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Hirak- Dialogue national inclusif- Panel- Déclaration presse 29 juillet 2019

Date de création: 29-07-2019 09:31
Dernière mise à jour: 29-07-2019 09:31
Lu: 21 fois


VIE POLITIQUE- DOCUMENTS POLITIQUES- HIRAK- DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF- PANEL- DECLARATION PRESSE 25 JUILLET 2019

Dans une déclaration à la presse, à l’issue de l’audience (jeudi 25 juillet 2019) que leur a accordée le Chef de l’Etat, lue en son nom par l’ancien président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Karim Younes, les personnalités en question ont fait savoir que leur participation à cet effort collectif pour sortir de cette crise découlait de leur «engagement devant la nation et au peuple», soulignant que le dialogue national était «le seul moyen à même de garantir une issue pacifique à la hauteur des aspirations des Algériens et Algériennes». De son côté, M. Younes a déclaré, dans ce sens : «Nous insistons, en tant que commission, sur le fait que ce dialogue auquel a appelé le Chef de l’Etat, doit intervenir en réponse aux revendications légitimes du peuple, sorti manifester pour revendiquer une Algérie démocratique et nouvelle, comme le souhaitaient nos aïeuls, artisans de la Révolution de Novembre».
Ce Panel de personnalités, composé de Mme Fatiha Benabbou, M. Lalmas Smaïl, M. Lazhari Bouzid, M. Abdelwahab Bendjelloul et M. Benaïssa Azzedine, a fait savoir qu’il était «conscient de l’ampleur du blocage politique que vit le pays actuellement», mettant en avant toutes les précédentes initiatives pour un dialogue.
Ces personnalités ont tenu à souligner qu’elles n’étaient pas représentantes du Hirak populaire, ni ses porte-paroles, affirmant avoir accepté cette mission «en toute liberté». Les membres du Panel des personnalités appelées à conduire et à mener le dialogue national ont mis l’accent sur l’impératif pour l’Etat de prendre des mesures d’apaisement à même de créer un climat devant conduire nécessairement à un dialogue sincère qui exprime les vœux et les revendications populaires et qui mènerai à l’organisation d’une élection présidentielle transparente, régulière et libre dans les plus brefs délais».
 Parmi les mesures auxquelles elles ont appelé : «la libération de tous les détenus du hirak», «la levée de toutes les formes de pression sur les médias», et «la garantie de toutes les conditions et les facilitations à même de permettre aux citoyens d’exercer leurs droits constitutionnels dans les manifestations et les rassemblements pacifiques». Lors de cette rencontre, plusieurs questions relatives aux revendications populaires dont celles liées au Gouvernement ont été évoquées, a fait savoir M. Younes.

Larges attributions  

Le Panel entamera immédiatement sa mission avec le soutien technique et logistique de l’Etat qui mettra à sa disposition tous les moyens qui lui sont nécessaires pour mener à bien le processus de dialogue. Tout en remerciant les personnalités qui ont accepté cette charge et cette mission, le chef de l’Etat a tenu à rappeler que :
- L’objectif central du dialogue est de contribuer à réunir les conditions nécessaires à l’organisation du prochain scrutin présidentiel dans une transparence totale et une régularité sans failles. Le dialogue portera sur tous les aspects liés à l’organisation de ce scrutin, ses étapes préparatoires, les conditions qui lui sont nécessaires, le déroulement du calendrier électoral et la date de l’élection présidentielle.
- Le dialogue doit être inclusif, en réunissant l’ensemble de la classe politique, les acteurs les plus représentatifs de la société civile, des personnalités nationales ainsi que des représentants du mouvement populaire, s’ils le souhaitent. 
- Le Panel aura toute la liberté pour organiser les modalités du dialogue, son déroulement, sa durée et le contenu de son ordre du jour.
- Le Panel pourra arrêter, en concertation avec les participants au dialogue, les mesures d’ordre législatif, réglementaire et organisationnel nécessaires à l’élection présidentielle.
- Il aura toute la latitude pour l’élaboration des résultats et recommandations finales sur les questions ayant fait l’objet d’un consensus, à condition qu’elles s’inscrivent dans le cadre de l’objet du dialogue. Les institutions de l’Etat s’engagent à les traduire en textes législatifs et réglementaires.
- Enfin, le Panel pourra proposer toutes mesures qu’il considère de nature à favoriser l’apaisement et le rétablissement de la confiance.

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Des figures représentatives  de différents horizons

Le Panel de personnalités appelé à conduire le dialogue national inclusif est composé de figures, issues de différents horizons et cumulant de longues années d’expérience chacune dans son domaine d’activité.

- Karim Younès : âgé de 71 ans et ancien président de l’Assemblée populaire nationale (APN) de 2002 à 2004, est écrivain, homme politique. Il est titulaire d’une licence en littérature française et a occupé plusieurs hautes fonctions, notamment secrétaire d’Etat et ministre de la Formation professionnelle. Après son retrait de la vie politique, Karim Younès a consacré son temps à l’écriture en publiant des ouvrages sur l’histoire de l’Algérie.

Smaïl Lalmas : Il est expert en économie et en finance, il est président de l'Association nationale Algérie conseil export (ACE).

- Fatiha Benabbou : Elle est titulaire d’un doctorat d’Etat en droit public et professeur universitaire. Spécialiste en droit constitutionnel, elle est auteure de deux ouvrages : «Droit parlementaire algérien» et «Introduction au droit constitutionnel» ainsi que de nombreux articles publiés dans des revues et communications en Algérie et à l’étranger. Elle intervient de manière régulière pour éclairer l’opinion publique sur les questions d’ordre juridique et constitutionnelle.
- Smaïl Lalmas : Expert en économie et en finance, il est président de l’Association nationale Algérie conseil export (ACE). Lalmas est souvent sollicité par les médias pour apporter des éclairages et des analyses sur la situation économique et financière du pays.

- Bouzidi Lazhari : Ancien membre du Conseil de la nation, Lazhari est un constitutionnaliste et professeur de droit constitutionnel à l’Université de Constantine.

- Azzedine Benaïssa : âgé de 52 ans, il est professeur universitaire à Tlemcen. Il est membre actif dans le mouvement associatif.

- Abdelwahab Bendjelloul : âgé de 49 ans, il est syndicaliste dans le secteur de l’éducation nationale. Membre de plusieurs associations à Touggourt (wilaya de Ouargla) et membre actif de la société civile.