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Transplantation d'organes

Date de création: 22-09-2019 16:45
Dernière mise à jour: 22-09-2019 16:45
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SANTE-SOINS - TRANSPLANTATION D’ORGANES

 

Malgré l’augmentation du nombre de greffes depuis 2015, l’écart reste important entre le nombre de greffes réalisées et le nombre de patients qui en ont besoin. «La pénurie dans laquelle nous nous trouvons n’est pas acceptable», a déclaré, à ce sujet, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, qui a annoncé la généralisation prochaine, au niveau national, de la transplantation d'organes à partir de personnes en état de mort cérébrale.

S’exprimant samedi 21 septembre 2019, lors de la tenue d’une journée d’évaluation de la transplantation d’organes en Algérie, organisée à l’INSP,  Mohamed Miraoui a indiqué que l’Etat s’est engagé pour réunir les conditions «nécessaires» au développement de la greffe, notamment la greffe à partir de donneur décédé de fait qu’elle constitue l’unique solution pour garantir l’équité face à la maladie. «Le prélèvement d'organes sur personnes décédées demeure la seule et la plus efficiente solution pour le développement des greffes en Algérie», a-t-il soutenu.
On apprendra dans ce sillage que près de 1.000 transplantations ont été réalisée depuis en 2016 dont 151 en 2019, dont deux seulement sur des personnes décédées. «Il s’agit donc de 153 greffes rénales, 7 greffes hépatiques dont une seule sur une personne en mort encéphalique, 240 greffes de tissus et 272 greffes CSH dont 73 allogreffes et 199 autogreffes», a-t-il détaillé, estimant que cette journée est une belle opportunité pour réaliser un état des lieux «précis» quant aux indications et aux avancements réalisés dans la transplantation d’organes, de tissus et des cellules souches hématopoïétiques.
En outre, 1.161 greffes de cellules souches et hématopoïétiques (SCH) ont été pratiquées durant la même période de référence, dont 272 en 2019 ainsi que 1225 greffes cornéennes, dont 240 en 2019.
Le premier responsable du secteur a rappelé que son département a mis en place un cadre organisationnel «adéquat» assurant le développement du prélèvement d’organes à partir de donneurs en état de mort encéphalique conformément aux dispositions de la nouvelle loi sur la santé. Aussi, il a insisté sur l’obligation de déclaration à l’Agence nationale des greffes dans le cadre de recensement des candidats potentiels au prélèvement multi-organes, des sujets en état de la mort encéphalique en vue de réaliser aux maximum les prélèvement multi-organes au niveau des centres autorisés.
L’Agence nationale des greffes, désormais la seule autorité, selon Miraoui, de références sur tous les aspects médicaux, scientifiques et éthiques relatifs aux activités de prélèvement et de greffe d’organes, de tissus et des CSH. «Elle doit veiller sur les propositions d’autorisation des activités de greffe et du prélèvement sur la base d’un cahier des charges médico-techniques, ainsi que sur la diffusion des bonnes pratiques de la greffe pour réussir les objectifs attendus de ce programme national de prélèvement et de transplantation d’organes, tissus et des CSH», explique-t-on. Le développement de cette activité complexe doit se reposer, a ajouté le ministre, non seulement sur des équipes hospitalières formées et des soins de qualité, mais aussi sur une organisation au niveau local et national, avec une planification et un financement dont le rôle incombe à l’Agence nationale des greffes par la mise en œuvre d’un plan national de greffe pour les cinq années à venir.

«Ce plan qui doit exiger l’adhésion et la collaboration de l’ensemble des partenaires de santé, à savoir les sociétés savantes et autres associations de malades qui doivent partager les options politiques, l’orientation stratégique, les enjeux et défis à relever. Les objectifs contenus dans ce plan sont très ambitieux et nécessitent beaucoup de rigueur et d’abnégation», a détaillé Miraoui. Poursuivant ses propos, le ministre a rappelé les différentes décisions prises dans le domaine du prélèvement et de greffe d’organes, de tissus et des CSH, notamment la mise en place de la liste nationale d’attente qui ne cesse de s’allonger, des candidats potentiels à la greffe (vivants ou décédés) durant le dernier trimestre 2019 dans le cadre de l’opérationnalité du système d’information de greffe d’organes (SIGO) pour assurer les activités de prélèvement multi-organes.
De son côté, le directeur de l’Agence nationale des greffes a salué les décisions prises par le ministre de la Santé visant à améliorer les prélèvements d’organes à partir de personnes vivantes mais également à partir de personnes décédées. «La mission de l’ANG est un challenge qu’elle doit relever», a concédé Mohamed Bourahla qui estime nécessaire d’élaborer la liste d’attente, de «former» les ressources humaines et surtout de mettre un «plan de communication» pour les besoins de la sensibilisation. Une initiative, à laquelle doit contribuer tous les secteurs, notamment le ministère des Affaires religieuses et des wakfs, communication, afin d’atteindre les objectifs, répondre aux attentes des citoyens et rendre cette activité pérenne.
Le même responsable a rappelé l’existence de 38 centres autorisés à effectuer des prélèvements et des greffes, dont 14 dédiés aux greffes rénales (12 opérationnels), 14 autres aux greffes cornéennes, 7 autres aux greffes de cellules souches et hématopoïétiques (SCH) et enfin, 3 aux greffes hépatites.