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Ihaddaden Zahir

Date de création: 24-01-2018 17:06
Dernière mise à jour: 24-01-2018 17:06
Lu: 7 fois


HISTOIRE- PERSONNALITES- IHADDADEN ZAHIR

Originaire de Toudja, né le 17 juillet 1929 à Sidi Aïch, dans la wilaya de Bejaia, au sein d’une famille dont le père Si Mohamed était cadi-notaire. Il fait ses études à l’école primaire de la ville et en 1937, la famille suit le père nommé à Taher, près de Jijel, où le jeune Zahir poursuit ses études jusqu’en 1943. Sa vie est alors partagée  entre Taher et Toudja et sa scolarité en a souffert. Malgré cela, il obtient le certificat d’études à Bejaïa en 1943 et sans activité entre 1943 et 1946 à cause de la Seconde Guerre mondiale, il en profite pour apprendre le Coran et les rudiments de la langue arabe, avant de s’inscrire à la médersa de Constantine où, après quatre ans, il obtient son diplôme en 1950. Après concours, il passe deux ans à l’Institut des études supérieures islamiques. Mais parallèlement à ses études, le jeune Zahir active au sein du PPA clandestin et mène une vie active de militant nationaliste dévoué. En 1952, il rejoint la faculté des lettres d’Alger où il obtient sa licence d’arabe. Professeur, il enseigne à Miliana, mais en 1956, arrêté et relâché en raison de ses activités au sein du FLN, il part à Marseille puis à Paris où son frère Abdelhafid, étudiant à l’Ecole des Arts et Métiers préparait un diplôme d’aéronautique. A Paris, il essaye de prendre de nouveau attache avec le FLN avant de rallier Tunis en septembre 1956 puis Rabat (Maroc) où Si Allal (Thaalibi) l’oriente vers le journal du FLN La Résistance algérienne qui venait d’être lancé à Tétouan avec, entre autres, Ali Haroun, Hocine Bouzaher, Sadek Moussaoui et Si Ahmed Layadi. En 1957, il participe à la relance à Tétouan du n° 8 d’El Moudjahid qui paraissait clandestinement à Alger. L’équipe s’était agrandie avec la venue d’un nouveau responsable du journal, Réda Malek. Le lancement s’effectue par Ben Khedda et Saâd Dahlab, membres du CCE. L’équipe de Résistance algérienne à Tunis les rejoints en les personnes de Frantz Fanon et Mohamed El Mili. Rédacteur du journal El Moudjahid de 1958 à 1962, à l’indépendance, il est nommé professeur d’arabe au lycée El Idrissi, où il exerce durant deux années avant de contribuer, avec Bensalem, vieux militant de l’UDMA, à la création de l’Ecole normale supérieure de Kouba en 1963.
Zahir Ihaddaden a été parmi les premiers enseignants de l’Ecole nationale supérieure du journalisme avant d’en assumer la direction jusqu’en 1976, date à laquelle il rejoint Paris II pour préparer son doctorat d’Etat en sciences politiques.
De retour à Alger, il enseigne à l’Institut des sciences de l’information jusqu’à la retraite en 1993.
Avec l’ouverture politique et l’avènement du multipartisme, dans le dur contexte du début des années 1990, il se sent interpellé alors et tente l’expérience, avec, entre autres, Tahar Gaïd, Abderrahmane Benhamida, Mahfoud Keddache et Benyoucef Ben Khedda, expérience d’un mouvement politique, le parti «Oumma» en référence au journal de l’Etoile nord-africaine paru en 1930. Mouvement politique inspiré de la religion musulmane, ce dernier ne trouva pas sa place au moment où l’islamisme politique voulait monopoliser la scène par tous les moyens. Cela ne l’a nullement coupé du travail et de la recherche puisqu’il n’a pas cessé d’écrire. Parmi ses ouvrages les plus connus, son Histoire de la presse indigène des origines jusqu’en 1930 (1978) qui est sa thèse de troisième cycle, fera date. Mais d’autres ouvrages comme La presse écrite algérienne, de 1965 à nos jours (1985), Bejaïa à l’époque de sa splendeur ; L’histoire des colonisés du Maghreb constituent des références.
Membre de l’Autorité de l’audiovisuel, Zahir Ihaddaden décède le samedi 20 janvier 2018 des suites d’une longue maladie à l’âge de 89 ans.