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Essai Aziz Farès- "La tangente impossible"

Date de création: 09-02-2019 21:05
Dernière mise à jour: 09-02-2019 21:05
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EDUCATION- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH-ESSAI AZIZ FARES- « LA TANGENTE IMPOSSIBLE ! ».Publié in magazine LE CAP, n° 31

La tangente impossible!  Essai de Aziz Farès (Préface de Maître Miloud Brahimi, ouvrage orné de dix-sept aquarelles de Omar Kara). Mille –Feuilles , Sid Ali Sekheri, Libraire-éditeur, collection Vécu), Alger 2008 , 183   pages, 450 dinars

Un des premiers grands animateurs de radio avec des émissions (Chaîne III) mémorable par leur côté technique et , surtout, par des contenus “sérieux” et attractifs, , il fut aussi le premier à se “lancer” dans la publicité radiophonique au début des années 80 (j’étais  alors DG de l’Anep, détentrice du monopole) …et il fut le premier à concevoir et à proposer  , juste après l’ouverture du champ médiatique, au début des années 90, une radio privée (j’étais alors membre du Csi) . Hélas, les institutions ne suivirent pas malgré l’existence de textes le permettant…..encore .

Après  ce fut, comme beaucoup d’autres journalistes et animateurs, l’exil. Face au terrorisme intégriste, c’était , pour beaucoup, surtout les pigistes, les “free-lance”    et les “cachetiers”, dépourvus de toute couverture sécuritaire, la seule solution: la valise ou le cercueil. En attendant que “l’ouragan passe”.

Pour beaucoup, mais ils ne le savaient pas encore , ce fut une “vraie mort” car il était de plus en difficile de “maintenir éveillé le souvenir des jours heureux” .

Comme l’écrit le préfacier, Miloud Brahimi, “ on peut troquer son pays pour un autre, fût-il des plus accueillants, le pays ne vous quitte pas pour autant. La tangente peut se perdre à l’infini, c’est sa raison d’être, mais elle ne saurait échapper à son point d’ancrage”.

C’est un peu, sinon beaucoup, pour emprunter au style de l’auteur, ce qui est arrivé à notre bonhomme. La blessure, on le note à chaque page , à chaque ligne, refuse de se refermer. Que faire ? Parler, écrire, transcrire sa douleur, son inquiétude, sa déprime, son exil intérieur …. “Pourra-t-on un jour ne plus avoir peur de regarder en face ce qui nous a tant effrayé?  Et, surtout, aurons-nous la force et le courage de pardonner pour les heures , les années de souffrance!”.

Dans la foulée de Camus et de Haddad, il roule ses mots comme Sisyphe roulant sa pierre. Qui monte et qui descend.

 Des mots pleins, des mots creux, des mots , des mots…mais qui, mis bout à bout, font des phrases au sens plus que lourd. Le drame de tout un pays qui a perdu sa liberté , sa joie de vivre et dont l’air respiré est pollué..

. A lire. Le démarrage sera difficile, car le contenu sort de l’”ordinaire”, mais vous comprendrez bien mieux et vous n’apprécierez qu’après avoir tout terminé.