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Alger/Villa Montfield

Date de création: 06-03-2017 12:19
Dernière mise à jour: 06-03-2017 12:19
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HABITAT- VILLE – ALGER/VILLA MONTFIELD

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La locataire du moment, l'ambassadrice Joan A. Polaschik, vient de révéler quelques petites anecdotes croustillantes sur cette superbe demeure qui surplombe la capitale algérienne. Appréciez plutôt.

Il y a des maisons comme ça qui marquent l'histoire. La villa Montfeld, résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis à Alger, en fait incontestablement partie. La locataire du moment, l'ambassadrice Joan A. Polaschik vient de révéler quelques petites anecdotes croustillantes sur cette superbe demeure qui surplombe la capitale algérienne. «La villa Montfeld, en fait, a joué un rôle très important dans l'histoire diplomatique récente des Etats-Unis», a souligné la diplomate américaine à l'occasion. Célébrant la désignation de la villa Montfeld au registre du secrétaire d'État américain des propriétés reconnues pour leur valeur culturelle et historique, Joan A. Polaschik commence par évoquer un des principaux faits marquants des relations bilatérales entre les deux pays, à savoir la libération des diplomates américains détenus en Iran. «En novembre 1979, lors de la célébration du 35éme anniversaire de la révolution algérienne, le conseiller américain à la Sécurité nationale, Brzezinski, a rencontré confidentiellement le Premier ministre iranien Bazargan à Alger pour discuter de l'avenir des relations irano-américaines», rapporte Madame Polaschik. «Trois jours plus tard, l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran était occupée,déclenchant ainsi la crise des otages à Téhéran», ajoute-t-elle. «Fin 1980, le secrétaire d'Etat-adjoint, Warren Christopher, fait la navette entre Alger et Washington pour négocier un accord en vertu duquel les otages seraient libérés. Les négociations, menées par une équipe compétente de diplomates chevronnés algériens dirigée par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Seddik Benyahia, étaient, aux dires du secrétaire d'Etat-adjoint Christopher 'la mise en oeuvre d'une brillante diplomatie'' qui a abouti aux Accords d'Alger du 19 janvier 1981», poursuit-elle. Joan A. Polaschik souligne le fait que quand Christopher se trouvait à Alger, la villa Montfeld lui servit comme siège et de site pour les fréquentes consultations avec ses homologues algériens. Pour revenir un peu plus loin à l'histoire de la villa Montfeld, les Etats-Unis en ont pris possession le 1er juillet 1947 et depuis cette date elle est devenue la résidence de l'officier principal américain en Algérie. «Le 29 septembre 1962, les Etats-Unis ont officiellement reconnu l'Algérie, et le consulat général a été élevé au rang d'ambassade. Depuis 1962 jusqu'à aujourd'hui - avec une interruption en tant que Section des intérêts américains de l'ambassade de Suisse de 1967 à 1974, cette ambassade a été responsable de la conduite des relations avec l'Algérie indépendante et la villa Montfeld la résidence officielle de l'ambassadeur des Etats-Unis à Alger», a tenu à rappeler la responsable US. «La maison originale est estimée avoir été construite entre 1853 et 1863 et remodelée entre 1876 et 1895. Le remodelage a été supervisé par Benjamin Bucknall, un architecte anglais du néo-gothique en Angleterre et au Pays de Galles qui, une fois arrivé en Algérie, a complètement changé son style en architecture néo-mauresque», a-t-elle indiqué pour nous plonger encore plus dans la riche histoire de cette merveille architecturale. Ce n'est donc pas pour rien que la villa Montfeld a été ajoutée à cette prestigieuse liste qu'est le registre du secrétaire d'Etat qui ne comprend que 26 propriétés dans le monde. C'est la liste officielle des propriétés importantes qui occupent une place significative au patrimoine diplomatique américain à l'étranger. Afin qu'une propriété soit nommée, celle-ci doit avoir une importance culturelle, historique ou architecturale. Il va sans dire qu'il faut également que la propriété ait joué un rôle important dans l'héritage diplomatique des Etats-Unis. La longue histoire de cette passionnante villa n'est donc pas près de s'arrêter...