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Récit Nora Sari- "Constantine.L'exil et la guerre"

Date de création: 23-02-2019 20:28
Dernière mise à jour: 23-02-2019 20:28
Lu: 49 fois


POPULATION- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- RECIT NORA SARI- « CONSTANTINE.L’EXIL ET LA GUERRE »

Constantine. L’exil et la guerre. Récit  de Nora Sari, Casbah Editions, Alger 2016. 1 150 dinars,525 pages.

Après son ouvrage sur Cherchell, la ville de la prime enfance, c’est au tour de Constantine d’être présentée par l’auteure qui a fait de janvier 1954 jusqu’à juin 1963, une année après l’indépendance,  sa scolarité ; son père , enseignant, y ayant été  affecté.

Constantine , la ville située « fe thelth el khali medenia, « aux troisèmes confins arides du monde », et où « existent une civilisation et un art de vivre des plus raffinés » ! Constantine avec ses familles citadines aux origines « aristocratiques », avec son parler, ses coutumes , ses traditions, ses us, son accent et sa cuisine originaux, avec ses lieux historiques, avec sa musique malouf , introuvée ailleurs, avec la cœxistence des communautés (tout particulièrement au niveau de certains quartiers, mais pas tous), avec les changements technologiques (l’avion,la télévision) ..... avec...

A travers l’histoire (plutôt les histoires....pas les querelles !) d’une jeune fille encore en fleurs, c’est toute la vie  quotidienne des gens de la ville des années 50 et début 60  qui défile....avec ses joies et ses peines, ses amitiés,ses espoirs et ses déceptions, avec ses échappées (les vacances, puis les impondérables de la guerre ) à  Cherchell , la ville natale, et aussi, à Djelfa, chez un cousin médecin).

La guerre n’est pas loin et elle n’est pas évitée , vue par une adolescente déjà nationaliste, mais quelque peu choquée par les brutalités inattendues. La guerre est d’ailleurs abordée à travers des chapitres totalement consacrées à des héros ou à des événèmenst –la grève de 56, les enfumades du Dahra en 1844-1845 et celles du pic du Marceau en 1957, l’insurrection et la déportation des Brakna, Mustapha Saâdoun (patriote proriétaire terrien et agriculteur faisant partie des militants  communistes montés au maquis, le « Maquis rouge » , comme Maillot, Laban, Moussaoui, Guerrab, Hannoune, Zelmat, Mohamed Boualem ) mort au combat à l’âge de 25 ans), le Mouloudia de Cherchell. Ils alourdissent un peu le récit e il serait intéerssant de voir l’auteur « commettre » un ouvrage consacrée uniquement à ces événements et hommes historiques et à bien d’autres . Sa plume et sa pédaogogie apporteront beaucoup à l’histoire événementielle si recherchée mais si mal écrite encore.

 

L’Auteur : Professeur de français à la retraite, elle  a déjà publié un récit, « Concert à Cherchell » (Casbah Editions, 2014)....et elle a obtenu, en 2014, le troisième prix de la presse écrite en français , pour le concours « Les enfants de Novembre »

Extrait : « La transe est bien un exutoire ;elle libère du stress, elle contrarie la morosité du quotidien des femmes au foyer, prises dans leurs tâches ménagères récurrentes « ( p 255)

 Avis :Un livre écrit avec une maîtrise parfaite la langue ...avec cependant bien qulques  mots rarement utilisés par le grand public.....Prof’ de français un jour, prof’ toujours ! Chapitres courts aux sujets divers, agréables à lire par les anciens et émouvant  pour les « nostalgériques ».. d’ici .....et d’ailleurs .

Citation : «  De la différence naissent les conflits, les on-dit, les rumeurs, les verdicts » (p 125)