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Essai- Badjadja Abdelkrim

Date de création: 26-10-2016 12:47
Dernière mise à jour: 26-10-2016 12:47
Lu: 113 fois


HISTOIRE- BIBLIOTHEQUE D’AL MANACH- ESSAI- BADJADJA ABDELKRIM

La bataille de Constantine : 1836-1837. Essai de Badjadja Abdelkrim. Chihab Editions, Alger 2016, 171 pages, 850 dinars.

Ahmed Ben Mohamed Chérif (Hadj Ahmed Bey) est né en 1787 à Constantine. Son grand-père, Ahmed Bey El Kolli était un turc ayant régné à Constatine de 1756 à 1771. Le père d’Ahmed Bey , Mohamed Chérif, était un kourougli, qui fut khalifa (lieutenant) du Bey Hossein de 1792 à 1795. De même que son père , Mohamed Chérif , qui épousa  une fille Bengana, Hadja Rokia qui donna naissance à Ahmed Bey.

La maison natale , Dar Oum Noum se trouvait à l’emplacemnt précis du Centre culturel de l’Anp (ex-Mess des officiers), en face du Palais du Bey.

A dix-huit ans, il fut nommé Caid El Aouissi (chef des Haracta) par Abdallah Bey (1805) ....C’est en août 1826 qu’il fut désigné par le Dey Hussein  comme Bey de Constatine succédant ainsi au fantasque Bey Manamani.

27 juin 1830 : Les troupes françaises débarquent sur les plages de Sidi Fredj. Hadj Ahmed Bey se trouvait sur le champ de bataille avec ses hommes ....mais, on n ’écouta guère sa proposition d’une autre stratégie que celle de l’Agha Ibrahim , le gendre du Dey.

Août 1830, la ville de Bône (Annaba) est prise par les Français ....avec, pour objectif, de s’en servir de base de départ pour la conquête de Constantine.

Première bataille de Constantine  fin 1836 avec une armée française de 8 800 hommes .......face à une armée algérienne de 9 900 hommes environ (dont 2400 défendant la ville) . La stratégie constantinoise (défense de la ville, laisser venir l’ennemi, l’enfermer entre l’attaque ,grâce à une troupe battant la campagne, et la défense)  est payante et l’armée français essuie une très lourde défairte

Deuxième bataille, en octobre 1837...mais ,cette fois-ci, en raison surtout d’erreurs et de contradictions du commandement constantinois, l’armée française (forte de 13 000 hommes) entre dans la ville le 13 octobre face à une résitance populaire incroyable.

Ahmed Bey continuera la lutte plusieurs années de suite....juqu’en 1848. Fait prisonnier, il mourra en captivité à Alger, le 30 août 1850. Il fut enterré à la zaouia de Sidi Abderrahmane à Alger, laissant trois veuves et deux filles.

 

L’Auteur : Né à Constantine, conservateur des archives de de la wilaya de Constatine( 1974-1991) , il a été directeur des Archives de la wilaya de Constantine, puis directeur général des Archives nationales de 1992 à 2001. Il a occupé plusieurs fonctions électives au sein des organes du Conseil international des Archives. Auteur de plusieurs ouvrages et communications

Avis : L’ouvrage a déjà été publié dans des journaux (El Moudjahid puis An Nasr) en 1982, puis en 1984 (Editions Dar el Baath), mais il conserve intacte sa valeur historique. Beaucoup d’éclairages, bien des questionnements.....Polémiques en vue ?

Extraits : «Les deux chefs de la résistance de l’époque (Emir Abdelkader et Hadj Ahmed Bey) commirent la même erreur que celle de nos premiers ancêtres, Massinissa et Syphax, deux princes berbères qui avaient choisi de s’entretuer au lieu de s’unir  , en faisant alliance avec les deux impérialismes de l’antiquité : Rome pour le premier, et Carthage pour le second. Résultats des courses tant pour l’Antiquité que pour le début de la période contemporaine : l’Algérie perdit son indépendance » (p 109), « Il y a trop de lectures sur l’Emir Abdelkader, et peu ou pas sur Hadj Ahmed Bey » (p 115),

 Citations : « Les ignorants ne savent pas combien l’archive est le moteur de la mémoire, l’élément indispensable à l’écriture de l’histoire ; sans elle, pas d’histoire  » ( p 123) , « Le mythe des « héros » est dangereux, surtout le jour où des vérités vont apparaître pour éclabousser ceux que l’on croyait de preux chevaliers sans reproche » (p 148)