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Personnalités - Daoud Kamel

Date de création: 18-05-2019 11:29
Dernière mise à jour: 18-05-2019 11:29
Lu: 19 fois


 

 

 

CULTURE – LITTÉRATURE- PERSONNALITÉS- DAOUD KAMEL


Date de première création: 19-06-2018 12:14
Dernière mise à jour: 19-06-2018 12:14
Lu: 108 fois

L’écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud a remporté le 4 mai 2015, le « Prix Goncourt du premier roman » pour son livre « Meursault, contre-enquête ». Le jury de l’Académie Goncourt a désigné à l’unanimité le roman de Kamel Daoud pour ce prix qui a été décerné à l’auteur algérien par l’écrivain et philosophe français Régis Debray, Kamel Daoud — qui avait été finaliste au Prix Goncourt 2014 pour le même roman — concourait avec les auteurs Kiko Herrero « Sauve qui peut Madrid ! », Miguel Bonnefoy « Le Voyage d’Octavio Payot » et Jean-Noël Orengo « La Fleur du capital », tous édités en France. Paru d’abord en Algérie en 2013 (Barzakh), « Meursault, contre-enquête » reprend l’histoire de l’assassinat commis par le personnage polémique de « L’Etranger » d’Albert Camus, en livrant une version du meurtre racontée d’un point de vue algérien par le frère de « l’Arabe » assassiné. Ce livre avait valu à son auteur le Prix François Mauriac de l’Académie française et le Prix des cinq continents, décerné par l’Organisation internationale de la francophonie, en plus du Prix « Escale littéraire » d’Alger, décerné par des écrivains et journalistes algériens et français. Il avait également reçu le Prix « Liste Goncourt - le choix de l’Orient », lors du 21e Salon du livre francophone de Beyrouth (Liban). La traduction en langue anglaise de ce roman, qui aborde aussi la situation de l’Algérie contemporaine, va paraître au mois de juin prochain aux Etats-Unis chez l’éditeur new-yorkais « Other Press ».

Né en 1970 à Mostaganem, Kamel Daoud (journaliste chroniqueur –d’abord « Raina Raikoum » puis « Banc Public »- au «  Quotidien d’Oran » de langue françasie) , est l’auteur de plusieurs récits réunis dans le recueil « Le Minotaure 504 » (Sabine Wespieser éditeur, 2011) — initialement paru à Alger sous le titre « La Préface du nègre » (Barzakh, 2008). Il est le deuxième auteur algérien à remporter le « Prix Goncourt du premier roman » après Salim Bachi, primé en 2001 pour « Le chien d’Ulysse » (Gallimard). Attribué dans les années 1990 sous l’appellation « Bourses Goncourt », le « Prix Goncourt du premier roman » est, depuis cette année, décerné par l’Académie Goncourt en même temps que les Goncourt de la nouvelle et de la poésie. En 2014, le prix avait été attribué à l’écrivain français Frédéric Verger pour son roman « Arden ».

Le 15 mai 2019, il est le récipiendaire (15 mai 2019)  du prix mondial Cino Del Duca, figurant parmi les grands prix 2019 des Fondations de l’Institut de France.

Une distinction soulignant l’ensemble de son œuvre, son souffle, sa puissance et puis sa dextérité littéralement cursive. Le prix mondial Cino Del Duca est un prix français récompensant un auteur de langue française «dont l’œuvre constitue, sous forme scientifique ou littéraire, un message d’humanisme».

Il porte le nom de Cino Del Duca (1899-1967), résistant, éditeur et patron de presse français, et a été créé par sa femme Simone Del Duca en 1969. Le jury du prix est composé d’académiciens des différentes académies et est présidé par le secrétaire perpétuel de l’Académie française. Le prix est décerné par la Fondation Simone et Cino Del Duca qui est placée sous le patronage de l’Institut de France.

Kamel Daoud recevra cet «award» (récompense) littéraire le 5 juin 2019, au palais de l’Institut de France, au 23 quai de Conti, à Paris. Et ce, lors d’une cérémonie solennelle. D’autres récipiendaires – un total de 11, dont Kamel Daoud – figurent au sein de la sélection des grands prix 2019 des Fondations de l’Institut de France récompensant les initiatives et autres réalisations remarquables dans les domaines scientifique, culturel et humanitaire.

Le compositeur new-yorkais Steve Reich, qui incarne depuis 1965 la musique minimaliste, et une mission archéologique franco-éthiopienne dans le Tigray oriental se verront aussi récompensés par la Fondation Simone et Cino Del Duca. Ainsi que le grand prix sociétal de la Fondation Charles Defforey allant à l’Association Pierre Claver, présidée par l’écrivain François Sureau, apportant un soutien scolaire à des enfants réfugiés, et un prix culturel à l’Institut français de Phnom Penh.

Lors de la cérémonie, le chancelier de l’Institut, l’ancien ministre Xavier Darcos, rendra hommage à Notre-Dame, entouré des secrétaires perpétuels des différentes académies (Académie française, belles-lettres, sciences, beaux-arts, sciences morales et politiques). Les récompenses (prix, bourses, subventions) distribuées par le biais des fondations abritées par l’Institut de France cumulent plus de 23 millions d’euros de mécénat.

Créé par la loi du 25 octobre 1795 sur l’organisation de l’instruction publique, l’Institut de France est placé depuis le 1er janvier 2018 sous la responsabilité du chancelier Xavier Darcos. Donc, une bonne nouvelle pour les amateurs de bonnes feuilles et belles lettres de Kamel Daoud, l’auteur du best-seller Meursault contre-enquêteZabor ou les psaumes et Le Peintre dévorant la femme parus aux éditions Barzakh (Algérie) et Actes Sud (France), traduits dans plus d’une trentaine de langues.