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Dahlab Saâd

Date de création: 01-09-2017 09:35
Dernière mise à jour: 01-09-2017 09:35
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HISTOIRE- PERSONNALITES- DAHLAB SAÂD Le 7 avril 1945, Saâd Dahlab s’attaque avec violence à l’administration coloniale, lors d’un premier meeting populaire à Ksar Chellala. Il rend compte des travaux du congrès des AML, tenu quelques jours avant à Alger, sous la présidence de Ferhat Abbas. Le 18 avril, il est chargé de remettre au préfet, Louis Périllier, la synthèse des revendications. Le représentant de l’administration coloniale refuse de le recevoir, et ordonne son arrestation, avec trois autres militants du PPA. Une décision qui provoque des manifestations dans cette ville, suivies d’une répression féroce. Le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, initié en coordination avec l’association Machaâl Echahid, est revenu, hier, sur les manifestations du 18 avril 1945 à Ksar Chellala, et sur un de ses enfants, en l’occurrence le défunt moudjahid Saâd Dahlab. C’est le journaliste écrivain, Amar Belkhodja, qui a permis à l’assistance de revenir 72 ans en arrière, pour revoir le jeune Saâd Dahlab animant un meeting dénonçant la France coloniale. Un geste qui lui vaudra un séjour dans les geôles de la France coloniale. Selon Amar Belkhodja, auteur de Saâd Dahlab, du PPA à Evian, les manifestations de Ksar Chellala, qui relève de la wilaya de Tiaret, ont éclaté suite à l’arrestation de quatre militants du Parti du peuple algérien (PPA), dont Saâd Dahlab, qui ont mis à profit la présence du préfet d’Alger de l’époque, Louis Périllier, pour lui faire part d’une plate-forme de revendications portant essentiellement sur l’indépendance de l’Algérie. Déboussolé par le document, le préfet s’est déplacé d’Alger à Ksar Chellala, où il a tenu une rencontre avec ses administrateurs et ses collaborateurs, pour préparer la riposte au meeting organisé quelques jours plus tôt par Saâd Dahlab et ses amis du PPA, qui ont osé dénoncer l’administration coloniale. Dahlab et ses trois compagnons sont libérés, et les agents de répression sont presque pourchassés. Mais, le 19 avril 1945, la répression frappe durement, à Ksar Chellala, Dahleb est arrêté le 25 avril 1945 et incarcéré à Bossuet, jusqu’au 8 novembre 1945. À sa sortie de prison, il reprend ses activités militantes comme cadre local du MTLD, et devient, en 1947, membre du comité fédéral. En 1947, il se porte candidat aux élections, mais les opérations de vote sont annulées, alors qu’il était sur le point de remporter la victoire contre les candidats de l’administration. Ce n’est pas pour autant qu’il baisse les bras. Le 4 avril 1948, il revient à la charge et se porte candidat à l’Assemblée algérienne. Il n’aura pas assez de voix pour faire face à son concurrent. À partir de 1949, il se rend souvent à Alger, puis il sera parmi les gérants d’une société de presse et d’édition. Il imprime les brochures du PPA-MTLD. Il fera aussi partie de la rédaction de l’Algérie Libre. Le MTLD et le PCA sont dissous le 2 novembre 1954. Plusieurs cadres du MTLD sont emprisonnés, puis libérés en 1955. Parmi eux, Saâd Dahlab. Il rejoint aussitôt le FLN. Le futur négociateur d’Evian est chargé de rétablir la liaison avec la Zone I, dans le cadre de la préparation du Congrès de la Soummam. À l’issue de ces assises historiques, il est désigné membre du Comité de coordination et d’exécution (CEE). À la naissance du GPRA, il se voit nommé membre du cabinet de M’hamed Yazid, ministre de l’Information au premier gouvernement. Il devient par la suite le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Ses amis disent de lui, qu’il n’a jamais rechigné devant la nomination, car il était convaincu qu’un militant ne choisit pas les postes. Au troisième GPRA, il se voit, de 1961 à août 1962, en charge du poste de chef de la diplomatie. Il joue alors un rôle très actif dans les négociations secrètes avec la France. Il fera partie de la délégation algérienne qui a pris part aux négociations qui ont abouti aux Accords d’Evian. Réda Malek, présent à l’hommage rendu à l’enfant de Ksar Chellala, se souvient d’un homme intelligent et qui a un grand sens de l’humour. Il dit de lui qu’il était présent dans toutes les phases des négociations, secrètes ou officielles. Ajoutant qu’il était l’animateur infatigable et la cheville ouvrière. Il avait l’art de présenter la situation la plus désespérée sous une forme métaphorique et gaie, qui mettait tout le monde à l’aise. À ce propos, il raconte plein d’anecdotes, car, en fin diplomate, l’intelligence constamment en éveil, il avait l’art d’user de son humour irrésistible pour débloquer les situations les plus ardues. À ce propos, Réda Malek se souvient du jour où Louis Joxe, exténué, arracha d’un geste vif ses lunettes et les déposa devant lui, en jetant de la main droite son stylo au bout de la table. Le geste en lui-même n’avait rien de surprenant. Il était presque familier pour les membres de la délégation algérienne. Car, chaque fois qu’il était en colère ou feignait l’être, il faisait ce geste. «Depuis quarante ans, grommela-t-il, je noue et je dénoue des ficelles cassées, je n’ai jamais vu une négociation pareille», disait-il. Saâd Dahlab lui répliquait doucement de la manière la plus détendue possible : «Mais, Monsieur, c’est la première fois que vous négociez avec des Algériens !» Il esquissa un imperceptible sourire en s’armant de nouveau de ses lunettes et de son stylo. Pour sa part, Ali Cherif est revenu sur une autre anecdote que Dahlab lui-même lui avait racontée. Tout le monde sait que lors des négociations, les discussions piétinaient, notamment sur la question du Sahara. Les Français soutenaient mordicus que le Sahara n’était pas algérien, mais «français». La délégation algérienne répliquait en faisant appel aux argume