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Etudes revue Naqd - "Corruption et prédation"

Date de création: 27-10-2019 19:13
Dernière mise à jour: 27-10-2019 19:13
Lu: 2 fois


ECONOMIE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ETUDES REVUE NAQD- « CORRUPTION ET PRÉDATION »
Corruption & Prédation.
Des analyses d’universitaires et de spécialistes algériens et étrangers. NAQD, Revue d’études et de critique sociale, n°23. Alger, automne-hiver 2008 . 335  pages (en français :209 pages  et en arabe:126 pages en un seul volume. Textes et résumés), 400 dinars.

 

Les premières phrases de la première analyse présentée résument, à elles seules, toute la problématique du contenu…..déjà visible au niveau du titre lui-même: Corruption & Prédation, l’une n’allant pas sans l’autre, la première entraînant immanquablement la seconde. Deux fléaux de la société contemporaine qui nous touchent de plein fouet, les subissant et/ou les générant. Ne sommes-nous pas “bien” classés sur les tablettes de Transparency InternationaI (TI) et ce depuis déjà plusieurs années?

“La corruption est un phénomène universel qui ne connaît ni frontières politiques ni idéologies, seules ses expressions et sa conception varient..” et, il ne faut “plus voir la corruption sous l’angle de “déviances” mais , au contraire,  d’accepter le caractère systémique qu’elle peut prendre dans beaucoup , voire dans la majorité,  des pays émergents…”.

Des phrases qui peuvent amener certains de nos décideurs à très vite trouver un alibi pour excuser leur complicité, ou leur culpabilité, ou leur silence, ou leur incapacité à éradiquer le mal. Heureusement (sic!), il y a cet aspect systémique, inévitable,  qui pousse la quasi-totalité des analystes qui suivent à proposer , à peu près, les mêmes solutions…car toutes les réformes entreprises et les opérations “mains propres” n’étant que cautère sur une jambe de bois : construction de la légitimité politique, construction et développement d’un Etat de droit et d’un Etat fiscal-redistributeur, rupture avec le néo-patrimonialisme, instauration de pouvoirs indépendants et d’institutions stables garantes de la démocratie, création d’une bureaucratie légale, rationnelle et d’institutions publiques légitimes, cautions de l’intérêt général et de l’égalité de tous..…

Pas facile, tout ça ! Surtout lorsqu’on est en présence de société sans culture de la séparation entre ordre politique et société civile et autonome...

 

Avis :  Ce n’est pas seulement ce numéro qu’il faut acheter et lire (s’il n’est pas déjà épuisé!), mais bien tous les numéros de la revue.

Créée en pleine tourmente politique et  délire idéologique, par un intellectuel –vrai, Said Chikhi, décédé prématurément , le titre a, désormais, sa place, et quelle place,  dans l’univers national et international  de la réflexion , de la pensée et de la critique sociale.

 Ses études et ses analyses produisent toujours du sens. Du scientifique. Du lourd. Du vrai. De l’utile. A imiter. Inch’Allah !

 

Phrases à méditer : « Le capitalisme algérien est une transformation accélérée du pouvoir politique en actifs du marché » (El Kadi Ihsane , p.157) et « Trois gisements « d’affaires » ont génétiquement enfanté la nouvelle classe possédante : la signature des grands et moins grands contrats d’équipement avec les firmes étrangères, la distribution des terrains et des appartements, l’octroi de crédits bancaires d’investissement » (p158)