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Maladie coeliaque

Date de création: 06-11-2019 10:47
Dernière mise à jour: 06-11-2019 10:47
Lu: 3 fois


SANTE- MALADIE- MALADIE CŒLIAQUE

 

La maladie cœliaque est peu connue par les Algériens — elle fait même l’objet d’un silence —, plus particulièrement les parents qui imputent les diarrhées répétées de leurs enfants — faute de culture médicale — à un simple problème de «mal absorption» ou une consommation d’un produit avarié, alors qu’il peut s’agir de la première manifestation clinique de cette pathologie. Aujourd’hui, ce problème de santé est détecté, la plupart du temps, par des médecins spécialistes, après une exploration et un examen approfondis.

Les praticiens généralistes, en fait, se heurtent à l’inévitable chevauchement des symptômes, associés à la maladie cœliaque à des signes d’autres affections qui prêtent à confusion, d’autant plus que le même tableau clinique, c'est-à dire troubles gastro-intestinaux, entre autres, peuvent être remarqués chez un patient qui ne souffre pas forcément d’intolérance au gluten. En Algérie, il n’existe pas de statistiques sur la population touchée. Néanmoins, le président de  la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche estime qu’un enfant/250 est concerné par  ce problème de santé. La raison est simple : le diagnostic précoce n’est pas systématique et il ne se fait que tardivement, exposant ainsi le patient, à l’âge adulte, au diabète et au cancer. Les spécialistes sont on ne peut plus francs : cette maladie de sensibilité au gluten se trouvant dans le blé et l'orge provoque 10% des cas de cancer chez les enfants et les adultes, d’où l’importance d’un régime alimentaire qui  bannit la consommation de produits à base de ces deux substances ou encore leurs dérivés.   

Une maladie à vulgariser pour éviter ses complications

La  maladie cœliaque, à l’origine une pathologie auto-immune, diagnostiquée  chez les personnes prédisposées génétiquement, malgré ses complications et le coût de la prise en charge des patients, étant chronique, sans parler d’un régime alimentaire strict, basé sur le riz, le maïs ainsi que leurs dérivés qui ne sont pas très souvent à la portée des malades sans revenu, reste trop peu connue par le commun des Algériens, à tel point qu’au sein d’une même famille, plus d’un membre peut souffrir d’intolérance au gluten sans le savoir. Ceci est d’ailleurs confirmé par la présidente de l’Association des malades cœliaques de la wilaya d’Alger, Mme Safia Djabari, qui considère (début novembre 2019) que les malades cœliaques sont confrontés, en sus de leur problème de santé, à une liste de produits restreints à laquelle ils ouvrent droit qui sont très coûteux quand on arrive à mettre la main dessus. La première responsable de l’association affirmera que pas moins de 500.000 personnes, en Algérie, selon les chiffres du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, qui restent approximatifs, selon elle, en l’absence de statistiques réelles basées sur des enquêtes et une déclaration de la maladie par le concerné, freinée par les préjugés sociaux, vivent un véritable drame au quotidien. ...........................Mme Djabari reviendra sur l’importance du pain pour l’Algérien et  le pain sans gluten pour le malade qui n’arrive pas facilement à se procurer sa ration journalière, en l’absence de boulangeries spécialisées. ....................................Safia Djebari insistera, dans le même ordre d’idée, sur l’intérêt de subventionner le riz et le maïs, au même titre que le blé et l’orge actuellement, pour remédier à l’envolée des prix de ces deux matières constituant le régime alimentaire du malade cœliaque. .........
Riz, maïs et dérivés : un luxe pour le malade ?

 C’est archi sûr, le commerce, en Algérie, tente, ces dernières années, de répondre aux nouveaux besoins exprimés par toutes les couches de la population, s’inspirant ainsi du progrès réalisé dans ce domaine sous d’autres cieux en termes de diversification des offres, mettant à la disposition des consommateurs au régime une gamme de produits qui tiennent compte de leur spécificité, alors que par le passé, ces aliments étaient tout simplement introduits dans des valises lors des déplacements à l’étranger ou encore envoyés par colis postal.
Les choses ont évalué : on trouve dans les superettes du pain, des farines de riz et de maïs, du pain et même des gâteaux. Reste le problème des prix pour ce genre de produits. Cela dit, ce créneau, tout à fait nouveau chez-nous, commence à susciter l’intérêt de certains opérateurs algériens  qui ont investi dans des pâtes industrielles et des farines sans gluten. On assiste, en effet, à l’émergence d’une nouvelle culture de consommation qui n’exclut personne, y compris  les individus qui, pour des raisons de santé, optent pour ce genre de produits. Le cas de l’entreprise des pâtes alimentaires de Bab El Oued «Epinal», la Sarl «Hidhab Chahla» de Sétif ou encore la SPA «Céréales des Zibans» d’El Kantara à Biskra. Aujourd’hui, les passionnés de cuisine traditionnelle ont aussi le droit de se régaler, sans nuire à leur santé, avec une «chorba frik», un «tlitli», une «chakhchoukha» ou encore un couscous, à base de farine de maïs toujours.
...........................C’est clair, aujourd’hui, qu’une variété de produits garnit les étals des grandes surfaces, mais beaucoup reste à faire pour les prix, d’autant plus que énormément de malades cœliaques sont sans revenus, selon la présidente de l’association des malades cœliaques de la wilaya d’Alger, ce qui renvoie à l’importance d’aller vers la subvention des produits fabriqués à base de farine de riz et de maïs.