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Rapport Foreign Policy 2016

Date de création: 13-09-2016 10:03
Dernière mise à jour: 13-09-2016 10:03
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RELATIONS INTERNATIONALES –ETUDES ET ANALYSES- RAPPORT FROREIGN POLICY 2016

 

La vision américaine de la région du Maghreb a été, selon Foreign Policy (septembre 2016)  façonnée par le prisme de la guerre froide qui «met le Maroc et la Tunisie comme des alliés, alors que l’Algérie comme leader des non-alignés est vue avec suspicion».

Le leadership de l’Algérie en vue de parvenir à restaurer la paix  en Libye, au Mali et en Syrie, est très important et sur chacune de ces questions nous travaillons en étroite collaboration», affirmait, en juillet dernier, Antony Blinken, secrétaire d’Etat adjoint américain, lors de sa visite en Algérie.

Les responsables américains ont toujours mis en relief l’étroite collaboration en matière de lutte contre le terrorisme entre les deux pays et le niveau de coopération stratégique qui existe entre eux. Si les relations ont été quelquefois perturbées par les rapports du département américain qui ne satisfont que rarement Alger, la coopération n’en a, à aucun moment, souffert. Seulement aux Etats-Unis, on ne voit pas les rapports avec l’Algérie sous le même angle.

L’institut de recherche américain Foreign Policy recommande à repenser la coopération. Les Etats-Unis doivent réévaluer leur relation avec l’Algérie «pour tirer parti de son rôle constructif dans le maintien de la stabilité et de la paix dans la région de l’Afrique du Nord et le Sahel», indique dans une contribution intitulée «Faire le bilan des options de la politique américaine en Algérie, au Maroc et en Tunisie», publiée cette semaine à Washington. Selon des extraits repris par l’agence Algérie Presse Service, le think tank américain a soutenu que «les Etats-Unis ont besoin d’une réévaluation approfondie de leurs relations avec chaque pays du Maghreb».

La vision américaine de la région du Maghreb a été, selon la même source, dans un premier temps façonnée par le prisme de la guerre froide qui «met le Maroc et la Tunisie comme des alliés, alors que l’Algérie comme leader des non-alignés est vue avec suspicion», explique Vish Sakthivel, auteur de la contribution. «En dépit des intérêts communs, la politique de Washington dans la région du Maghreb souffre d’un manque de connaissances en ce qui concerne le plus grand pays de l’Afrique du Nord», estime le centre de recherche qui considère que «l’Algérie est restée un exemple dans la médiation régionale».

«L’évolution de ses politiques intérieures a reçu peu d’intérêt» de la part de l’establishment américain, constate Foreign Policy qui préconise «des partenariats ciblés, approfondis et intelligents avec l’Algérie» pour «tirer parti de son rôle constructif» dans le maintien de la paix dans la région. Le think tank américain a fait remarquer qu’en Afrique, les deux pays partagent également beaucoup d’objectifs diplomatiques communs : «L’Algérie a contribué à la médiation entre l’Ethiopie et l’Erythrée et à la conclusion de l’accord de paix et de réconciliation au Mali.

Elle joue également un rôle important au sein de l’Union africaine.» Les relations entre les deux pays ont gagné ensuite en importance après la montée des groupes terroristes, comme Al Qaîda au Maghreb islamique, dans la région, incitant les deux pays à renforcer leur coopération sécuritaire. «L’Algérie est devenue de plus en plus importante en termes géostratégiques et économiques pour les intérêts américains dans la région», note encore Foreign Policy, estimant que «ces relations ont été, pour autant, loin de leur équilibre en raison de la contradiction qui caractérise certains principes de leurs politiques étrangères».

L’institut de recherche américain explique que l’Algérie «n’a jamais lâché du lest sur les principes fondamentaux de sa politique étrangère, notamment sur les questions liées à sa souveraineté nationale et économique». «Elle a toujours gardé un œil sur les intérêts hégémoniques américains dans la région et refusé toute présence militaire étrangère sur ses territoires», indique Foreign Policy, pour qui «comprendre les sociétés et les cultures politiques des pays avec lesquels nous travaillons est crucial pour la formulation d’une politique étrangère éclairée».

L’institut de recherche américain pense que «les Etats-Unis ne peuvent pas se permettre le manque de connaissances en ce qui concerne le paysage politique algérien» et recommande de tirer profit du leadership de l’Algérie dans la région, d’autant plus que Washington partage avec le gouvernement algérien les mêmes préoccupations sur la situation au Sahel.