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Transferts à l'étranger

Date de création: 02-02-2017 23:33
Dernière mise à jour: 02-02-2017 23:33
Lu: 36 fois


SANTE- MALADE- TRANSFERTS A L’ETRANGER

Quelque 163 malades ont été transférés à l'étranger dans le cadre de la contractualisation entre la Caisse de sécurité sociale et les établissements hospitaliers étrangers, selon la commission nationale en charge de cette mission.

Lors d'une rencontre nationale d'orientation au profit des centres hospitaliers organisée jeudi dernier à Alger par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (mi-janvier 2017) , le président de la commission médicale nationale pour les soins à l'étranger (CMN) a indiqué que le nombre de patients transférés à l'étranger est passé de 6693 en 1987 à 1282 en 2005 pour atteindre 163 en 2016. Les maladies cardiovasculaires viennent en tête des pathologies nécessitant un transfert à l'étranger dans des établissements conventionnés avec la caisse de sécurité sociale (17 malades), suivies des maladies de l'œil (8 transferts), neurochirurgicales (91 patients), cancéreuses (12 malades) outre les cas de chirurgie orthopédique (04) et d'autres affections chroniques pour la plupart (34), a détaillé le responsable.
Pour le Pr. Bougherbal, la baisse du nombre de malades transférés à l'étranger s'explique par l'amélioration des soins prodigués dans le pays tant en termes d'augmentation du nombre de praticiens que de la disponibilité des équipements médicaux. Concernant le refus par les hôpitaux européens d'admettre des malades nécessitant des greffes d'organes (insuffisants rénaux), Pr Bougherbal a fait savoir que ces établissements étaient soumis à des lois rigoureuses leur faisant obligation de privilégier leurs nationaux en cas de disponibilité de greffon. Certaines structures spécialisées européennes refusent de prendre en charge des malades algériens en dépit de conventions les, liant à la caisse de sécurité sociale en raison de l'absence de personnels à même d'assurer leur suivi en Algérie, a-t-il ajouté. Le Pr. Bougherbal a mis en évidence certaines carences liées à la sélection des malades nécessitant un transfert à l'étranger à l'instar de l'absence d'un consensus de diagnostiques et thérapeutiques, d'une approche intersectorielle de soins et la non implication des comités nationaux.  Le responsable a préconisé une approche intersectorielle de soins par l'identification d'un réseau de soins et la redynamisation des conventions avec un contrat financier liant le bailleur de fonds et l'équipe soignante prestataire.



Selon le Pr Bougherbal l’Algérie n’a pas mis fin aux transferts de malades à l’étranger mais les a réduit de façon drastique. Ainsi, seuls les cas exceptionnels, qui ne peuvent être pris en charge en Algérie, sont transférés à l’étranger dans le cadre de conventions intergouvernementales. De 10 000 durant les années 1990, le nombre de transferts pour soins à l’étranger est passé à 430 en 2009 pour atteindre 163 l’année dernière. L’objectif primordial, selon le Pr Bougherbal est de diminuer les coûts exorbitants dépensés par la sécurité sociale et de ne transférer que les cas dits urgents. Rappelons qu’en moins de 20 ans, la CNAS a dépensé quelque 10 milliards de dinars représentant les coûts de soins à l’étranger. Notre interlocuteur expliquera que les pouvoirs publics ont ainsi adopté un programme de réduction des transferts pour soins à l’étranger entre 2006 et 2009 dans le but de diminuer les coûts et de résorber la liste d’attente des malades. L’objectif de ce programme est «de supprimer à terme les transferts des malades à l’étranger à travers l’amélioration des programmes de santé, le renforcement des plateaux techniques et la formation des équipes soignantes. Ainsi, l’une des premières nécessités est de doter les structures de santé de moyens matériels et humains mais aussi de former des équipes médicales dans le cadre de conventions avec des hôpitaux étrangers.



Créée par arrêté interministériel n°026 du 03 août 1995 et modifié par l’arrêté ministériel du 10/01/1999, la CMN a été installée le 21 août 1995. Elle est chargée de placer les malades, en priorité, dans les structures conventionnées par la CNAS, selon un forfait établi. La prise en charge concerne «les pathologies présentant un risque vital, sans solution thérapeutique dans une structure nationale et présentant toutefois un espoir de guérison. Lors de la décennie noire, la CMN accordait une attention particulière aux victimes de traumatismes balistiques, liés au terrorisme. Aujourd’hui, seules les pathologies qui ne peuvent être traitées localement sont prises en charge à l’étranger. Les transferts pour des soins à l’étranger ont été réduits de 30% en 2007 et de 20% en 2008 .
Dans le cadre du programme 2006-2009, la CMN ne donne désormais son aval qu’aux seuls cas «exceptionnels». La CNM peut, néanmoins, «être saisie dans le cadre de l’urgence», est-il précisé. Des conventions intergouvernementales ont été signées avec des pays européens, en l’occurrence la France (accords avec des hôpitaux publics), la Belgique, la Suisse et la Grande-Bretagne, notamment avec l’hôpital Cromwell de Londres pour le traitement des cardiopathies infantiles.