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Télévisions au Maghreb- Dossier Jeune Afrique 2017 (II/II)

Date de création: 24-01-2018 17:00
Dernière mise à jour: 24-01-2018 17:00
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COMMUNICATION- ENQUETES ET REPORTAGES- TELEVISIONS AU MAGHREB - DOSSIER JEUNE AFRIQUE 2017 (II/II)

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Télés privées au Maghreb : en Tunisie, trop de télés tuent la télé

© Par Frida Dahmani /JA, 27 juillet 2017

Controverses et scandales émaillent le secteur audiovisuel. En cause, le nombre trop important de chaînes, les conflits d’intérêts avec le milieu politique, et une régulation inefficace.

Chaque soir, durant le mois de ramadan, qui s’est terminé fin juin, les onze chaînes de télévision privées que compte le pays (sur les treize disponibles) ont rivalisé d’imagination afin de retenir l’attention d’un maximum de Tunisiens pendant l’iftar. Objectif : se tailler la part du lion des recettes publicitaires, un gâteau de près de 80 millions de dinars (28 millions d’euros). En effet, le mois saint représente plus de la moitié des quelque 151 millions de dinars captés annuellement auprès des annonceurs.

Des programmes « abrutissants »

Dans cette course à l’audimat, les téléspectateurs sont de plus en plus nombreux à être décontenancés face à la grille proposée, comme Radhia, préparatrice en pharmacie et téléspectatrice assidue, pour qui « d’année en année les programmes se vident de leur contenu et deviennent abrutissants ».

Le feuilleton Awled Moufida, diffusé sur El Hiwar Ettounsi, a été emblématique de cette tendance. Sur fond d’imbroglios familiaux et d’humour douteux s’entremêlaient violence, drogue, adultère et intolérance. Beaucoup y ont perçu un triste reflet de la société tunisienne, bien loin de la réalité. Pourtant, la série s’est hissée en tête de toutes les audiences. « Même s’il a été très critiqué, personne n’aurait imaginé louper un épisode, car le lendemain c’était le sujet de conversation numéro un », explique Radhia.

Le nombre de chaînes est trop important par rapport aux revenus publicitaires

L’attitude des chaînes pendant le mois de ramadan est symptomatique d’un secteur qui se porte mal : toutes les télés privées (la plupart ont été créées après la chute de l’ancien régime en 2011, à l’exception de Hannibal TV et de Nessma) connaissent des difficultés financières.

Pour les experts de l’audiovisuel, trop d’autorisations ont été accordées. Un avis partagé par l’universitaire Rachida Ennaifer, ex-membre de la Haute Autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica) : « Le nombre de chaînes est trop important par rapport aux revenus publicitaires censés les faire vivre. Le Conseil de la concurrence aurait dû intervenir. »

Surenchère dans la controverse

Cette situation pousse les chaînes à proposer des programmes aussi controversés que le comportement – et l’éthique – de certains de leurs animateurs. Parmi les personnalités sulfureuses, Alaa Eddine Chebbi, habitué des sujets aussi sensibles que celui du mariage forcé pour des mineures violées. C’est à ce titre qu’en octobre 2016 il défraie la chronique. Après avoir « mis en doute le viol » d’une Tunisienne mineure et « fait porter à l’enfant la responsabilité de ce qui s’est passé », il a vu son émission Andi Mankolek suspendue pendant trois mois par la Haica.

Il a également appelé la jeune fille « à se marier avec son violeur ». En juin, c’est le présentateur Samir el-Wafi, très proche d’hommes d’affaires et de responsables politiques, qui est arrêté, soupçonné d’avoir reçu des pots-de-vin de la part de certaines personnes en échange d’une promesse d’intervenir en leur faveur grâce à son réseau.

Samir el-Wafi avait été condamné à trois mois de prison ferme en avril 2015 pour avoir tenté d’extorquer de l’argent à Hamadi Touil, un homme d’affaires lié à l’ancien régime et réfugié en France. Il lui avait promis une émission pour le blanchir ainsi que l’utilisation de ses relations pour intervenir auprès des juges et de certains hommes politiques.

Loi de la jungle

Ces comportements ont mis à nu une frontière ténue entre politique, business et télés. « L’absence de régulation entre 2011 et 2013 a instauré une loi de la jungle qui a permis, avec une instrumentalisation politique et des financements opaques, l’existence d’acteurs circonstanciels, comme les chaînes TNN, Al Qalam TV ou Al Moutawassat », souligne Thameur Mekki, journaliste et observateur des médias.

L’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric) avait pourtant transmis à la Haica en 2012 un rapport et un cahier des charges susceptibles de créer des bases de transparence et d’éthique. Mais ce ne fut pas le cas. Certains se souviennent que Tahar Belhassine, ancien patron d’Elhiwar Ettounssi, était membre de Nidaa Tounes, tout comme Ridha Charfeddine, chef d’entreprise, élu de Nidaa Tounes et actionnaire d’Attessia TV.

Volonté d’assainir le secteur

La loi sur le financement des partis politiquesqui interdit depuis 2014 à un patron de média d’être adhérent d’un parti, a également tenté d’assainir ces liens entre politique et médias, mais l’opacité demeure. La nomination, en mars 2017, de Borhane Bsaies, journaliste vedette d’Attessia TV, au poste de chargé des affaires politiques de Nidaa Tounes, est un des derniers exemples en date de ce mélange des genres.

Selon un rapport de l’association Yakadha, signé par la journaliste Mouna Mtibaa, la mise en place d’un nouveau paysage politique après la révolution de 2011 et les défis électoraux qui ont émaillé la transition jusqu’en 2014 ont donné l’occasion à un milieu d’affaires proche également de la sphère politique d’investir dans les médias.

Ainsi, le mode de financement est-il le cœur du problème ? La Haica doit-elle faire preuve de plus de vigilance et de sévérité ? Assurément, selon Rachida Ennaifer, qui regrette que la loi relative aux instances constitutionnelles, dont fait partie la Haica, ne s’attaque pas au problème et prévoie même de mettre « les instances sous le contrôle de l’Assemblée des représentants des peuples (ARP), qui pourra user comme bon lui semble de son droit de révocation des membres. La loi ne permet de réguler qu’a minima le contenu des programmes et, surtout, occulte d’autres aspects importants comme le financement. On revient àà une zone de non-droit qui primait avant 2011 ».

La Haica pointée du doigt

La Haica est pointée du doigt pour avoir échoué dans ses missions, à savoir réguler les comportements inappropriés et exiger l’indépendance des médias. À quelques exceptions près, comme pour l’émission Andi Mankolek, les patrons de chaîne ne font ouvertement pas grand cas des sanctions prononcées par la Haica. Un affront permanent qui interroge aussi sur la position de l’exécutif, celui-ci feignant de souhaiter une régulation mais, pour des questions d’intérêts partisans et de défiance par rapport aux médias, s’y montrant finalement hostile.

« La régulation n’est pas une idée technique mais émane d’une approche politique. Le gouvernement ne croit pas à la régulation. Il l’a organisée pour finalement la saper avec une rhétorique et des arguments néolibéraux qui font l’amalgame entre liberté d’expression et d’entreprendre », conclut Thameur Mekki.

Une absence de volonté politique, une régulation molle et des finances en souffrance mettent sous pression des chaînes qui n’hésitent pas à s’en prendre aux agences de médiamétrie. Plutôt que de reconsidérer la qualité de leurs programmes.

Résumés des tableaux : Au coude à coude, Nabil Karoui, pdg de Nessma TV, créée en 2007  et Samir Fehri, Dg d’El Hiwar Ettounsi, créée en 2011 (dont le propriétaire est sa femme). Les trois premières chaînes privées : Nessma avec 29,9 % de l’audinece en 2016, El HIwwar Ettounssi avec 29,2% et Hannibal Tv avec 20,1%. Qui contrôle : la Huate autorités de la communication audiovisuelle, HAICA, créée ne 2013 et  préisdée par Nouri Lajmi

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Algérie : comment faire rentrer dans le rang les chaînes de télé privées ?

© Par Farid Alilat /JA, 27 juillet 2017

 

Plus d'une cinquantaine de chaînes de télés émettent illégalement depuis le territoire. Difficilement contrôlables, elles multiplient les polémiques.

S’il y a un terme avec lequel les Algériens se sont familiarisés ces derniers mois, c’est bien « offshore ». Ce mot anglais qui signifie « extraterritorial » ne renvoie pas seulement au scandale des Panama Papers, qui a révélé l’existence de sociétés et de comptes bancaires détenus par de hauts responsables algériens, entre autres, dans ce paradis fiscal de l’extrémité sud de l’Amérique centrale. Il désigne également le statut de chaînes de télévision privées qui opèrent en Algérie sous des entités juridiques étrangères, notamment libanaises, jordaniennes, britanniques, françaises ou encore émiraties.

De nombreux dérapages

Depuis 2013, date à laquelle elles sont apparues pour la première fois sur les écrans algériens, ces chaînes ne cessent de susciter le débat. Programmes racoleurs, discours haineux ou racistes, dérapages verbaux, campagnes orchestrées contre des dirigeants de l’État en exercice ou à la retraite ou contre des responsables de l’opposition, sensationnalisme et promotion de l’obscurantisme, entorse à l’éthique et à la déontologie, manque de professionnalisme… La liste des reproches, critiques et autres griefs retenus contre certaines de ces chaînes est très longue.

Ces récriminations ont brutalement refait surface durant le mois de ramadan de cette année après la diffusion à l’heure de grande écoute de plusieurs caméras cachées jugées indécentes, violentes, provocantes ou attentatoires à la vie, à l’image et à la réputation des personnes anonymes ou des personnalités artistiques ayant participé à ces émissions. Chanteur menacé d’exécution dans le désert par des trafiquants, policiers obligeant une femme à prouver son innocence après le faux enlèvement d’un enfant, ponte du régime accusé d’espionnage au profit d’une puissance étrangère… L’imagination des scénaristes et des producteurs de ces programmes ne connaît plus de limites.

La plus controversée de ces caméras cachées a été diffusée mercredi 31 mai par la chaîne Ennahar TV, propriété du non moins controversé journaliste Anis Rahmani et l’une des plus regardées en Algérie. Invité à une fausse causerie littéraire, l’écrivain et dramaturge Rachid Boudjedra a été forcé par de faux policiers à confesser sa foi musulmane.

L’humiliation subie par Boudjedra, 74 ans, a suscité une telle indignation que Saïd Bouteflika, frère et conseiller du chef de l’État, a tenu à prendre part à un sit-in de protestation contre cette émission.

Le régulateur impuissant

Certes, Ennahar TV, dont les responsables n’ont pas donné suite à nos demandes d’entretien, a présenté des excuses avant de stopper l’émission. Il n’empêche que ces caméras cachées ont soulevé de véritables questions de fond et de forme qui ne risquent pas d’être tranchées à court terme tant ce paysage audiovisuel ressemble à une jungle. Même l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav), créée en juin 2016, se déclare impuissante face à cette situation.

Il n’existe pas de statistiques fiables concernant le nombre exact de télés opérant en Algérie. Diverses sources indiquent le nombre de 55 chaînes émettant à partir du sol algérien mais disposant d’un siège social à l’étranger. Seulement 5 d’entre elles (Ennahar TV, Echorouk TV, Dzaïr TV, El Djazairia One et Hogar TV) ont reçu l’agrément du ministère de la Communication. Elles ont cependant uniquement été autorisées à ouvrir des bureaux de correspondants de chaînes étrangères.

Une disposition très restrictive, notamment sur le nombre de salariés, limité à neuf. Or les chaînes agréées, pour ne citer qu’elles, emploient plus de 1 000 personnes (journalistes, techniciens et correspondants locaux). Elles occupent des sièges flambant neuf sur les hauteurs d’Alger, utilisent un matériel ultramoderne et réalisent des chiffres d’affaires annuels de plusieurs dizaines de millions d’euros. Quant aux autres chaînes, elles n’ont aucune existence officielle, « elles ne sont ni algériennes ni légales », affirme encore Zouaoui Benhamadi, président de l’Arav. Pourtant, elles émettent.

Une promesse de démocratie

Pour comprendre cette zone grise entre droit et non-droit dans laquelle évoluent ces télés privées, il faut remonter à 2011. Les révolutions arabes balaient les dictatures à Tunis, au Caire et à Tripoli. Pour tenter de prémunir son pays contre cette insurrection, le président Bouteflika promet des réformes démocratiques, notamment l’ouverture du champ médiatique aux chaînes privées, dont la création n’a jamais été tolérée depuis l’instauration du multipartisme en 1989.

Avant même la promulgation de la loi sur l’audiovisuel et la mise en place d’une autorité de régulation, journalistes, patrons de presse et hommes d’affaires lancent leurs chaînes. Les autorités tolèrent et espèrent ainsi contrer l’influence des télés comme Al-Jazira ou Al Magharibia, qui donnent des sueurs froides au gouvernement d’Alger.

« L’audiovisuel public n’étant pas en mesure de concurrencer les chaînes arabes ou françaises, le pouvoir a encouragé la multiplication de ces projets », explique Abdelaziz Rahabi, ancien ministre de la Communication et client régulier des plateaux télé.

Les chaînes de plus en plus nombreuses

« L’absence de régulation a provoqué l’inflation des chaînes privées », estime Mohamed Iouanoughene, directeur de la rédaction de KBC, télé du groupe de presse El Khabar, récemment disparu faute de moyens financiers. « L’État a laissé faire quand il avait besoin de promouvoir cette ouverture. Quatre ans plus tard, il se révèle impuissant à assainir la situation », poursuit-il.

Directeur général de Dzaïr TV et de Dzaïr News, filiales du groupe de BTP de l’homme d’affaires Ali Haddad, Mohamed Hakem souhaite modérer les procès intentés aux chaînes algériennes. « Les critiques sont fondées, mais il est injuste de mettre tout le monde dans le même sac, car toutes les chaînes ne se ressemblent pas, nuance-t-il. Les carences et les insuffisances sont inévitables dans la mesure où on apprend le métier sur le tas. Tout le monde est parti de zéro. »

La réputation sulfureuse d’Ennahar TV et d’Echorouk TV déteint-elle sur le reste des chaînes ? Mohamed Daas, 39 ans, patron d’El Djazairia One, qui fait travailler 120 personnes, plaide pour sa paroisse. « Nous sommes une chaîne moderniste qui cible les jeunes, explique-t-il. Nous traitons l’actualité avec toute la neutralité nécessaire. Nous n’avons jamais reçu de plainte ni de récrimination de la part des autorités ni des téléspectateurs. Cela étant dit, il se révèle urgent d’instaurer des garde-fous, des règles et une charte. »

Une réglementation avant 2018

En dépit des polémiques et des dérapages, ces chaînes sont largement plébiscitées par les Algériens. Avant, ils s’informaient avec Al-Jazira, France 24 ou Al-Arabiya. Aujourd’hui, Ennahar TV parvient à annoncer la composition du nouveau gouvernement avant même l’agence officielle. La mosaïque que forme ce paysage reflète la diversité des opinions et le pluralisme politique et linguistique. Débats et talk-shows ouvrent l’antenne à l’opposition, qui s’y exprime avec une liberté de ton presque sans pareille dans le monde arabe. Tant les professionnels que le public réclament toutefois une opération de nettoyage. Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, va-t-il réussir là où son prédécesseur Abdelmalek Sellal a échoué ? À peine nommé en mai dernier, Tebboune s’est engagé à proposer une réglementation avant la fin de l’année. D’ici là, les chaînes sont tenues d’obtenir un statut de droit algérien. Chacune devra ensuite signer un cahier des charges avec l’Arav. Enfin, l’État émettra une dizaine d’appels d’offres pour l’obtention de fréquences. Les autres sont appelées à disparaître.

Résumés des tableaux : « Ils ses ont lancés » : Anis Rahmani (de son vrai nom Mohamed Mokedem, propriétaire d’un quotidien  ,directeur d’Ennahar Tv, créée en mars 2012 . Ali Fodil, directeur du groupe de presse Ecorouk (un quotidien) ..regroupant entre autes Echorouk Tv, Echorouk News et une chaîne culinaire. Audiences en juin 2017: Echourouk TV avec 18,6%, El Djazairia avec 9,8% et Ennahar Tv avec 8,6% . Qui contrôle ? Autorité de régulation de l’audiovisuel , ARAV, créée en 2016, présidée par Miloud Chorfi puis par Zouaoui Benamadi

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Comment créer sa chaîne privée en Algérie ?

 

Une cinquantaine de télés fonctionnent illégalement en Algérie. Le parcours de Madjid, directeur d'un quotidien algérien arabophone.

Madjid souhaite lancer une TV privée dans la foulée de la libération du paysage audiovisuel amorcée en avril 2011. Nous sommes au printemps 2013. Les textes réglementaires n’ayant pas encore été adoptés, notre directeur se heurte à un vide juridique. Pour le contourner, il se rend en Jordanie, qui connaît déjà une réelle avancée en matière d’ouverture médiatique. Sur place, il s’entoure des conseils d’un avocat – spécialisé en montage de sociétés audiovisuelles – qui possède un précieux carnet d’adresses dans le milieu des affaires jordanien.

Pendant que l’avocat prépare les documents nécessaires à la création de sa nouvelle entreprise, Madjid ouvre un compte bancaire qu’il crédite de 50 000 dinars jordaniens (environ 60 000 euros), montant minimal requis pour l’inscription au registre du commerce.

Une pure formalité

Une fois ficelé, le dossier est déposé à l’Audiovisual Media Commission (AMC), le CSA jordanien, qui opère sous l’autorité du Conseil des ministres du royaume hachémite. Les services de renseignements jordaniens enclenchent ensuite une enquête d’habilitation, ainsi que l’exige la législation locale. Un mois après le dépôt, Madjid est alors convoqué par un colonel jordanien pour une audition.

« Il avait déjà tous les renseignements sur ma personne et sur mes activités en Algérie, témoigne-t-il. Ce fut une pure formalité. » Une fois sa nouvelle entreprise créée et le quitus obtenu auprès de cette autorité, notre nouveau patron signe une convention d’une durée de cinq ans renouvelable avec l’AMC. Les documents sont déposés à l’ambassade d’Algérie à Amman, qui les achemine par valise diplomatique à Alger avant qu’ils soient transmis au ministère de la Communication.

En qualité d’investisseur étranger, Madjid s’engage à générer de l’emploi en Jordanie et à favoriser les produits locaux. Il n’en sera rien. En réalité sa société est une coquille vide, et son compte bancaire n’a jamais été alimenté. Elle ne sert que d’entité juridique pour la chaîne qui opère en Algérie depuis mai 2013.