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Mémoires Amar Ouanoughi- "Mes mémoires....ancien Such..."

Date de création: 04-01-2018 13:09
Dernière mise à jour: 04-01-2018 13:09
Lu: 3 fois


HABITAT- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- MEMOIRES AMAR OUANOUGHI - « MES MEMOIRES....ANCIEN SUCH... »

Mes mémoires . Amar Ouanoughi, ancien Such de Bouzaréah, 1993-1999. Mémoires de A. Ouanoughi. A compte d’auteur, Alger-Bouzaréah 2017, 160 pages, 400 dinars

 

Toujours « pourvu d’une mémoire d’éléphant toujours vivace», et malgré la fatigue due à une longue carrière professionnelle et à « l’état chancelant de sa santé », il a consacré huit mois à rédiger un ouvrage qui raconte sa vie.

Il n’est ni « ancien moudjahid », ni « cadre supérieur de la nation », ni gros chef d’entreprise, ni...., ni..... .  Tout simplement un simple citoyen, la vingtaine  à l’Indépendance .

Tout simplement un cadre moyen de l’Administration publique qui se retrouve, un jour , après avoir gravi un à un les échelons de sa spécialité (dont il a acquis les secrets sur le terrain mais aussi grâce à des formations), responsable d’un service chargé .......de l’Urbanisme, de la Construction  et de l‘Habitat......... ......à Alger (à un certain moment, une subdivision territoriale dépendant de la Direction de la construction du Gouvernorat du Grand Alger).........à Bouzaréah. ........à une époque où le foncier était le centre de toutes les luttes et de tous les appétits.

Il raconte donc sa vie : sa naissance, son enfance, une scolarité en dents de scie, la misère vécue, l’arrivée à Alger et son adolescence (1956-1961) , les débuts de sa vie professionnelle , aux Ponts et Chaussées d’Alger, sa vie d’adulte (1961-1999), et sa participation à la « reconstruction du pays » pour emprunter à une formule consacrée .Il nous livre même ses activités professionnelles « hors administration ».... durant « les jours de repos et les congés de détente ». A l’époque , les géomètres et autres topographes ne couraient pas les rues et les demandes se multipliaient à une allure folle

Tout cela a duré assez longtemps . Et puis, c’est le cauchemar administratif et professionnel avec les pressions, les harcèlements, les menaces et les intimidations (la région , encore semi-vierge, étant très prisée, tout le reste affichant déjà « complet ») .....et , en fin de parcours, une  mise de « fin de fonctions ». brutale, inacceptée d’où des convocations au poste de police et un appel à la Justice (d’où bien des frais) ..avec tout ce que cela suppose comme mise en quarantaine et mesures de rétorsion : exemple  de la mesure de mise à la retraite qui traîne...

Des mémoires  incomplètes si elles passent sous silence la « vie de troisième âge », période qui permet d’ « expédier les affaires courantes », surtout celles familiales (dont les inévitables affaires d’héritage) et celles liées à sa propre santé , longtemps oubliées

 

L’Auteur : Né en septembre 1941 à Ouled Rezzoug (Sétif), aujourd’hui à la retraite.  « Ni essayiste, ni écrivain, ni même universitaire » (il est de formation géomètre) ,  ancien Such de Bouzaréah....et une fin de fonctions , « avec une décision  illégale » prise ,le  14 juin 1999 par le GGA (gouvernorat du Grand Alger)

Extrait : « A cette époque (les années 90) , les communes étaient administrées par les Dec (Délégations exécutives communales) . La plupart des Présidents de ces exécutifs , bien que courageux, n’avaient pas les critères indispensables pour la bonne gestion des communes » (p 61)

Avis :  A lire, pourquoi pas ?On saura , à travers la vie et le parcours d’un cadre moyen des années 60-70-80 , les années du socialisme spécifique et 90 ,comment le développement du pays s’est fait, contrefait et défait.  Et, ce qui est certain, pour cet ouvrage, il s’agit moins de se pencher sur le style et la forme de la rédaction (qui, il est vrai , laissent à désirer)  que sur cette formidable et incontrôlable volonté des citoyens , quels qu’ils soient, bien ou mal-intentionnés – de s’exprimer publiquement , de verbaliser leurs frustrations et leurs drames....Un ouvrage qui montre , aussi , que grâce aux moyens d’impression existants, grâce à la liberté d’éditer  existante et , surtout, à cause du refus des éditeurs ayant pignon sur rue d’aborder les genres populaires et .....à une certaine « injustice » (parfois réelle, souvent fausse) , on rencontre de plus en plus d’auteurs qui mettent leur main à la poche sans attendre de retour que celui de la diffusion de leur expérience ou de leur message.