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Essai- Djoudi Attoumi- Femmes combattantes

Date de création: 11-07-2017 09:22
Dernière mise à jour: 11-07-2017 09:22
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HISTOIRE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ESSAI , DJOUDI ATTOUMI- FEMMES COMBATTANTES Les femmes combattantes dans la guerre de libération nationale (1954-1962). Ces héroines restées dans l’ombre. Essai de Djoudi Attoumi, Editions Rym Attoumi, El Flaye-Sidi Aich (Bejaïa), 2014, 850 dinars, 350 pages La guerre de libération nationale est Une. Mais son histoire est multiple et diverse. C’est, peut-être, ce qui fait sa légende et son Histoire encore incomplètement étudiée. Beaucoup reste à faire . Il est vrai que, par le passé, tout particulièrement durant les premières décennies, l’absence d’une liberté d’études et d’expression, tant au niveau de la recherche universitaire qu’au niveau des médias (tous publics, l’édition du livre y compris), n’avait pas permis une écriture totale des faits et gestes des héros, toutes les histoires de la lutte des hommes et des femmes...et des enfants. Grande faille d’ailleurs ! Bien de grands et immenses acteurs de la guerre, peut-être parce qu’ils occupaient, après l’Indépendance, des postes de responsabilité politique, peut-être voulaient-ils oublier on ne sait quoi , peut-être.....sont partis (décès) sans laisser de mémoires. D’où , cette désagréable impression d’une « histoire à répétition » que les nouvelles générations n’arrivent pas à assimiler. D’où, l’avance prise par les thèses colonialistes développées outre-Méditerranée ; l’affaire « Furon-Bengana » n’étant qu’un énième accident de parcours. Heureusement qu’il y a, depuis 1990 tout particulièrement, une libération de la mémoire de l’« ancien » moudjahid. C’est le cas de Djoudi Attoumi (et de bien d’autres dont les ouvrages ont été présentés dans cette chronique) qui, cette fois-çi, s’est penché sur la participation de la femme, des femmes, de toutes les femmes à la guerre d’indépendance . D’Algérie et d’ailleurs. Des combattantes, des « guetteuses » assurant des gardes, des agents de liaison, des médecins, des infirmières, des « espionnes » (au sens noble du terme), des porteuses d’armes , d’argent, d’informations et d’aliments , des soutiens actifs (dont beaucoup d’ Européennes de tendance libérale d’Algérie et de France) . Des noms, des prénoms, des pseudos...connus ou non, retenus par les stèles commémoratives ou seulement par les mémoires collectives locales ou nationales : de la Kahena et Fadhma N’Soumer à Chaib Dzair, Drif Zohra, Djamila Boupacha, Djamila Bouhired, Hassiba Ben Bouali, Djamila Bouazza , Aicha Haddad, Ourida Meddad, Brarti Zahoua, les sœurs Bedj, Na Aldjia et Djamila Minne Amrane en passant par Malika Gaid, Meriem Bouattoura, Sakina Ziza, Leila Bouchaoui, Amamouche Tassadit, Rosa Melouk, Safia (la mère de Brahim Ben Brahim), Abouadoukh Zohra, Louiza Attouche, Drifa Attif, Raymonde Peschard, Fatima Bedar, Nouara Azzoug,Hassina Cheurfa, Zahia Kherfallah, Meriem Abdelaziz, Louisa Talmats , Ait Amrane Yamina, les sœurs Ighil Ahriz, Debouz Fatima, Fatma Bachi, .......et d’autres , et d’autres dans toute l’Algérie...et en France, pays de l’occupant. Des milliers, des centaines de milliers. Brutalisées, violentées, exposées, traînées par les chars , emprisonnées, humilées sur les places publiques , souvent violées (collectivement) , toujours torturées, parfois brûlées vives....mais jamais découragées. L’Auteur : Licencié en droit et diplômé de l’Ecole nationale de la Santé publique de Rennes (France), l’auteur, Djoudi Attoumi ( né en 1938 dans les Ait Oughlis) a rejoint les maquis au lendemain du congrès de la Soummam en 1956 pour être affecté au Pc de la wilaya III auprès du Colonel Amirouche.Par la suite, plusieurs postes de responsabilité. Démobilisé (sur sa demande) en août 1962, il exerça au niveau de plusieurs postes de responsabilité dans l’Administration locale, entre autres. Auteur de plusieurs ouvrages consacrés pour la plupart à la guerre de libération nationale Extrait: « La torture qui est sujet de’actualité a été pratiquée d’une façon systématique pendant la guerre d’Algérie par l’armée française....La pratique de la torture est quelque chose de courant à tous les niveaux de l’armée française » (p 167) Avis : Très riche, trop riche en informations...avec une présentation (mise en page et impression) rendant difficile la lecture. Citation : « Qu’elles soient dans les maquis, dans leurs villages, dans les centres de regroupements, dans les zones interdites ou dans les centres urbains, elles (les femmes algériennes) étaient à la hauteur de leurs responsabilités et de l’amour qu’elles portent pour leur patrie » (p 9)