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Environnement scorpionnique -Statistiques Institut Pasteur

Date de création: 06-11-2018 19:42
Dernière mise à jour: 06-11-2018 19:42
Lu: 19 fois


ENVIRONNEMENT- DANGER- ENVENIMATION SCORPIONNIQUE- STATISTIQUES INSTITUT PASTEUR

 

Ouargla, M’sila, Djelfa, El Oued, Biskra…, des villes sahariennes et des Hauts-Plateaux les plus touchées par l’envenimation scorpionique depuis toujours, leaders de la lutte contre cet arachnide aussi dans une Algérie qui occupe la première position en nombre de piqués devant le Maroc, le Brésil et l’Arabie Saoudite.

 

Une étude épidémiologique effectuée par le Dr B. Sadeddine de l’EPH Ben Badis de Sidi Bel Abbès entre 2005 et 2010 affiche une fourchette de mortalité entre 50 et 100 personnes chaque année, dont des enfants de 5 à 14 ans. Une préoccupation, un problème de santé publique qui coûterait 89 millions de dinars au Trésor public. 

L’étude pose d’emblée comme défis majeurs : le renforcement de l’action intersectorielle au niveau local et l’amélioration de la qualité de la prise en charge. Elle confirme la courbe ascendante de l’incidence du scorpion qui piquait près de 20 000 personnes en 1991 alors que le nombre dépasse les 50 000 en 2010 et de nos jours. La mortalité par envenimation scorpionique passe de 106 décès en 1991 à 69 en 2010.

Les statistiques de l’Institut Pasteur d’Algérie font état de 43 150 piqûres en 2016, contre 46 762 en 2015, soit une baisse de 8% entre 2015 et 2016. Les décès, par contre, ont augmenté avec 47 en 2016, contre 38 en 2015, soit une hausse de 24% entre 2015 et 2016, alors que l’année 2017 a enregistré 58 décès dans 17 wilayas du pays.

Pour la wilaya de Ouargla dont les deux derniers décès ont défrayé la chronique, le nombre de piqués a atteint les 1729 durant le premier semestre de l’année en cours.

Un nombre minime par rapport aux années précédentes, à en croire le Dr Djamel Mammeri, épidémiologue à la direction de la santé et de la population de la wilaya de Ouargla (septembre 2018) , qui souligne l’importance des mesures de prévention mises en œuvre, notamment sur les ondes de la radio locale ainsi que les caravanes itinérantes à travers les communes. Le nombre de décès enregistré à ce jour est de 6, contre 7 l’année dernière qui a enregistré 2524 piqûres de scorpion, selon la même source.

Des chiffres dans les normes saisonnières enregistrées également en 2016, qui a recensé 7 décès et 2772 piqûres. Depuis le décès du Dr Aïcha Aouissat et du petit Abderahim, qui ont tous deux passé plus d’une semaine en soins intensifs à l’EPH Mohamed Boudiaf, une commission d’enquête dépêchée à Ouargla s’est enquise des conditions de l’hospitalisation et du décès de la première