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Récit Farida Sellal- "Nomade"

Date de création: 12-12-2017 18:50
Dernière mise à jour: 12-12-2017 18:50
Lu: 4 fois


 

SOCIETE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- RECIT FARIDA SELLAL- « NOMADE »

Nomade. Récit de Farida Sellal. Casbah Editions, Alger 2017, 850 dinars, 297 pages

 

Une vie en apparence « normale » mais assez zigzagante....avec plusieurs escales en Algérie et à travers le monde. La vie d’une jeune femme- ingénieur des Télécommunications -  ayant épousé (avec son accord complet car amoureuse) un jeune homme (le cousin), enarque de formation et futur (haut-) fonctionnaire de l’Etat.

Elevée par un père –boulanger-pâtissier connu depuis bien longtemps sur la place d’Alger – dans le strict respect de l’honneur («  avec un grand H ») et de la parole donnée  , la voilà « obligée » de « suivre » l’époux au gré de ses affectations. Mille et un postes (dont quatre années à Tamanrasset , ce qui valut à A. Sellal, le surnom d’« Assarou n’Ahaggar » , la clef du Hoggar, et il se fit même remettre , en signe de reconnaissance par Hadj Moussa Akhamoukh, le fameux « Tbol »  ) , mille et un déménagements, mille et un ami(es) ,  copains et copines (car il y a les gosses et leur scolarité ) .....mais , heureusement mille  une rencontres et mille et une expériences. Bien sûr, ce ne sont pas les mésaventures qui ont manqué : Perdue en plein Sahara au cours d’une mission, un enfant brûlé accidentellement (un livre, « Farès », a été écrit en 2007, sur le drame), les angoisses de la décennie noire et du terrorisme, l’exil temporaire,quelques mois en Hongrie (le mari nommé ambassadeur) et une opération chirurgicale assez lourde, puis, plus récemment ,  les « coups » médiatiques , parfois bien méchants, surtout Internet (qui est jugé trop sévèrement à mon avis, car  il lui a rendu bien des services par ailleurs ) ,lors du passage de l’époux au Premier ministère......Mais , (presque ) toutes enrichissantes. D’abord et avant tout la découverte du Sahara, le travail (bien) accompli sur le terrain et l’aide apportée aux populations , les femmes en particulier (dont les joueuses de l’imzad qu’elle a sorti de l’oubli......le chant devenu patrimoine culturel immatériel de l’humanité, le 4 décembre 2013) , l’enseignement et la recherche universitaire,  l’expertise internationale, la peinture, la photographie, la promotion de l’Algérie ...en Hongrie (grâce au couscous !)

 Un « circuit mouvementé » certes,  mais la satisfaction d’avoir respecté les vœux de « Dadda » son père et de « Yemma » sa mère.....

L’Auteure : Née à Alger, universitaire et enseignante chercheuse, ayant exercé longtemps des responsabilités dans le secteur des télécommunications, elle a beaucoup contribué à l’œuvre de préservation et de promotion de la culture et des traditions du Sud algérien, traduite , entre autres,  par la création de l’association « Sauvez l’imzad », et par la création à Tamanrasset de « Dar imzad » (destinée à organiser des cycles de formation en vue de revaloriser et perpétuer cet art ancestral) . Auteure de plusieurs ouvrages dont quatre beaux-livres sur le Sahara.  Epouse de Abdelmalek Sellal qui fut , tour à tour, chef de daïra, wali (différentes wilayas du pays) , Chef de cabinet du Mae,  ambassadeur, ministre dont l‘Intérieur) , chef de campagne électorale de A. Bouteflika..... puis premier ministre .

Extrait : «  D’une ville à l’autre, d’un pays à l’autre, nomade auara été ma vie » (p 11) , « Le désert est cruel/Il est jour, il est nuit/ Il est ami, ile st ennemei/ Ilm est sec et dur/ Ce sont toutes ces raisons qui le rendent si nécessaire à la compréhension du monde » (Extrait pp 85-86)

 Avis :  Quelques portes entrebâillées. Toute une vie en zigzag et états d’âme ......en prose et .....en poésie. Et, au passage, quelques points sur les i (dont des précisions sur le terme «  faqaqir », pluriel de « foggara ») .......et un passage étonnant pour une scientifique : elle a habité dans une résidence (à Oran) fréquentée par les fantômes (pp146-147)

 Citations « La vie a le goût qu’on veut bien lui donner......Tu peux la faire douce, salée ou sucrée, amère , à ta guise. Dans n’importe quelle circonstance, il n’appartient qu’à toi seule d’y introduire l’ingrédient nécessaire pour équilibrer sa consistance et lui donner la saveur que tu désires » ( Le père à sa fille, p 24), « Un grain de sable dans l’engrenage, un tout petit grain peut bouleverser toute une vie « ( p 93), « Le désert est un aprentissage de la vie. On en peut en sortir que rehaussé et enrichi » (p 128),