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Khalifa Rafik

Date de création: 24-05-2008 14:30
Dernière mise à jour: 24-05-2008 14:30
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En moins de dix ans, Rafik Abdelmoumène Khalifa, était devenu le premier patron privé du pays …et il a même été désigné "Manager de l'année " en 2001 par le "Club Excellence Management et l'Isg d'Alger" (Moumène Khalifa, a reçu, par la suite, à Genève, en mai 2002, le prix du meilleur manager de l'année délivré par le Forum de Davos et le Certificat de membre de Global Leader for To morrow).
Son empire diversifié dans la pharmacie, la banque et le transport aérien, entre autres, pèse, assurait-il en 2002, un (1) milliard de dollars de chiffre d'affaires pour 200 millions de résultat net. Il était, assurait-il toujours, l'unique actionnaire du groupe "aux capitaux 100% familiaux".
35 ans (en 2003), principal sponsor de l'Olympique de Marseille (Om) et de bien des équipes sportives algériennes, Dg de Khalifa Airways et de Khalifa Bank, il est le fils de Laroussi Khalifa ,décédé en 1990. Ce dernier, ingénieur agronome, membre de l'Aln durant la Guerre de libération nationale (dans les services secrets!) a été, en 1962, ministre de l'Energie et de l'Industrie, puis ambassadeur à Londres, enfin Directeur général… d'Air Algérie…avant de se retrouver en prison de 1967 à 1969. Il lèguera, à son fils, une pharmacie….qui produira un médicament générique (le Synthol), le premier en Algérie. Le reste de la "saga" Khalifa est connu ( une chaîne de télévision en France et une radio en Grande-Bretagne, et surtout à travers le "sponsoring" socio-culturel et sportif : Olympique de Marseille, Jsk…), sauf que beaucoup s'interrogeaient déjà sur les origines exactes d'une aussi grosse fortune, apparue aux yeux de certains trop rapidement , reléguant le Groupe Cévital de Isâad Rabrab, l'autre milliardaire (300 millions de Ca et 2500 salariés….et qui a mis , dit-on, trente ans pour bâtir son entreprise) loin derrière.
D'autant que ni la banque, ni la compagnie aérienne, qui représentaient 95% de l'activité du groupe, n'étaient objectivement rentables. La suite est connue (Voir fiche Khalifa groupe/liquidation): Khalifa Rafik est aujourd'hui en fuite à l'étranger, en Grande-Bretagne (qui pose des conditions difficiles à respecter en contrepartie de l'extradition), recherché par Interpol (avis 2003/13596), accusé d'avoir transformé , entre autres, sa banque, avec bien des complicités ou des silences, en une gigantesque blanchisserie qui lui aurait permis de changer l'argent des épargnants (privés et publics) en devises et de l'envoyer à l'étranger.