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Roman Akram El Kebir- "Vivement septembre"

Date de création: 06-02-2019 12:29
Dernière mise à jour: 06-02-2019 12:29
Lu: 13 fois


HABITAT- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ROMAN AKRAM EL KEBIR- « VIVEMENT SEPTEMBRE »

Vivement septembre. Roman de Akram el Kebir, Apic Editions, Alger 2016, 800 dinars, 288 pages

Oran. Un homme, Wahid, journaliste « free lance »,  célibataire excentrique, vivant chichement mais librement dans un deux-pièces ... « sans cuisine » (ce qui est tout dire !) , vivant d’amour (s) passagères (s) , avec de temps à autre une relation passionnelle mais toujours tumultueuse, et d’alcool (s).....avec une préférence pour la bière. « Ma vie se résume à manger, à boire et à dormir.....pas d’autre prétention que celle de me maintenir vivant » dit-il !

Un homme qui a l’air de vivre hors de sa ville, hors de son temps, ayant un gros mal de vivre. Bien qu’étant en parfait état de santé mais « fatigué de vivre » ! Pourtant, Oran est une ville réputée « bonne vivante » .C’est, peut-être, ce qui le retient à la vie, et lui fait écarter, à la toute dernière minute, les  envies de suicide.

Heureusement, il a une grande amie (en tout bien tout honneur) , Yasmina, une ex-enseignante devenue librairie (une « pure folie », car « sans trop de clients ») et femme libre et libérée (vivant en concubinage avec un ex-mari –supporté par charité féminine- et surtout pour ses trois enfants), aux idées bien arrêtées. Une felmme bien mûre, une femme « femme et demie » qui le pousse à s’extérioriser d’une autre manière .....à sortir de son « métier » de « correcteur » (de langue française, une langue « tombée en désuétude » à cause de la « politique d’arabêtisation ») et d’écrivant de petites nouvelles pour des journaux minables, mais d’écrire.....un roman 

On aura –assez difficilement – donc, un sorte de « deux (romans) en un ». Le second, avec la vie de Slimane Ali, finira mal avec la mort brutale (accidentelle , c’est-à-dire bien banale, comme la vie menée)  - du « héros », le premier, le roman de base,  finira bien....avec Yasmina et Wahid.....au lit (enfin !) . Bien souvent, le bonheur n’est ni dans la mer (avec la harga), ni dans les prés (introuvables) ,  ni dans les bouges (surchargés) ....mais juste à côté. Il faut seulement ouvrir les yeux ....à temps.

 

 

L’Auteur : La trentaine, né et vivant à Oran, il est  journaliste et c’est là son second roman, le premier, « N’achetez pas ce livre, c’est une grosse arnaque », publié en 2005, chez Dar el Gharb, une maison d’édition aujourd’hui disparue. Il y a, aussi, chez le même éditeur, un recueil de nouvelles (2003).

Extraits : « Qu’aurait été Oran , l’Algérie, le monde s’il n‘y avait pas de femmes ? Elles représentent tout de même, ici-bas, le seul espoir tenace, ancré, celui qui ne disparaît jamais ou sinon qui réapparaît toujours. Elle représente l’espoir universel » (pp 54-55), « En un mot comme en cent, les harragas cherchent à fuir l’ennui, à vivre. A vivre sans qu’on vienne les sermonner. Ils tentent l’aventure. Tout compte fait, les harragas sont de sacrés romantiques «  (p 264), « Si vous voulez que les Oranais sortent dans les rues, rien de plus simple : fermez –leur les bars et les cabarets » (p 273)

Avis : Deux romans pour le prix d’un seul......Dommage qu’il soit truffé de « coquilles », ce qui n’est pas dans les habitudes de l’éditeur.Avis aux auteurs : bien vérifier les corrections (et les contrats) avant de donner votre B.a.t

Citations : « Le décor urbain, avec ses gens et ses cafés, me sert de lecture vivante » (p 54), « Pour moi, la femme est l’égale de l’homme, et en ça , il n’y a pas : elle lui est égale, hélas ! aussi, dans la connerie » (p 55) , « Tant qu’un homme n’ a pas cassé sa pipe, sa sympathie est toujours sursitaire. Ce n’est que dès lors qu’il passera l’arme à gauche, et au vu du bilan intégral de sa vie, qu’on peut juger d’un homme s’il était chouette ou pas ! (p 63), « L’homme est ainsi fait :il a tendance à édulcorer son passé et à le rendre plus beau » (p 97), « Une pute est une femme qui se fait payer pour coucher, et qui assume pleinement son rôle. La salope, elle, se fait également payer...mais de manière sournoise, indirecte, sans jamais le reconnaître. Une salope est une pute qui ne s’assume pas » (p 126),  « A chaque fois qu’on se cuite, on vit et on meurt. Pour renaître à nouveau » (p 260),