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Temmam Abdelmalek

Date de création: 29-10-2018 10:59
Dernière mise à jour: 29-10-2018 10:59
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HISTOIRE- PERSONNALITES- TEMMAM ABDELMALEK

 

Abdelmalek Temmam a été le premier directeur, dès le lancement du journal El Moudjahid –Historique) , et a assumé ce poste jusqu’au mois de février 1957, lorsque la publication était éditée à Alger, dans la clandestinité  . Abdelmalek Temmam avait déclaré, en 1974, dans une interview au journal quotidein El Moudjahid, que c’ était lui qui a été chargé par les dirigeants de la Révolution de créer un journal, et que c’était lui qui avait rédigé l’éditorial du premier numéro, intitulé «Bulletin de naissance», contrairement à la croyance qui l’a attribué au chahid Abane Ramdane. Dans cet édito, il y avait mis tout son talent de rédacteur, où il avait écrit : «Ce n’était, certes, pas trop tôt qu’un organe du maquis vienne combler un vide certain pour faire connaître au peuple algérien en lutte et au monde polarisé par la guerre d’Algérie, la voix de nos combattants. El Moudjahid, s’ajoutant à Résistance Algérienne, sera le porte-parole autorisé du FLN et le miroir de l’Armée de Libération Nationale.»

Abdelmalek Temmam est né le 25 février 1920, à Alger. Son enfance, il la passera à La Casbah, où il avait effectué ses études primaires dans la mythique école Fateh. C’était un bon élève. Grand sportif, il adhérera à la section gymnastique du club sportif de l’AGVGA, et un peu plus tard, en 1940, il s’inscrira au club de basket du Mouloudia d’Alger. Un club connu pour être l’école du nationalisme. En effet, Temmam adhère, dès 1941, au PPA.  Trois phases : avant 1954, entre 1954 et juin 1957 (date de son arrestation) et enfin la période d’incarcération jusqu’à l’indépendance. Avant le déclenchement de la Révolution de Novembre, et investi dans le mouvement national, il écrivait des articles qu’il publiait dans quelques revues et journaux clandestins. Avec un penchant pour l’écriture et un grand intérêt pour l’économie et la politique, il avait, dès son entrée au PPA, fait partie du comité de rédaction du journal du parti. Très proche de Benyoucef Benkhedda,, il avait fait partie du comité de rédaction du journal l’Algérie Libre. En 1941, il avait rejoint le Comité d’Action Révolutionnaire Nord-Africain. Convaincu que l’ennemi de son ennemi était son ami, le rôle du CARNA était de gagner la collaboration de l’Allemagne en faveur du mouvement national. La seconde partie de sa vie de militant se caractérisera par plus d’actions et par des responsabilités plus importantes. En effet, pas longtemps après avoir rejoint les rangs du FLN, décision qui coulait de source, il participera, au mois d’août 1955, avec Ahmed Ben Bella, aux discussions de San Remo en Italie. Discussions qui allaient aboutir à l’entrée des centralistes au FLN. Présenté, par Gilbert Meynier et Mohamed Harbi, comme l’idéologue du FLN, Temmam a joué un grand rôle, lors de sa participation au Congrès de la Soummam. Membre suppléant du Congrès, puis membre suppléant du CNRA, il en a été l’un des inspirateurs. Il avait été l’un des principaux concepteurs et rédacteurs du volet économique de la plate-forme du Congrès de la Soummam. Quelques mois plus tard, au mois d’octobre 1956, il était chargé d’une mission à Paris auprès de la Fédération de France, pour expliquer les textes du Congrès. De février à juin 1957, après l’arrestation de Brahim Chergui, il avait été désigné chef de la zone autonome d’Alger. Après la grève des 8 jours, il était devenu le seul représentant officiel du CCE. Au mois de juin 1957, il est arrêté. Condamné à 10 ans de prison, il écopera sa peine dans plusieurs prisons. Son incarcération n’a pas mis fin à son engagement, car, durant sa période de détention, il avait, avec Brahim Chergui et Mohamed Alaoui, formé des groupes, dont le but était de combattre l’administration et de maintenir le moral des détenus. À l’indépendance, il occupera plusieurs postes à responsabilités. Le premier, au regard de son profil, a été celui de Directeur général du Plan et des Études économiques. C’est lui qui a été chargé de l’édification d’une première banque nationale algérienne à caractère commercial, strictement orientée vers le développement de l’économie du pays. La BNA avait officiellement vu le jour, au mois de juillet 1966. Après l’avoir dirigé durant les premières dix années, il sera nommé, au mois de février 1976, ministre des Finances. En dépit d’une grave maladie, il continuera à assumer ses fonctions. Il est rappelé à Dieu le 11 février 1978.