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Pauvreté-Rapport Bm 2018/2019

Date de création: 16-09-2017 12:20
Dernière mise à jour: 16-09-2017 12:20
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SOCIETE- ETUDES ET ANALYSES- PAUVRETE – RAPPORT BM 2018/2019

 

La croissance économique algérienne devrait ralentir fortement cette année 2017 et au cours de la période 2018-2019, prévoit la Banque mondiale dans son dernier rapport de suivi de la situation économique de notre pays. L’institution internationale s’attend également que la croissance du PIB réel ralentisse pour s’établir à 1,8% en 2017. Cette décélération devrait continuer et atteindrait 1,0% en 2018, avant de rebondir légèrement à 1,5% en 2019. Ces prévisions correspondent à une révision à la baisse d’environ un point de pourcentage par rapport à celles de l’automne 2016.
Ces faibles projections de croissance économique, explique la Banque mondiale, sont principalement imputables à l’assainissement annoncé des finances publiques et à la croissance modérée de la production d’hydrocarbures. “Au cours de la période 2017–2019, une augmentation modeste de 2,2% de la production d’hydrocarbures résultant de la mise en production de nouveaux puits et d’une correction positive des prix du pétrole atténuera l’effet négatif de l’assainissement des finances publiques et du compte courant de la balance des paiements sur les secteurs réels non pétroliers”, indique le document. Le financement des déficits budgétaires et du compte courant de la balance des paiements devrait constituer un défi important au cours des prochaines années, estime le rapport qui, faut-il le souligner, a été publié avant la décision du gouvernement de recourir à la planche à billets. Selon la Banque mondiale, à moyen terme, “la croissance négative du PIB par habitant pourrait avoir une incidence négative sur le bien-être des ménages et la réduction de la pauvreté”. La croissance du PIB réel devrait être, en moyenne, de 1,4% par an au cours de la période 2017- 2019. “Dans la mesure où la croissance démographique algérienne est d’environ 2% par an, la croissance du PIB par habitant sera négative, à environ 0,6%”, affirme l’institution de Bretton Woods, estimant que “la pauvreté et la vulnérabilité pourraient légèrement progresser au cours de la période 2017-2019”. Cependant, la Banque mondiale précise que “les projections concernant la pauvreté en Algérie ne sont pas disponibles en raison de l’absence de données”.
Dans son constat, l’institution de Bretton Woods relève, entre autres, que les investissements directs étrangers (IDE) ont décliné et sont passés de 3,1 milliards de dollars en 2012 (1,5% du PIB) à environ 1,5 milliard de dollars en 2016 (0,9% du PIB). Diverses restrictions introduites en 2009 en matière d’IDE, et notamment un plafond de participation étrangère de 49% pour tout nouveau projet d’IDE, “n’ont pas contribué à contenir la tendance baissière des apports nets d’IDE” note le rapport, qui constate que “la réglementation des changes mise en place par l’Algérie compte parmi les plus rigoureuses des pays arabes”. Les investisseurs étrangers potentiels indiquent que ces restrictions constituent un obstacle majeur à leurs activités en Algérie. Selon le rapport, un prix du pétrole “inférieur aux attentes” est l’un des principaux risques associés à ces perspectives. Pour la Banque mondiale, la perspective actuelle suppose une vigoureuse reprise des prix du pétrole (27% en 2017). “Le pétrole ayant représenté, au cours des 3 dernières années, environ 25% de l’économie algérienne, un prix du pétrole inférieur aux projections serait la cause de tensions financières supplémentaires considérables”, avertit le rapport.