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El Mahdi Amele - Sous le pavillon des Rais

Date de création: 19-12-2016 11:59
Dernière mise à jour: 19-12-2016 11:59
Lu: 60 fois


ïHISTOIRE- BIBLIOTHEQUE D’ALGERIE- EL MAHDI AMELE- SOUS LE PAVILLON DES RAIS

Sous le pavillon des Raïs. Roman de Amèle El Mahdi. Casbah Editions, Alger 2016, 188 pages, 800 dinars.

L’histoire d’El Djazaïr, racontée (en diagonale et romancée).....par ce qui fait fantasmer le peuple d’Alger depuis quelques décennies.....le fameux canon « Baba Merzoug », actuellement en « otage » à Brest, avec sur sa bouche pointée vers le haut, un coq gaulois (« né » en 1542- an 949 de l‘hégire - ...de père Vénitien, Sebastine Cor Nora). Le plus grand canon de fonte de l’époque et qui ne sera égalé par aucun autre (sept mètres de long, douze tonnes de poids , près de 5 kilomètres de portée et des boulets de 60 kilos). El Djazair devint , durant près de trois siècles , El Mahroussa.

Mais ,seulement un pan de l’histoire d’Alger entre le XVIè et le XIXè siècles. A partir du « règne »  de Aroudj Barberousse qui s’autoproclama sultan (roi) d’El Djazair après avoir « éliminé » le prince Selim Ettoumi. « Occupation », « Présence »....c’est un peu pour effacer ces termes estimés partiaux et subjectifs par beaucoup qu’on se contentera , avec l’auteure, du noble terme  de « Régence » ottomane ; le premier « Beyler-bey » étant Kheireddine Barberouse.  Une ville  convoitée par ses richesses (les butins entreposés au fil des ans par les corsaires et leurs chefs : les derniers occupants avaient « exporté » vers la France 62 tonnes d’or, 241 tonnes d’argent et une quantité considérable de bijoux, de pierreries...) ), crainte parce qu’elle servait de refuge, quasi-imprenable et disait-on protégé par la « baraka » de ses nombreux saints (Charles Quint en sut quelque chose),  a des  corsaires redoutables ne facilitant pas la navigation maritime commerciale, en Méditerranée, des pays du Nord,  mais  haïe pour sa pratique d’abord de la religion musulmane mais aussi de l’esclavage (qui, d’ailleurs, était pratiqué par bien des pays du Nord de la Méditerranée) .El Djazair comptait, un certain moment jusqu’à six bagnes et trente mille captifs chrétiens 

L’Auteure : Ancienne professeure de mathématiques, elle se consacre aujourd’hui à l’écriture. Déjà auteure de deux romans, d’un conte fantastique et d’un livre de contes pour enfants. Une habituée de Casbah Editions.

Extrait : « La guerre est-elle moins laide si elle faite avec de belles armes ? La mort n’est-elle pas plus hideuse si elle est provoquée par un pistolet en or ? Ou bien le sang n’est-il pas plus aussi rouge si c’est un yatagan incrusté de diamants qui le fait couler ? » (p 52)

Avis : Une partie de l’histoire d’Alger romancée.....assez (trop ?) positive

Citations : « L’histoire des nations aussi puissantes soient-elles , ne diffère pas tellement de celles des petites gens » (p 85), « Ce sont le malheur et le dénouement qui révèlent ce qu’il y a de meilleur dans l’être humain » (p 127)