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Roman K. Akkouche- "La religion de ma mère"

Date de création: 22-11-2017 18:38
Dernière mise à jour: 22-11-2017 18:38
Lu: 2 fois


POPULATION- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ROMAN K. AKKOUCHE- « LA RELIGION DE MA MERE »

La religion de ma mère. Roman de Karim Akkouche (Postface de Gary Klang). Editions Frantz Fanon,  Tizi Ouzou, 2017 (Editions Michel Brûlé, Québec 2017), 600 dinars, 212  pages.

C’est l’histoire bien triste d’un jeune homme, Mirah, bien sous tout rapport (jeune, beau, diplômé, travaillant dans une entreprise bien côtée, résidant depuis huit ans au Canada) mais qui découvre, brutalement, l’amour fou qu’il porte à sa mère.....qui vient de mourir.

Il regagne le pays natal. L’Algérie ? non, la Kabylie   ( ?!).  Pour assister aux funérailles.

Là, tout remonte à la surface...dans un pays  qu’il avait fui (le terrorisme, encore !) et qu’il ne reconnaît plus. Un véritable cauchemar. T.o.u.t.

En tout cas, c’est ce qu’il voit, c’est ce qu’il comprend. Ce qu’il croit être. Ce qu’il rencontre. ... L’histoire d’une décomposition individuelle. Avec le décès de la mère, c’est tout le monde (réel ou virtuel) qui s’écroule ne laissant que des déchets qu’il voit comme un « véritable asile d’aliénés » : Un père devenu fou, un frère policier se tranformant en djihadiste (plutôt en brigand), une copine de jeunesse se prostituant, des parents qui mendient  dans les rues de la ville......Et, bien sûr, les inévitables maladies de la corruption, de la langue kabyle ignorée....

Tout y passe, un véritable règlement de comptes qui ne dit pas son nom .En fin de compte, un livre de colère et de haine  . Et ,l’histoire d’un « héros » qui,  en perdant sa mère,  venait de perdre son pays et ses racines.

 

 

L’Auteur : Né en 1978, établi au Québec (Canada) depuis 2008. Poète, romancier, dramaturge, déjà auteur d’un roman, « Allah au pays des enfants perdus  » . Auteur , il y a peu, et objet d’une polémique par voie de presse en raison de ses prises de position politiques. On dit que....on dit que......La recherche d’un « buzz » ?

Extrait« L’Algérie est nourrie au mensonge identitaire. Le mensonge identitaire a engendré l’amnésie. L’amnésie a enfanté la haine de soi. La haine de soi a généré le complexe du colonisé. Le complexe du colonisé a produit les hommes du ressentiment. Les hommes du ressentiment ont accouché des enfants de la violence «  (pp 43-44), « Nous sommes des Africains pas tout à fait africains. Nous sommes des Blancs pas tout à fait blancs. Notre vraie couleur, c’est la liberté. Notre vrai avenir, c’est le passé (p 86).

Avis : Un style « mitraillette » alternant monologue et récit, selon Gary Klang, l’auteur de la post-face . Donc facile à lire, facile ( ?!) à comprendre, malgré l’impression d’un « fourre-tout » facilité par ce type d’écriture. A l’image de la personnalité confuse et « en voie de folie » du narrateur ? Lecteurs déjà fragilisés, attention, risque de contagion !

Citations « Vivre en exil, c’est errer au milieu d’un champ où les fleurs n’ont pas d’odeur » (p 31), « L’amour, le vrai, le fou, c’est comme l’argent :ça n’a pas d’odeur. Même quand ça pue, ça sent toujours bon » (p 124)