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Chômage Algérie- Etude Trésor français

Date de création: 19-12-2017 11:42
Dernière mise à jour: 19-12-2017 11:42
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TRAVAIL- ETUDES ET ANALYSES- CHÔMAGE ALGERIE- ETUDE TRESOR FRANÇAIS

L’étude de la direction générale du Trésor français qui se base sur des chiffres de l'Office national des statistiques (ONS), indique que le taux de chômage, évalué à 11,7% pour 2017, devrait atteindre 13,2% en 2018, du fait d'un ralentissement de l'activité économique (0,8% de croissance prévu en 2018), alors que le taux de chômage des jeunes s'établit à 26% (18% pour les diplômés de l'enseignement supérieur). Le taux de chômage des femmes reste plus élevé (20%) que celui les hommes (8,1%). Les auteurs relèvent l’existence d’un système éducatif peu adapté aux besoins du marché du travail. Conséquence : le chômage des jeunes diplômés est en hausse. Ils soulignent qu’en Algérie, “on observe un décalage entre le capital humain et les besoins du marché de l'emploi, en dépit d'importants investissements dans l'enseignement supérieur”.

Hausse du chômage des diplômés
Bien que le nombre d'étudiants soit passé de moins de 60 000 en 1980 à plus de 1 million en 2011, la surreprésentation des inscrits en sciences sociales et humaines (près de 65%) ne répond pas aux besoins actuels de l'économie. Pour pallier cette situation, l’étude ajoute qu’“une inflexion est aujourd'hui apportée par les autorités pour mettre en place des formations diplômantes plus adaptées aux nécessités du marché du travail”. L’étude explique que ce marché du travail est segmenté en un marché primaire structuré, formel (emplois permanents, couverts par la sécurité sociale, soit 62% des actifs occupés), et un marché secondaire non structuré, informel (emplois non permanents, sans contrats, non affiliés à la Sécurité sociale et à faible valeur ajoutée) qui emploie 38% des actifs occupés. Par ailleurs, elle estime que comparativement aux autres pays du Maghreb, l'Algérie bénéficie d'un ratio de dépendance “avantageux”, en raison de la population âgée de plus de 65 ans qui ne représente que 6% de  la population totale, trois fois moins qu’en Europe occidentale.
En effet, si la part des jeunes (moins de 15 ans) diminue et que celle de la population en âge de travailler augmente, la part des personnes âgées (65 ans et plus) a faiblement augmenté. “Cette situation lui est théoriquement favorable pour assurer le  financement de sa protection sociale. Néanmoins, du fait de l'importance de l'emploi non affilié, les administrations de sécurité sociale algériennes accusent aujourd'hui un manque à gagner significatif”, explique le Trésor public français, précisant que la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (Casnos), qui devrait théoriquement couvrir près d'un tiers  des actifs occupés, “ne perçoit qu'à peine 5% des cotisations potentiellement recouvrables”.