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Arabité- Ouvrage collectif

Date de création: 23-01-2017 18:46
Dernière mise à jour: 23-01-2017 18:46
Lu: 30 fois


CULTURE- BIBLIOTHEQUE D’AL MANACH- ARABITE- OUVRAGE COLLECTIF

Algérie arabe. En finir avec l’imposture. (Recueil de textes) Ouvrage collectif coordonné par Rabah Aït Messaoud, Hand Baïri, Hend Sadi (dessin de couverture de Hichem Baba-Ahmed, le Hic)  Koukou Editions, Alger 2016, 247 pages, 600 dinars .

Dix-sept textes, longs (comme ceux de Slimane Benaissa, d’Arezki Metref  et de Kateb Yacine) ou/et courts (comme ceux de Yahia Belaskri , de Mohia et et  de Amin Zaoui) , des textes bien connus ou nouveaux, tous percutants de vérités,  tous d’écrivains , journalistes, poètes, auteurs de théâtre, de cinéma, chanteurs, enseignants,des femmes et des hommes, des berbérophones et des arabophones, algériens et marocains......et quelques voix disparues .En tout dix-neuf personnes. De Kateb Yacine, Jean Amrouche, Mohia et  Amin Zaoui,  à Lounis Ait Menguellet ,Yahia Belaskri, Ben Mohamed, Nabile Farès, Abdellatif Chaouite et  Arezki Metraf en passant par Simane Benaïssa, Assia Djebbar, Salah Guemriche, Meryam Demnati , Mouloud Zedek et  Malika N’Ath Kaci-Arabi.......

Au départ, une idée bien simple mais géniale émise –en 1985 – par un génie de notre littérature nationale :Kateb Yacine . « Alléger « l’Histoire des Berbères » d’Ibn Khaldoun pour en faire un livre de combat ». Une idée reprise par nos trois mousquetaires de la culture amazighe sous une autre forme : un livre collectif qui interroge l’identité algérienne d’aujourd’hui en sollicitant des auteurs de notre temps.

Une interrogation somme toute assez naturelle qui aurait dû, qui aurait pu venir bien plus tôt  de la part de chercheurs des laboratoires  universitaires algériens , ici même, sur le sol national et non à l’étranger et dans le calme et le dialogue,  n’eussent été les pesanteurs bureaucratiques et, surtout, les hostilités politiciennes autoritaristes et « orientales » qui, jusqu’en 90 , avaient « verrouillé » le champ de la recherche , de la réflexion et de l’expression socio-culturelle (et cultuelle)  .

 

Les Auteurs : Militants de longue date pour la culture amazighe et liés par une amitié de plus de quarante ans

Extraits : « Comme je me suis insurgé contre l’Algérie française, je m’insurge contre l’Algérie arabo-musulmane. On ligote un peuple à travers une langue et une religion. Je ne suis ni arabe, ni musulman. Je suis algérien. Assumons d’abord d’Algérie » (Kateb Yacine, Interview, Le Monde, 11-12 août 1985, p 15) , «...Les Imazighen mettent volontiers sur le compte des seuls « Arabes »l’oppression millénaire et la négation de l’être berbère.Si cette double accusation n’est pas humainement fausse, elle est historiquement injuste » (Salah Guemriche, , p 167)

Avis : Ne pas se fier au titre assez « accrocheur ». Des textes très, très engagés (celui de Salah Guemriche est , peut-être , le plus serein) beaucoup plus pour « éclairer notre avenir », en faveur de la culture amazighe et d’une interrogation sur l’identité algérienne réelle que contre la culture arabe.....Plutôt contre une certaine d’ « arabiser »

 Citations : « Si nous ne savons pas encore tous clairemnet ce que nous voulons, du moins, savons-nous tous ce que nous ne voulons pas «  (Rabah Aït Messaoud, Hand Baïri, Hend Sadi, p 25) , « Une identité est un processus en mouvement, une construction et elle est en rapport avec l’Autre, celui qui nous tend le miroir. La terre algérienne a vu nombre de peuples y déferler......Tous ont laissé une part d’eux-mêmes qui m’a constitué  »  (Yahia Belaskri, p 41), « Ma mère est une évidence naturelle et non un article constitutionnel » (Slimane Benaissa, p 79), « Une langue pour moi, c’est la vie, la nécessité.....Je n’ai qu’une langue maternelle, de même qu’on n’a qu’une seule mère. C’est le berbère » ( Arezki Metref, p 198)