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Roman Selma Guettaf- "Les hommes et toi"

Date de création: 24-11-2017 20:21
Dernière mise à jour: 24-11-2017 20:21
Lu: 1 fois


SOCIETE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ROMAN SELMA GUETTAF – « LES HOMMES ET TOI »

Les hommes et toi. Roman de Selma Guettaf (préface de Catherine Belkhodja). Apic Editions, Alger 2016, 124 pages, 500 dinars.

Une sœur, un frère. Nihed et Rayane. Deux jeunes vies, deux existences...........qui se séparent.....qui se « perdent ».......qui se retrouvent......car ,depuis toujours, ne formant, en réalité,  qu’un seul être.Une histoire d’amour qui ne dit pas son nom...et qui n’ose , malgré la disparition de presque tous les tabous, aller plus loin que les câlins fraternels. La soif de liberté, avec tous ses excès, aussi. Des sortes d’enfants terribles de la nouvelle Algérie.

Enfants d’un couple désuni, la mère mal-aiméee et décédée,  le père mal-aimant et toujours par monts et par vaux, , ils se réfugient dans un cocon –« thermos » qui n’appartient qu’à eux -,  dans des vies qui leur permettent d’exister pleinement.. Entre Paris et Alger. Mille métiers, mille misères et mille plaisirs. Une libération grâce à une  liberté sans limites, mais dans une immense solitude et dans la  douleur de ne plus être ensemble.

Ils se retrouveront à Alger . Ils  tenteront de se rebâtir et de bâtir une vie « normale ». La société alentour –celle des interdits - les rattrapera assez vite .

 

 

 

L’Auteure :Elle est née à Oran  mais vit actuellement à Paris. Etudes de Lettres modernes. Premier roman « J’aime le Malheur que tu me causes » aux Editions L. Labter en 2014.

Extrait : « Dans une société qui n’est pas prête à se détacher de ses mœurs, on rejoint le camp des Diaboliques quand on a pour seule virtuosité la liberté » (p 59).

Avis : Très beau et très bon roman. Ecriture vive, alerte et sincère mais assez tourmentée comme les vies qui y sont décrites.Une splendide histoire d’amour (inaccompli, rassurez-vous !) entre un frère et sa sœur. La préfacière affirme « qu’il y a quelques années, ce type d’écriture n’aurait jamais pu être publié en Algérie.  Trop de tabous bousculés ». Désolé, Mme, mais au fil de mes lectures , j’ai vu ces dernières années bien pire (ou bien mieux, c’est selon !), l’Algérie étant un véritbale « bouillon de culture ».

 

Citation : « Accepter d’être lamentable, d’être rien, c’est peut-être ça vieillir » ( p 21).