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Essai Ali Yahia Abdenour - "Mon testament pour les libertés"

Date de création: 08-02-2019 18:08
Dernière mise à jour: 08-02-2019 18:08
Lu: 14 fois


VIE POLITIQUE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ESSAI ALI YAHIA ABDENNOUR- « MON TESTAMENT POUR LES LIBERTES »

Mon testament pour les libertés. Essai de Abdennour Ali-Yahia. Koukou Editions,Cheraga Alger2017. 800 dinars, 207 pages.

 

Avdhnour Nath Ibrahimn  a vécu trop d’orages et de tempêtes pour accepter que la vieillesse soit un naufrage.

Il a connu une grave maladie qui a duré de longs mois.

Il n’a plus la même faculté de concentration  pour pouvoir écrire avec son style habituel spontané et élégant.

Et pourtant.....Il ne veut pas « rester assis  devant sa porte à attendre la fin de sa vie terrestre ».

Ali-Yahia Abdennour veut, simplement et seulement , encore participer au renforcemnt des rangs des Algériennes et des Algériens qui se battent contre l’arbitraire et l’injustice , « surtout pour mettre fin à la dictature et faire entendre la voix de l’Algérie dans le monde »

Un livre-bilan ? Un point de situation ? Une large réflexion sur les inquiétudes du temps ? Un testament intellectuel et politique ? Un peu de tout, de tout un peu, mais assez suffisant pour se faire une idée sur le monde , sur notre monde, sur notre avenir.

D’abord, tout un chapitre sur « les Droits de l’Homme dans le monde »....: En Afrique, dans le monde musulman, en Palestine, la justice pénale internationale, le panislamisme, Islam et politique, les Talibans, l’Etat islamique, les caricatures du prophète Mohamed, la violence islamique en France ......Vingt-deux tableaux, parfois peu réjouissants, souvent pessimistes, tous aux titres qui parlent d’eux-mêmes. Puis  « la Société civile et les Ong », « La liberté et les libertés démocratiques », « Les élections » , « la « Décennie noire , la tragédie nationale » , le « Statut de la femme : réparer une injustice », « Le système politique », « L’économie en panne » , « La justice aux ordres », « L’Armée au cœur du système politique ».......

Une seule alternative : « La démocratie ».......tout en rappelant l’expérience de « l’Icso, l’opposition rassemblée »

Et, pour ne pas oublier un de ses premiers grands amours : « l’Algérie berbère » avec la défense et l’illustration de « l’autonomie régionale »

Et l’avenir ? D’abord par l’éducation, et grâce à un « peuple qui régnera en maître de sa destinée ».

 

L’Auteur : Né en 1921 à Lemkherda, un hameau du grand village Taka (Ain El Hammam/Tizi-  Ouzou). Ancien instituteur, militant du Ppa-Mtld de 1945 à 1949......Syndicaliste, il rejoint le Fln en 1955. Membre fondateur de l’Ugta le 24 février 1956.....Arrêté et interné dans des camps de concentration.Libéré en 1961. Sg de l’Ugta. Indépendance  : député.... participe à la création du Ffs en septembre 1963....Membre du CC/Fln...Ministre des Tp dans le premier gouvernement formé par Boumediène le 10 juillet 1965....démissionnaire en 67. Etudes de droit, avocat en 72. Une longue carrière au service des Droits de l’homme.....parsemée d’arrestations et d’emprisonnement. Membre fondateur et président de la première Ladh le 30 juin 1985, puis de la Laadh en 1989.....Auteur de plusieurs essais politiques .

Extraits : « L’Algérie n’est arabe ni par son histoire, ni par sa géographie, ni par sa culture.Son histoire apprend à déceler les impostures, les intrigues et les trahisons ;elle rentre enfin dans la voie des aveux. Seul un peuple qui sait d’où il vient , mu par la volonté de savoir, de connaître, de comprendre les vérités de l’histoire, sait où il va . L’histoire ancienne est un privilège qui ouvre les horizons » (p 7) , « La propagande qui désinforme , intoxique, méprise les faits et manipule l’opinion est un élément de la dictature. Si la matière première de l’information est la matière grise, l’oxygène de l’intelligence s’appelle liberté » (p 65)

Avis : Un voyage dans le temps et l’espace . Un diagnostic sans concession. Des « vérités » à prendre ou à laisser,  mais toutes essayant de servir une cause juste, celle de la liberté. Un livre certes irrévérencieux à l’égard des tabous....mais l’élégance de l’écriture fait oublier l’orientation.....pour ceux qui ne sont  pas d’accord avec le « maître ».

Citations : « Les Centralistes sont comme des parricides qui comparaissent devant une cour de justice : ils demandent l’indulgence parce qu’ils sont devenus orphelins » (p 10), « Droits et devoirs additionnés, cela s’appelle responsabilité » (p 19) , « L’image d’un homme public est le reflet de son écriture médiatique » (p 20) , « Le présidentialisme, c’est l’identification du peuple avec celui qui le régente » (p 116)