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Santé mentale

Date de création: 24-11-2017 20:25
Dernière mise à jour: 24-11-2017 20:25
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SANTE- MALADIE- SANTE MENTALE ................ © Sarah Sofi/El Moudjahid, 23 novembre 2017 (Extraits) ........................... La dépression, une des pathologies mentales dont la prévalence est en augmentation dans la société algérienne. Le taux de prévalence est évalué à 5%............................ Pas plus tard que lundi, une femme d’une cinquantaine d’année a été égorgée puis découpée en morceaux par un jeune dépressif qui s’en est pris quelques jours auparavant aux chats errants du quartier. Il a d’ailleurs tué ceux de la victime avant d’entrer chez elle en son absence. C’est en rentrant que la dame a été surprise par l’homme qui mit fin à sa vie. Il est actuellement entre les mains de la police..................................... La dépression est souvent associée à la violence contre soi-même. Mais la violence envers autrui doit aussi être très surveillée. Selon une étude parue dans le Lancet Psychiatry, les personnes souffrant de dépression risquent trois fois plus de commettre un crime violent que la population en général.............................................. En Algérie, le stress augmente d’année en année et les dépressions aussi. C’est le constat alarmant de plusieurs spécialistes de la santé mentale, qui précisent que «la dépression était l’une des atteintes mentales les plus fréquentes en Algérie aux côtés des troubles de l’humeur et la schizophrénie». Cette dernière, qualifiée comme l’un des troubles mentaux les plus extrêmes touche environ 3 millions de personnes. Malheureusement à l’instar de la dépression, les différents troubles mentaux font malheureusement l’objet d’un sous-diagnostic ou d’un diagnostic tardif, d’où un retard dans la prise en charge de la maladie qui entraine inéluctablement une évolution de la maladie...................................... Selon les psychiatres, «les conséquences peuvent être lourdes, puisqu’une fois le stade avancé de la maladie, les personnes atteintes et en dépit de traitements administrés sont de plus en plus nombreuses à adopter des conduites suicidaires et deviennent violentes vis-à-vis d’autrui »................................................... Le Dr Messaoudi précise que la prévalence de suicide est de 15 cas pour 100.000 habitants. Une situation alarmante qui nécessite, selon lui, le renforcement des moyens de dépistage précoce des maladies mentales. «Nous insistons sur le rôle du médecin généraliste dans le diagnostic de la dépression dans les différentes catégories d’âge, avant que des complications apparaissent. Pour cela, ces praticiens devront subir des cycles de formation pour mieux connaître ces affections et leur symptomatologie, pour orienter de ce fait les malades vers des structures spécialisées», a-t-il soutenu lors d’une rencontre sur la santé mentale, organisée à Tizi Ouzou à l’occasion de la Journée mondiale de la santé................................................................. Le plan stratégique national 2017-2020........................................................................................... Le centre hospitalo-universitaire de psychiatrie Drid Hocine reçoit, à titre d’exemple, une moyenne de 20 000 consultations annuelles. De même, près de 2.000 patients sont hospitalisée annuellement dans cette même structure. Ce qui est loin de refléter les réalités d’une population «maltraitée», sujette à la dépression nerveuse, qui est l’affection mentale la plus fréquente. Dans le monde entier et en Algérie particulièrement, le taux de prévalence est de 5%...................................... « Certains guérissent, d’autres malheureusement se suicident », affirment les spécialistes. Selon le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, les établissements hospitaliers publics effectuent près de 1.000 consultations médicales spécialisées en matière de santé mentale, tandis que le secteur privé dont les consultations dépassent de loin celui du secteur public, ne fournit aucune information sur cette maladie. Le plan stratégique national de promotion de la santé mentale (2017-2020) vise à renforcer la protection des personnes atteintes de troubles mentaux, l'actualisation du cadre règlementaire, l'élaboration d'un registre des patients, outre la mise en place d'une base de données en vue de permettre aux décideurs de contribuer à l'amélioration des soins. Les autorités publiques veillent à travers ce plan à l'optimisation de l'action du personnel de la santé mentale, l'adoption d'une approche de proximité, l'amélioration des soins hospitaliers, l'uniformisation des actions de prévention, l'élaboration d'études épidémiologiques sur la santé mentale et la lutte contre la discrimination et la marginalisation des personnes atteintes de troubles mentaux.......................................................................................................................................................... Renforcement de la formation, et notamment continue............................................................................. Ce plan, faut-il le préciser, insiste sur le renforcement de la formation et de la formation continue, le développement de la santé mentale en milieu scolaire, le développement de programmes de santé en milieu carcéral, avec l'implication de tous les acteurs du domaine, étant donné que la santé mentale constitue un projet destiné à l'ensemble de la société. Selon le ministère de tutelle, le plan relève l’importance de l'élaboration d'une nomenclature des médicaments réservés à la santé mentale, outre la sensibilisation de la société à leur usage notamment par les adultes et les jeunes, avec la mise en place d'un programme national de santé mentale pour la prise en charge des personnes âgées, en raison de la remarquable évolution de l'espérance de vie en Algérie. Il y a lieu de rappeler que la majorité des services de prise en charge de la santé mentale ( 5.300 lits), se situe dans le nord du pays avec 56%, contre 31% dans la région des Hauts Plateaux et 5% seulement dans le sud du pays...................... Une des priorités de ce plan est de prévenir et de combattre les troubles mentaux, neurologiques et psychosociaux, et de contribuer ainsi à l’amélioration de la qualité de vie de l’ensemble de la population. Parmi les objectifs à atteindre, la réduction de l’incidence et de la prévalence de certains troubles mentaux et neurologiques, comme la dépression, l’arriération mentale, la toxicomanie, l’épilepsie et les troubles psychosociaux liés aux évènements traumatisants.................................................... Il vise aussi à renforcer la prévention et la mise en place des mécanismes de réhabilitation, l’élaboration des programmes de communication pour l’éducation sanitaire des citoyens en terme de santé mentale.