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Nourredine Saadi , ouvrage collectif - "Ce jour là.5 juillet 1962"

Date de création: 12-10-2019 19:06
Dernière mise à jour: 12-10-2019 19:06
Lu: 3 fois


VIE POLITIQUE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- NOURREDINE SAADI,OUVRAGE COLLECTIF- « CE JOUR-LA. 5 JUILLET 1962 »

 

Ce jour-là. 5 juillet 1962. Souvenirs de dix-sept auteurs…sous la coordination de Nourredine Saadi.Chihab Editions . Alger 2012. 205 pages, 650 dinars

 

Il est des Algériens (les sexagénaires et plus) qui, quels que soient les lieux où ils se trouvent et , quels que soient leurs itinéraires personnels ( littéraires ou autres) qui resteront à jamais  « marqués » par le 5 juillet 1962. Ce « jour-là », une date-symbole, celle du  pays qui accédait à l’Indépendance. Oubliée la guerre et ses drames. Oubliés les « ratonnades » et les attentats de l’Oas. Oubliées les peines des aînés et les souffrances du peuple. Ce « jour-là », « un jeudi de grande chaleur » comme le rappelle Nouredine Saadi en introduction, le pays fêtait , « dans une immense liesse, comme il n’en connaîtra  plus jamais d’aussi festive ni d’aussi pleinement partagée, son indépendance…..» (peut-être la dernière qualification à la Coupe du monde de football ! c’est –à dire près de cinquante ans après, ce qui fait long, trop long )

L’ouvrage réunit plusieurs contributions, chacune racontant, avec son style et sa personnalité propre son ressenti…..de l’époque. Tâche assez difficile, tant les années effacent les souvenirs les plus joyeux et les plus incrustés……les cinquante ans  qui ont suivi n’ayant nullement arrangé les choses, au contraire. Certains contributeurs n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère , l’amer ayant surclassé le doux….et l’exercice de style ayant pris le pas sur le souvenir.  Par contre, d’autres ont été beaux et sublimes comme Alice Cherki avec son texte « j’y étais »… qui est fait tout d’émotion ou encore celui de Maissa Bey, « vertige vert, blanc rouge » ou encore celui de Mohamed Kacimi….

 

 

 

Avis : A lire, bien sûr. En sus, vous avez , en introduction, un très beau poème sur Juillet 16962 de Anna Greki qui dit tout son amour pour la liberté enfin retrouvée.

 

Phrases à méditer : « L’inconscient colonial a la vie dure (Alice Cherki) et « Il ne faut jamais cesser une guerre avant de l’avoir gagnée et une victoire n’est jamais la fin d’une guerre ? L’indépendance est un pénible et interminable combat » (Boualem Sansal)..et  « Le désillusion, voilà le traître mot que je ne voulais ni entendre ni rencontrer dans mon autre existence. Un mot qui devint, malheureusement, une réalité…. » (Badr’Eddine Mili)