Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Mobilisation centre A. Bouteflika- Dates clés

Date de création: 05-04-2019 14:34
Dernière mise à jour: 05-04-2019 14:34
Lu: 10 fois


VIE POLITIQUE- DOCUMENTS POLITIQUES- MOBILISATION CONTRE A. BOUTEFLIKA- DATES CLES

 Dimanche 10 février 2019, Bouteflika annonce qu’il briguera un 5e mandat lors de la présidentielle du 18 avril.

Samedi 16 février, première manifestation pacifique contre le 5e mandat à Kherrata (Béjaïa).

Vendredi 22 février, journée inaugurale du mouvement populaire, une foule impressionnante défile pacifiquement à travers tout le pays contre sa candidature.

Dimanche 24 février, Bouteflika se rend à Genève, en Suisse, pour des «soins de santé périodiques».

Mardi 26 février, des milliers d’étudiants marchent pacifiquement à Alger.

Jeudi 28 février, une dizaine de journalistes sont brièvement détenus après avoir participé à un rassemblement dénonçant les restrictions de couverture «imposées par (leur) hiérarchie».

Vendredi 1er mars, nouvelles manifestations à travers le pays alors que les magistrats et les médecins rejoignent la contestation.

Dimanche 3 mars, Abdelghani Zaâlane, nouveau directeur de campagne, dépose la candidature de Bouteflika auprès du Conseil constitutionnel. Le même soir, dans une lettre, Boufelika s’engage, s’il est élu, à quitter le pouvoir à l’issue d’une élection anticipée à laquelle il ne participera pas.

Mardi 5 mars, le général Ahmed Gaïd Salah déclare que l’armée demeurera «la garante » de la stabilité face à ceux «qui veulent ramener» l’Algérie aux années 1990.

Vendredi 8 mars, nouvelles manifestations massives à travers le pays. Beaucoup de femmes y prennent part, dont Djamila Bouhired, héroïne de la Guerre de Libération.

Dimanche 10 mars, retour de Bouteflika au pays après son séjour médical en Suisse alors que la contestation ne faiblit. Etudiants et enseignants occupent plusieurs universités. Appel à la grève générale diversement suivi. Le général Ahmed Gaïd Salah déclare que l’armée «partage» avec le peuple «les mêmes valeurs».

Lundi 11 mars, le Président annonce, dans une lettre, le report de l’élection présidentielle et la tenue d’une Conférence nationale pour élaborer une nouvelle Constitution. Il s’engage à quitter le pouvoir à l’issue d’une période de transition. Le même jour, le

Premier ministre, Ahmed Ouyahia, est remplacé par le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui.

Vendredi 15 mars, nouvelles manifestations à travers le pays pour dire non à la prolongation du 4e mandat de Bouteflika.

Lundi 18 mars, à la veille de la fête de la Victoire, Bouteflika adresse une nouvelle lettre aux Algériens et confirme qu’il resterait en poste jusqu’à la fin de la transition. La rue maintient la pression.

Mercredi 20 mars, le FLN, soutien indéfectible du Président, apporte son soutien au mouvement populaire.

Vendredi 22 mars, les manifestants en masse continuent de demander le départ du Président, de son entourage et du système.

Mardi 26 mars, le chef d’état-major de l’armée propose que Bouteflika soit déclaré inapte à exercer le pouvoir, en vertu de la Constitution, ou qu’il démissionne.

Mercredi 27 mars, le RND et le FLN demandent la démission du président Bouteflika, affaibli par la maladie. L’UGTA, principale centrale syndicale, apporte son soutien à l’appel du chef d’état-major.

Jeudi 28 mars, Ali Haddad, président du FCE et réputé proche de président, démissionne.

Dimanche 31 mars, Bouteflika nomme un nouveau gouvernement conduit par Bedoui. L’ex-chef du patronat Ali Haddad est arrêté à un poste-frontière avec la Tunisie.

Lundi 1er avril, la présidence de la République annonce que Bouteflika démissionnera avant l’expiration de son mandat, le 28 avril.

Mardi 2 avril, le chef d’état-major de l’armée, le général Gaïd Salah, demande que soit «appliquée immédiatement» la procédure constitutionnelle permettant d’écarter le Président du pouvoir. Selon l’armée, l’annonce la veille de sa démission avant la fin de son mandat n’émane pas du chef de l’Etat, mais «d’entités non constitutionnelles et non habilitées». Peu après, Bouteflika informe le Conseil constitutionnel de sa démission à compter du jour-même.

Mercredi 3 avril, le Conseil constitutionnel constate «la vacance définitive de la présidence de la République» et entérine la démission de Bouteflika.