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Dépenses militaires mondiales 2016- Rapport Sipri

Date de création: 08-05-2017 17:20
Dernière mise à jour: 08-05-2017 17:20
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DEFENSE- ARMES- DEPENSES MILITAIRES MONDIALES 2016- RAPPORT SIPRI -Les dépenses militaires mondiales ont atteint 1 686 milliards de dollars en 2016, soit une augmentation de 0,4% en termes réels depuis 2015, selon les nouvelles données de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), diffusées mi-avril 2017. La base de données annuelle du SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), sur les dépenses militaires, complète et mise à jour, mentionne que les dépenses militaires mondiales ont augmenté pour la deuxième année consécutive, avec un total de 1 686 milliards de dollars en 2016, la première augmentation annuelle consécutive depuis 2011 où les dépenses avaient atteint leur sommet avec 1 699 milliards de dollars. L'Institut précise, dans un communiqué de presse, que les dépenses militaires en Amérique du Nord ont connu leur première augmentation annuelle depuis 2010, tandis que les dépenses en Europe occidentale ont augmenté pour la deuxième année consécutive et ont crû de 2,6 % en 2016. Des augmentations ont été observées dans tous les pays d’Europe occidentale sauf trois, selon la même source, qui souligne que l’Italie enregistre l’augmentation la plus notable, avec des dépenses augmentant de 11 % entre 2015 et 2016. Les dépenses globales en Europe centrale ont augmenté de 2,4 % en 2016. Les dépenses ont continué de croître en Asie et en Océanie, en Europe centrale et de l’Est et en Afrique du Nord. En revanche, les dépenses ont diminué en Amérique centrale et dans les Caraïbes, au Moyen-Orient (selon les pays pour lesquels les données sont disponibles), en Amérique du Sud et en Afrique subsaharienne. Les dépenses militaires en hausse aux Etats-Unis suivi de la Chine L'Institut précise que les Etats-Unis demeurent le pays dont les dépenses militaires sont les plus élevées au monde, les dépenses militaires ayant augmenté de 1,7 % entre 2015 et 2016 à 611 milliards de dollars. En 2016, elles restent 20 % inférieures à leur pic en 2010. En dépit des restrictions légales continues sur le budget global des Etats-Unis, les augmentations des dépenses militaires ont été accordées par le Congrès, souligne Dr Aude Fleurant, directrice du programme Armes et dépenses militaires (AMEX) du SIPRI. L’accroissement des dépenses militaires américaines en 2016 pourrait signifier la fin d’une tendance à la baisse des dépenses résultant de la crise économique et du retrait des troupes américaines d’Afghanistan et d’Irak. Par ailleurs, les dépenses militaires de la Chine, deuxième plus grand dépensier en 2016, ont augmenté de 5,4 % à 215 milliards de dollars, soit un taux de croissance beaucoup plus faible que les années précédentes, tandis que la Russie a augmenté ses dépenses de 5,9 % en 2016 à 69,2 milliards de dollars, ce qui la place au troisième rang des plus grands dépensiers, même si ses dépenses en 2016 ne représentent que 27 % du total combiné des pays européens membres de l’Otan. Au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite, troisième plus grand dépensier en 2015, passe au quatrième rang en 2016. Les dépenses du royaume ont diminué de 30 % en 2016 à 63,7 milliards de dollars, malgré sa participation continue dans des guerres régionales comme c'est le cas au Yémen. En Inde, les dépenses militaires ont augmenté de 8,5 % en 2016 à 55,9 milliards de dollars, ce qui en fait le cinquième plus grand dépensier. Large diminution des dépenses militaires dans de nombreux pays exportateurs de pétrole La chute des revenus du pétrole et les problèmes économiques liés au choc pétrolier ont forcé de nombreux pays exportateurs de pétrole à réduire leurs dépenses militaires, souligne Dr Nan Tian, chercheur au programme AMEX du SIPRI, qui souligne que les réductions les plus importantes des dépenses militaires en 2016 sont liées à la baisse des revenus pétroliers au Venezuela (-56 %), au Soudan du Sud (-54 %), en Azerbaïdjan (-36 %), en Irak (-36 %) et en Arabie saoudite (-30 %) qui a enregistré entre 2015 et 2016, la plus forte baisse des dépenses en valeur absolue de 25,8 milliards de dollars. D’autres baisses notables ont été observées en Angola, en Equateur, au Kazakhstan, au Mexique, au sultanat d'Oman et au Pérou. Seulement deux des 15 pays réalisant de fortes diminutions des dépenses en 2016 ne sont pas exportateurs de pétrole, indiqué l'institut, ajoutant que les dépenses du Brésil ont continué de diminuer suite à l’aggravation de la crise économique. En revanche, concluent les données de l'institut international, certains d'autres pays exportateurs de pétrole, qui sont mieux équipés économiquement pour faire face aux chocs pétroliers pourraient poursuivre leurs projets de dépenses comme en 2016. Les dépenses militaires mondiales représentent 2,2 % du PIB mondial en 2016 En 2016, les dépenses militaires mondiales représentent 2,2 % du PIB mondial. Les dépenses militaires en pourcentage du PIB ont été les plus élevées au Moyen-Orient (pour les pays dont les données sont disponibles), avec une moyenne de 6,0 % du PIB en 2016, tandis que les plus basses ont été observées dans les Amériques, avec une moyenne de 1,3 % du PIB. Les dépenses en Afrique ont diminué de 1,3 % en 2016, seconde année de diminution après 11 années consécutives d’augmentation. Cela s’explique principalement par les réductions des dépenses par les pays exportateurs de pétrole en Afrique subsaharienne (par exemple, l’Angola et le Soudan du Sud). ! En Asie et en Océanie, les dépenses militaires ont augmenté de 4,6 % en 2016. Les dépenses militaires combinées en Amérique centrale, dans les Caraïbes et en Amérique du Sud ont diminué de 7,8 % à un niveau qui n’avait pas été observé depuis 2007, selon l'institut. Le SIPRI est un institut international indépendant de recherche sur les conflits, les armes et leur contrôle et le désarmement. Fondé en 1966, le SIPRI fournit des données, des analyses et des recommandations basées sur des sources ouvertes, aux responsables politiques, aux chercheurs, aux médias et à tout public intéressé. Le SIPRI est régulièrement classé parmi les think tanks les plus réputés au monde.