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Zones humides 2017

Date de création: 06-02-2018 15:44
Dernière mise à jour: 06-02-2018 15:44
Lu: 6 fois


ENVIRONNEMENT – PARCS- ZONES HUMIDES 2017

Les zones humides sont vitales pour la survie de l’humanité. Elles couvrent dans le monde entre 748 et 778 millions d’hectares. Au cours des cinquante dernières années, le drainage, la pollution, l’irrigation, les guerres et le changement climatique ont entraîné la disparition de 50% de ces zones humides.

Définies comme des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, les zones humides sont parmi les milieux les plus productifs de la planète ; berceaux de la diversité biologique, elles fournissent l’eau et la productivité dont des espèces innombrables de plantes et d’animaux dépendent pour leur survie. Elles sont indispensables pour les avantages infinis ou «services éco-systémiques» qu’elles procurent à l’humanité, de l’apport d’eau douce à l’alimentation et aux matériaux de construction en passant par la biodiversité, la maîtrise des crues, la recharge des nappes souterraines et l’atténuation des changements climatiques. L’Algérie est riche en ces lieux où l’eau est le principal facteur qui contrôle le milieu naturel et la vie animale et végétale associée. Selon la Direction générale des forêts (DGF) notre pays compte 1.451 zones humides composées de 762 zones naturelles et 689 d’origine artificielle. Elles se dessinent par une grande diversité paysagère : lagunes, marais, prairies humides, tourbières, chotts, sebkhas, gueltas et oasis qui jouent un rôle important dans les processus vitaux, entretenant des cycles hydrologiques et accueillant poissons et oiseaux migrateurs
L’importance de ces régions est qu’elles agissent comme des éponges naturelles absorbant et stockant les eaux de pluie excédentaires et limitant les inondations, tandis qu’en saison sèche, elles libèrent l’eau stockée, retardant ainsi le déclenchement des sécheresses et réduisant les pénuries d’eau, expliquent les experts de la DGF.
La plaine de Guerbaz, à Skikda, le lac de Fetzara à Annaba, la zone humide d’El-Kala à El-Tarf, le barrage de Djorf Torba à Béchar figurent sur la liste de ces zones humides. La zone humide de la plaine de Guerbaz, dans la daïra de Benazouz, compte à elle seule 14 lacs qui couvrent une superficie de 40 hectares. Sa diversité biologique jugée très importante par les spécialistes est caractérisée par une grande variété d’oiseaux. Sans oublier son couvert végétal composé de plus de 300 espèces. Aujourd’hui, cette zone est considérée comme un milieu touristique naturel très attractif. Le lac de Fetzara, d’une superficie de 20.000 hectares, est situé dans la commune de Berrahal à Annaba. Sa richesse biologique et sa situation stratégique lui ont valu d’être classé, en 2003, zone humide mondiale, et ce, conformément à la convention Ramsar. Il attire annuellement plus de 70.000 oiseaux de plus de 50 espèces. Une autre zone humide à l’est du pays celle d’El-Kala, classée également réserve naturelle par l’Unesco et qui couvre une superficie de 15.000 hectares et se compose de plusieurs lacs dont les plus connus sont Obeïra et Tonga. Ces lacs ont été classés par la convention Ramsar réserves naturelles, au vu de la richesse de leurs faune et flore. Un traité mondial a été signé le 2 février 1971 à Ramsar (Iran) pour la conservation et l’utilisation rationnelle et durables des zones humides. 169 pays à travers le monde, dont l’Algérie (en 1982), ont ratifié ce traité qui constitue l’un des principaux fondements de la conservation des zones humides.
Depuis la ratification de cette convention par l’Algérie, de nombreuses activités ont été menées par la DGF pour une meilleure gestion de ces sites et leur valorisation à travers des plans de gestion, des inventaires ainsi qu’un suivi permanant de leur dynamique écologique.
Concernant la gestion de ces zones, le premier plan de gestion intégrée a été élaboré en 1996 pour le site de Beni Belai (Jijel), avec l’appui de l’initiative Medwet des zones humides méditerranéennes.
D’autres plans de gestion ont vu le jour : les sites d’Oglet Ed-daira (Naama) et Dayet-Tyour (Bechar) en 2005, le lac de Réghaïa (Alger) en 2006, 5 sites Ramsar au niveau du parc national d’El Kala (El Tarf) en 2012 et le complexe des zones humides de Guerbes-Sanhadja (Skikda) dans la même année.
Les 1.451 zones humides que compte l’Algérie sont des éléments centraux de l’équilibre des bassins versants et sont considérées comme de véritables infrastructures naturelles. Leur préservation est essentielle.