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Récit Boudjema Karèche - "L'héritage du charbonnier - Vie et oeuvre de MOhamed Bouamarii"

Date de création: 13-10-2019 12:13
Dernière mise à jour: 13-10-2019 12:13
Lu: 3 fois


CULTURE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- RECIT BOUDJEMA KARECHE- « L’HERITAGE DU CHARBONNIER. VIE ET ŒUVRE DE MOHAMED BOUAMARI »


L’héritage du charbonnier. Vie et œuvre de Mohamed Bouamari. Un récit
de Boudjema Karèche. A compte d’auteur.  Alger 2012. 192 pages, 600
dinars

Selon l’auteur, un immense connaisseur du cinéma national, puisqu ’il
a dirigé, durant plusieurs décennies, la Cinémathèque algérienne avant
d’être « débarqué » brutalement et sans explications ( bof ! il n’est
ni le premier ni le dernier des « agitateurs d’idées » à l’être), le
premier long-métrage de Mohamed Bouamari, Le Charbonnier « est le seul
film long métrage 35 mm, dont le négatif se trouve à Alger,
aujourd’hui encore ». Mais qu’a-t-on donc fait de toutes les autres
productions n.a.t.i.o.n.a.l.e.s dont certaines ont glané des
récompenses à l’étranger. Dispersées, détournées, « en-volées
»…l’Algérie se retrouvant obligée  de payer des droits à on ne sait
qui , aux Iles vierges ou aux Iles Caïman, pour les revoir sur ses
écrans (dans ces conditions, des écrans, heureusement qu’il n’y en
presque plus) .
Ceci dit pour seulement montrer que le nationalisme de Bouamari était
concret, porté par une immense générosité au service de son pays et de
son peuple, ainsi que de son art. Quatre grands films (Le Charbonnier,
 L’Héritage , Premier pas, Le Refus), cinq courts métrages… , entre
autres réalisations, qui ont posé une forme nouvelle de l’approche et
de la réalisation cinématographiques ; le « Cinéma Djedid » qui avait
fait tant de bruit en son temps …et qui avait dérangé beaucoup les
cinéastes classiques. Certainement parce qu’il ne demandait pas
beaucoup d’argent (à l’Etat), sinon un minimum,  pour faire de grandes
et de belle choses choses.


Avis : Un récit parsemé d’anecdotes, de lieux de haute convivialité,
de personnages (qui ont fait les belles –mais pas « folles » - nuits
d’Alger et les belles –mais pas inutiles - journées de la Cinémathèque
) et de vie qui vous fait entrer dans un monde modeste, mais heureux
même en les moments les plus difficiles et les plus douloureux….. De
l’espoir , toujours ! Fetouma, toujours là ! L’essentiel étant de
remuer les âmes et de créer du bonheur. Destiné à ceux qui aiment le
7è art et les vrais artistes.

Phrase à méditer : « Si, aujourd’hui, nous sommes libérés, nous ne
sommes pas encore libres » (p.105)