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Presse - Liberté de la presse- Rapport Freedom House 2017

Date de création: 08-05-2017 17:07
Dernière mise à jour: 08-05-2017 17:07
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COMMUNICATION –ETUDES ET ANALYSES- PRESSE- LIBERTE DE LA PRESSE- RAPPORT FREEDOM HOUSE 2017 L’organisation non gouvernementale (ONG) américaine Freedom House a estimé, vendredi 28 avril 2017, que la presse n’est pas libre en Algérie. Dans son rapport annuel, cette ONG, basée à Washington, a, encore une fois, classé l’Algérie parmi les pays où la presse est mise à mal, avec un score qui éloigne notre pays de certains de ses concurrents maghrébins et africains en termes de libertés. Le rapport, qui porte sur 199 pays a, en effet, classé l’Algérie parmi les pays qui ont obtenu des scores peu reluisants allant de 81 à 90, c’est-à-dire des pays où “la détérioration de cette liberté ne cesse de se poursuivre”. Autrement dit, l’ONG a classé l’Algérie parmi les pays dont l’indice mesurant la liberté de la presse au niveau mondial est au plus bas depuis 13 ans, sachant qu’environ 45% de la population mondiale vit dans un pays où la presse n’est pas libre. Ainsi, Freedom House pointe l’Algérie et la classe aux côtés du Maroc, de la Russie, de la Chine, de la Bolivie, de la Pologne, de la Hongrie, de la Serbie, de la Libye, de la Turquie et autre Burundi. Et si ladite ONG s’inquiète encore des facteurs majeurs qui interfèrent pour réduire la presse au silence, il est évident qu’elle pointe du doigt les gouvernements qui ont multiplié les mesures pour contrôler plus étroitement encore les médias, notamment en les étouffant financièrement. “Le recul de la liberté de la presse au niveau mondial devrait se poursuivre en l’absence d’orientations fortes des États-Unis, des membres de l’Union européenne (UE) et d’autres démocraties”, prévient Freedom House qui révèle, par ailleurs, que certains pays européens connaissent la même tendance, à l’image de l’Italie et de la Pologne où on enregistre un “recul modéré”, mais inquiétant. Contre toute attente, l’ONG a souligné une légère évolution de la liberté de la presse dans certains pays voisins, comme la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Liberia, l’Afrique du Sud et autre Bénin. L’ONG ne s’arrêtera pas au constat. Elle avertira que “si l’administration persiste à critiquer durement le journalisme factuel et prend des mesures menaçant la liberté de la presse, la capacité des États-Unis à mettre sous pression les États contrevenants sera plus réduite. Du reste, seulement 13% de la population mondiale bénéficie d’une presse libre, c’est-à-dire d’un environnement médiatique où la couverture des nouvelles politiques est assurée sans contraintes, où la sécurité des journalistes est garantie, où l’intrusion de l’État dans les affaires médiatiques est minime et où la presse n’est pas soumise à des pressions financières et judiciaires”. Cela dit, Freedom House a révélé que 10 pays, dont la Corée du Nord, la Syrie, l’Azerbaïdjan, la Crimée, Cuba, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, l’Iran, le Turkménistan et l’Ouzbékistan, sont considérés comme “les territoires les plus défavorisés au monde en termes de liberté de la presse”. Ainsi, Freedom House vient confirmer, avec la même tonalité le rapport publié, mercredi dernier, par Reporters sans frontières (RSF), pour qui “jamais la liberté de la presse n’a été aussi menacée”. .