Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Bouteflika Abdelaziz

Date de création: 31-07-2019 15:49
Dernière mise à jour: 31-07-2019 15:49
Lu: 11 fois


VIE POLITIQUE - PERSONNALITES - BOUTEFLIKA ABDELAZIZ

Date de première  création: 15-04-2009 01:00
Dernière mise à jour: 22-05-2013 18:10
Déjà lue : 1671 fois

Né à Oujda le 2 mars 1937, fils de Ahmed Bouteflika, dont la famille est originaire de la région de Tlemcen, et de Mansouriah Ghezlaoui, il rejoint, alors qu'il n'était que lycéen, l'Armée de libération nationale aux frontières algéro-marocaines, au sein de la wilaya V. 
Nommé conseiller par Houari Boumediène au quartier général de l'Aln dans la région d'Oujda, il devient son homme de confiance, celui des missions impossibles, et assure plusieurs fonctions de responsabilité dont celle d'organiser et d'animer le front du Sud saharien. Il a , à ce moment, hérité , du surnom de Si Abdelkader el Mali. 
A l'Indépendance, il est nommé à la tête du ministère de la Jeunesse et des Sports au sein du premier gouvernement constitué par Ahmed Ben Bella le 27 septembre 1962. Il est, ensuite, après l'assassinat de Mohamed Khemisti le 11 avril 1963, ministre des Affaires étrangères par intérim. Il restera à la tête de la diplomatie algérienne durant seize années, tout en étant membre du Conseil de la Révolution, membre du Comité central et du Bureau politique du Fln. 
A la mort du président H. Boumediène (dont il lut l'oraison funèbre), alors que beaucoup le donnait successeur face à Mohamed-Salah Yahaoui, il sera assez vite écarté des allées du pouvoir par Chadli Bendjedid et contraint à l'exil. (Suisse, pays du Golfe...) 
Il réapparaît sur la scène politique en 1989, comme membre du Cc du Fln. Il refuse de se porter candidat à la présidence de l'Etat en 1994, ayant, dit-on, posé des conditions strictes. 
En décembre 1998, il annonce sa décision de se présenter en qualité de candidat indépendant à l'élection présidentielle anticipée. 
Tous les autres candidats s'étant retirés de la course à la veille du scrutin, il est élu Président de la République (avec, pour directeur de campagne un homme nommé Ali Benflis) , succédant ainsi à Lamine Zeroual. Cinq années après (le 8 avril 2004) , il est réélu , malgré une campagne féroce de ses concurrents, pour un second mandat, écrasant un autre candidat nommé Ali Benflis. 
Notes - Samedi 26 novembre 2005, suite à des troubles au niveau de l'appareil digestif, il subit, à Ain Naâdja, un contrôle médical et , sur indication des médecins, il se déplace à Paris pour subir un bilan médical plus approfondi. Le communiqué indique que la situation clinique du président de la République n'est pas source d'inquiétudes. A noter qu'on ne connaissait à A. Bouteflika aucun antécédent de santé particulier hormis une intervention chirurgicale subie sur les reins en 1985 aux Etats-Unis. 
Samedi 31 décembre, il rentre au pays, accueilli par des dizaines de milliers de citoyens fêtant son retour en bonne santé. Il signe, dans la même journée, la loi de Finances 2006.

Le 9 avril 2009, Abdelaziz Bouteflika est réélu Président de la République pour un 3è mandat de cinq ans

----------------------------------------------------------

Note complémentaire (extrait d'un article de Liberté, Samedi 11 avril 2009, p 3 , signé B. Abdelmadjid)

C'est à Mehrez que sont nés le grand-père et l'arrière grand-père de Abdelaziz Bouteflika. Les deux sont enterrés au cimetière Cheikh Senouci à Tlemcen, dans le carré des Bouteflika..... Abdelkader Bensalah ( le président du Conseil de la nation) est natif de ce même village....Mehrez est connu comme ayant abrité la dernière rencontre de l'émir Abdelkader avec le général Benslimane , chef militaire qui était à la tête de la milice turque en Oranie.

Les grands parents de Bouteflika exerçainent le même métier de 
brachmi (couture de djellabas) et, à partir de 1900, ils ont habité à Tlemcen derb Messoufa, du nom d'une vieille tribu descendants des Senhadja. En 1927, le père de A. Bouteflika , Si Ahmed , dirigeait, en association avec son ami Benmansour, un commerce de textile et dérivés dans le quartier historique et traditionnel de la Kessana à Tlemcen.

C'est à cette date qu'il épousa une femme de la famille Belkaid , connue pour son affiliation à la zaouia Kadiria, laquelle avait de profondes ramifications avec le Maroc, mais qui décède quelques années plus tard. Si Ahmed épouse ensuite la fille de Bendi Djelloul, militant engagé dans la lutte contre l'occupant étarnger. Sa maison était le refuge des patriotes. Vers les années 30, le père de A. Bouteflika s'installe à Oujda et exerce le métier de gérant du bain Boucif.

Des Algériens de Nédroma, de Tlemcen et de Béni Snous se rencontraient régulièrement à Oujda qui partageait la même sphère culturelle que Tlemcen. Les pères Khelil et Zerhouni affectuaient souvent des déplacements à Oujda

Quelques années plus tard naît Abdelaziz Bouteflika à Oujda où il effectue sa scolarité, puis fréquente le lycée où ont étudié également l'écrivain Mohammed Dib et Ahmed Osmane , ancien Premier ministre marocain.

Abdelaziz Bouteflika effectuait des séjours réguliers à Tlemcen avant de participer la guerre de libération nationale.

---------------------------------------------------------------

-Le 6 juillet 2009, la mère de A. Bouteflika, Mansouriah Ghezlaoui décède à Alger, à l'âge de 93 ans. Elle est  enterrée au cimetière de Ben Aknoun dans une relative discrétion . On savait que ses enfants  et tout particulièrement Abdelaziz - qui lui vouait un immense respect - étaient très proches d'elle. La rumeur parlait même de "grande influence" sur les décisions  (Voir aussi, Le Quotidien d'Oran en date du mercredi 8 juillet 2009).

Vendredi 2 juillet 2010, un des frères de A. Bouteflika, le Dr Bouteflika Mustapha, médecin, décède, à l'âge de 56 ans, des suites d'une longue maladie (un cancer)

-En avril-juillet 2013, après un accident vasculaire cérébral (AVC), A.Bouteflika est hospitalisé durant 80 jours à Paris, où il avait déjà été hospitalisé en 2005 pour un ulcère hémorragique à l’estomac. L’AVC le laisse affaibli et souffrant d’importantes séquelles. En septembre, il marque pourtant son autorité avec un important remaniement ministériel et réduit l’influence des services secrets. Le 17 avril 2014, il est réélu (81,49%) pour un 4e mandat. Il prête serment en fauteuil roulant et sera de nouveau hospitalisé à plusieurs reprises en Europe.

- Le 30 janvier 2016, la Présidence s’affirme comme centre du pouvoir avec la dissolution du DRS (Département du renseignement et de la sécurité), considéré comme un «Etat dans l’Etat» et dont le patron, le général Mohamed Mediene, dit «Toufik», avait été écarté  en septembre. Le 15 août 2017, le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune est limogé, trois mois à peine après sa nomination, sur fond de sourdes luttes de clans à la tête de l’Etat. Il est remplacé par Ahmed Ouyahia, jusqu’ici chef de cabinet du chef de l’Etat et déjà chef de gouvernement à trois reprises auparavant. Début novembre 2018, plusieurs journaux ont fait état de la mise en liberté de cinq généraux, en détention préventive depuis mi-octobre dans le cadre d’une enquête sur de présumées malversations. Ces généraux avaient été mis à la retraite durant l’été dans le cadre d’une vague de limogeages dans la haute hiérarchie militaire.

      ·Le 28 octobre 2018, le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, affirme que le président Bouteflika sera le candidat de ce parti à la présidentielle prévue en avril 2019. Le chef de l’Etat est pressé depuis six mois par son camp de briguer un 5e mandat mais il garde le silence sur ses intentions, suscitant toutes sortes de spéculations. L’élection présidentielle aura lieu le 18 avril 2019, selon la présidence de la République.

·Le 16 février 2019 : Manifestations populaires et « chahut » des meetings politiques en faveur du 5è mandat de Bouteflika dans plusieurs villes : Kherrata, Bordj Bou Arréridj, Jijel, Sidi Bel Abbès.......A Khenchela, le 20, le portrait géant de A. Boutfelika est arraché du fronton de l’Apc par la foule .

·Le 22 février 2019, nombreuses et larges manifestations populaires pacifiques à travers le pays. Slogan : « Ni Bouteflika, ni Said... ». Tentative, à Alger , par le foule de rejoindre le palais présidentiel d’El Mouradia. Le portrait du porésident est arraché et piétiné ou brûlé...et la mouhafadha Fln de Annaba est saccagée

.  ·Le 3 mars 2019, , alors qu’il venait à peine de fêter son 82è anniversaire....sur un lit d’hôpital en Suisse (parti d’Algérie le 24 février) , il fait déposer, par son directeur de campagne, Abdelghani Zâalane,un ancien ministre ayant remplacé Abdelmalek Sellal,  son dossier de candidature pour un 5è mandat...ne tenant pas compte des manifestations populaires (contre le 5è mandat...et le « système » ) qui avaient commencé le 22 février 2019 à travers toutes les villes du pays (et à l’étranger) et ayant regroupé des centaines de millliers de personnes

·Le 10 mars 2019, le président A. Bouteflika est de retour au pays....et le 11 , il annonce le « report de l’élection  présidentielle prévue en avril 2019 et sa décision de ne pas briguer un 5ème mandat ». Il nomme N.Bedoui premier ministre en remplacement de A. Ouyahia

·15 mars 2019 : Marches pacifiques à travers le pays de millions de personnes contre les décisions de A. Bouteflika

·Le 1er avril 2019 , par le biais d’un communiqué, la présidence de la République annonce que le président de la République « démissionnera avant le 28 avril prochain.....mais il devrait prendre d’importantes mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l’Etat durant la période de transition »

·Le 2 avril 2019, le président notifie au Conseil constitutionnel sa démission et le 3, le Conseil constitutionnel constate la vacance définitive de la Présidence de la République.... .Bouteflika au peuple : «  Je vous demande pardon pour tout manquement »

..·Le 9 avril 2019,
Abdelkader Bensalah prend au siège de la Présidence de la République à Alger, ses fonctions de chef de l'Etat, conformément aux dispositions de l'article 102 de la Constitution.....................................

·Le 5 mai 2019, Athmane Tartag, Mohamed Mediène (Toufik), anciens chefs du Drs/Anp et généraux à la retraite et Said Bouteflika (Said  aurait « envisagé » de –selon Khaled Nezzar, lundi 29 avril 2019 in www.algeriepatriotique - décreter une « état de siège ») sont placés en détention provisoire « pour atteinte à l’autorité de l’armée et complot contre l’autorité de l’Etat »...et le  9 ,Louisa Hanoune du PT les rejoint