprenne que le rejet de l’ingérence étrangère est un principe ancré dans la culture politique de l’Algérie, peuple et institutions, et que toute velléité dans ce sens est vouée à l’échec», a-t-il souligné. Et d’ajouter : «par conséquent, il est attendu de nos partenaires de faire montre de respect à l’égard de l’Algérie et de ses institutions, car c’est au peuple algérien, et à lui seul, que revient le choix — en toute souveraineté et avec toutes les garanties de transparence — du candidat auquel il souhaite donner la légitimité nécessaire pour la conduite du pays durant l’étape à venir». Il a précisé, à ce propos, que le moyen d’y parvenir sera «la volonté populaire exprimée à travers les urnes, vers lesquelles notre peuple s’apprête à aller massivement dans les jours à venir, uni et unifié, en faveur d’une Algérie tournée vers un avenir, que construiront ses filles et ses fils avec l’accompagnement de l’Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN) sous la conduite de son Commandement clairvoyant». «Une Armée qui a veillé à la protection de la patrie, puisant ses sacrifices dans sa loyauté aux valeureux Chouhada et Moudjahidine, et qui est attachée à la satisfaction des revendications légitimes du peuple algérien et de son droit à l’édification d’un Etat démocratique et moderne.

Un État fort de son passé et de ses potentialités

Un Etat fort de son passé et de ses potentialités, et serein quant à l’avenir de ses générations montantes, conscientes des missions et responsabilités qui les attendent dans une Algérie conduite par des compétences nationales crédibles», a-t-il ajouté. M. Bensalah a tenu, à cette occasion, à louer «les efforts énormes» et «le travail intense» fournis par les corps de sécurité en coordination avec les institutions de l’Etat pour garantir le bon déroulement de l’opération électorale afin de permettre aux candidats de présenter leurs programmes aux citoyens à travers l’ensemble du territoire national.
Pour sa part, le Premier ministre, Noureddine Bedoui, a présenté au Conseil des ministres le bilan de l’activité du Gouvernement depuis la tenue de la dernière réunion du Conseil, le 13 octobre 2019. Dans ce sens, le Premier ministre a mis en avant les développements «positifs» enregistrés aux plans politique, économique et social «en dépit de la conjoncture que nous vivons, et qui ne nous a pas empêchés de prendre toutes les décisions indispensables, d’ouvrir des chantiers et d’œuvrer à rendre justice à de larges pans de la société, partant du sens des responsabilités de l’Etat à l’égard des citoyens et en consécration de l’Etat de droit». Affirmant que ce travail «est réalisé dans le cadre d’une action gouvernementale intégrée et coordonnée, et avec l’appui du chef de l’Etat», M. Bedoui a précisé que le Gouvernement «s’est attelé à la concrétisation sur le terrain de tous les projets et qui ont eu un impact positif sur le quotidien de nos concitoyens et sur les grands équilibres de l’économie nationale».
«Il s’agit de réalisations concrétisées dans un climat empreint de quiétude et de sécurité grâce à la vigilance élevée de notre Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN), qui en fidélité à son engagement et sa promesse depuis le début du mouvement populaire, a veillé à prémunir les enfants de la même patrie contre l’effusion du sang et à préserver les fondements de l’Etat, son intégrité territoriale et l’unité de ses symboles novembristes», a indiqué M. Bedoui. «Motif de fierté et d’orgueil de par ses sacrifices et sa loyauté dans leurs plus éloquentes manifestations, notre Armée a su barrer la route aux sceptiques et aux comploteurs, poursuivant sereinement sa mission constitutionnelle de protection des intérêts suprêmes du pays et l’unité de la nation, et comment aurait-il été autrement alors qu’elle est sous la conduite d’un Moudjahid qui a placé l’intérêt suprême de l’Algérie au-dessus de toutes considérations personnelles ?», a-t-il ajouté.
«A la veille d’un rendez-vous décisif, notre pays vit une parfaite synergie populaire exprimée par nos concitoyens en donnant un bel exemple de l’amour de la patrie, d’une manière civilisée qui a fascinée le monde, notamment par leur adhésion autour de notre Armée. Une Armée qui, à son tour, a donné un exemple dans le respect des valeurs humanitaires et civilisationnelles par sa fusion avec son peuple, se plaçant toujours aux premiers rangs du côté des citoyens pour les accompagner et leur prêter main forte, notamment aux populations de notre Grand Sud et de nos zones frontalières, montagneuses et enclavées», a poursuivi le Premier ministre. Affirmant que «la place qu’occupe notre institution militaire en a fait le bouclier du peuple dans toutes les circonstances et durant toutes les crises, où elle est la soupape de sécurité», M. Bedoui a tenu à mettre en avant «le devoir de reconnaissance et de considération que nous lui devons, ainsi qu’à son Commandement, pour son dévouement au pays en lui permettant de se consacrer sereinement à la construction d’un avenir meilleur avec la contribution de tous ses loyaux enfants, qui le place au-dessus de toutes les considérations partant de la fidélité au serment des Chouhada. Un serment à la fidélité duquel veillent encore aujourd’hui de valeureux Moudjahidine, à leur tête le Moudjahid général de corps d’Armée, chef d’état-major de l’ANP, vice-ministre de la Défense nationale».