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Soins de proximité

Date de création: 07-09-2016 12:14
Dernière mise à jour: 07-09-2016 12:14
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SANTE- ENQUETES ET REPORTAGES – SOINS DE PROXIMITE

©El Moudjahid/Sarah Sofi, dimanche 4 septembre 2016

L’Algérie a consenti beaucoup d’efforts pour l’amélioration de la santé des populations. Des progrès ont été réalisés, surtout depuis
le début des années 2000, grâce à une priorité redonnée à la garantie de l’accès aux soins et à la consécration  d’une part croissante du budget de l’Etat à ce secteur.

Ainsi la dépense courante de santé représente plus de 12 % du produit intérieur brut. Le budget du secteur a été multiplié par 14 depuis l’indépendance pour atteindre 366 milliards de dinars, ces vingt dernières années. Le renforcement de centres de soins de proximité en mesure de prendre en charge les soins de base a été illustré par l’ouverture de 7.033 centres et plus de 1.500 polycliniques soutenus par de nouveaux centres hospitalo-universitaires (14) et spécialisés (68) et plus de 300 unités sanitaires relevant du secteur privé.
Ces efforts ont abouti à l’élargissement de l’accès aux soins, à la gratuité de la médecine, aux campagnes de vaccination et de dépistage et à l’encouragement de la santé de proximité qui remplit des missions larges, au-delà de la seule prise en charge des maladies. Ce genre de soin s’inscrit dans une vision globale de la santé, qui n’est pas uniquement l’absence de maladie, mais un état de bien-être.
En 2014, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a pris la décision d’élargir et de renforcer les soins de proximité publics et privés tout en consacrant l’ensemble de cette organisation dans le projet de nouvelle loi sanitaire dont les dispositions visent à rétablir les principes sus évoqués et à assurer une meilleure équité et accessibilité aux soins. Il s’agit, notamment de désengorger les hôpitaux par l’externalisation des spécialités vers les Etablissements publics de santé de proximité (EPSP). C’est d’ailleurs la bataille que veut gagner le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Tout en instaurant une carte sanitaire répondant aux attentes des citoyens, les responsables du secteur estiment «impérative» la concrétisation du principe de rapprocher la santé du citoyen en rétablissant sa confiance en les prestations offertes par les établissements sanitaires. Ils appellent à la mobilisation de tous pour la réussite de la campagne de sensibilisation afin de convaincre les citoyens de se rendre dans les polycliniques de proximité en cas de petites urgences.

Eliminer les disparités géographiques

La nouvelle carte sanitaire, mise en œuvre sur les directives du Chef de l’Etat, est basée sur la réorganisation des soins dans des unités autonomes séparant les structures extrahospitalières (polycliniques et salles de soins) des structures d’hospitalisation, consacrant d’une manière plus nette les unités de prévention et de soins de base, d’hospitalisation, de soins spécialisés et de soins de haut niveau.
Cette nouvelle carte sanitaire se caractérise par la création des établissements publics de santé de proximité autonomes dans leur gestion (EPSP) ayant pour mission d’assurer la mise en œuvre des programmes de prévention et les soins de base et par la création des établissements publics hospitaliers (EPH) également autonomes dans leur gestion et dont la vocation est d’offrir à la population une large gamme de soins et à effacer les disparités géographiques.
Dans la pratique, ce genre de soins se traduit par des actions de santé basées sur l’écoute des besoins et la participation des populations au plan d’action ainsi qu’à sa mise en application.
Ceci dit le système de santé connaîtra un saut qualitatif, si le citoyen change progressivement de réflexes et se rapproche de l’établissement de santé de proximité pour une prise en charge de qualité en matière de soins.
Il faut dire que les établissements de santé de proximité n’ont pas accompli, dans le passé, les missions qui leurs sont confiées et l’idée que ces structures ne garantissent pas les soins nécessaires est ancrée dans la société. Pourtant le concept de santé de proximité est relativement ancien. II coexiste à l’usage médical et paramédical.
En 2014, le ministère de la Santé a décidé de l’élargissement et du renforcement des soins de proximité publics et privés tout en consacrant l’ensemble de cette organisation dans le projet de la nouvelle loi sanitaire dont les dispositions visent à assurer une meilleure équité et accessibilité aux soins.

Des soins cohérents et coordonnés

La dimension dynamique de proximité que connaît le secteur privé dès sa naissance, va être mise en place dans le secteur public à travers plusieurs modes d’organisation en veillant à ce que la distribution de ces soins soit cohérente et coordonnée notamment avec la dotation de ces structures de santé en moyens matériels et humains adéquats.
Le premier responsable du secteur appelle les citoyens d’aller se soigner dans des polycliniques de proximité, en cas d’urgence, sans aller aux hôpitaux, en oubliant, toutefois, que l’état des urgences des CHU vont très mal et qu’ils ne répondent pas aux besoins de la population, ni au fonctionnement selon les normes internationales.  Ceci dit, le secteur s’employait donc dans le cadre de la réforme du système de la santé, du respect de la pyramide hiérarchique et l’amélioration du service public, à réhabiliter les cliniques de proximité pour la prise en charge sanitaire de base du citoyen. Selon les responsables du secteur la prise en charge du citoyen par les cliniques de proximité demeurait le «meilleur moyen» pour prodiguer les soins de base et de qualité au malade, puis l’orienter vers d’autres établissements hospitaliers en cas de complications. Généralement, les actions de santé et plus globalement d’assistance, sont très bien reçues par les populations touchées.
De ce fait, un climat de confiance, s’établit entre le personnel chargé de l’assistance et ces populations, qui sera d’autant plus fort s’il repose sur les deux piliers que sont le respect et l’empathie.

Répondre aux attentes légitimes des populations

Sur un autre plan la stabilité et la continuité sont deux éléments clés dans le suivi des patients, au niveau des centres de santé de proximité. Cette démarche vise à favoriser l’équilibre des volumes d’activités entre les établissements de santé et de garantir une utilisation efficiente des ressources disponibles, et ce, dans le respect des diverses missions d’établissements. En encourageant ce genre de soins le ministère de la Santé veut s’assurer que tous les patients seront traités d’une manière équitable avec la prise en charge de manière intégrée et hiérarchisée des problèmes de santé de la population qui sera assurée au niveau des différentes  structures de santé de proximité Pour les responsables du secteur, il est nécessaire de concrétiser le principe de la santé de proximité afin d’atténuer la pression qui pèse sur les grands établissements hospitaliers.
Le système national de santé qui est l’ensemble des activités et des moyens destinés  à assurer la protection et la promotion de la santé de la population, est ainsi organisé de manière à pouvoir prendre en charge les besoins de la population en matière de santé de façon globale, cohérente et unifiée dans le cadre de la carte sanitaire. Il est en principe conçu en fonction de ses objectifs qui  sont l’amélioration de la santé des populations, l’équité et la capacité de répondre aux attentes légitimes des populations.
Le secteur de la Santé avec les unités de soins et d’hospitaltistion à domicile va permettre d’adapter l’offre de soins aux contraintes de dépendance générées par les maladies chroniques ches les personnes du troiisème âge, notamment et réduire la pression observée sur les hôpitaux tant en matière d’explorations, de soins généraux que de soins d’urgences.
L’organisation du SAMU doit être revue à la lumière de ses moyens et de l’organisation de la santé de proximité. Il doit s’appuyer sur le réseau national de santé public et privé et sur le réseau national de secours des autres secteur sans une coordination intersectorielle.
Sarah SOFI
Synthèse d’un document du ministère de la Santé, de la Population et de la réforme hospitalière

Les chiffres de la santé de proximité

Infrastructures
Polycliniques : 1.652 dont 724 en H/24 (urgences de premier recours) et 398 avec maternité intégrée,
Salles de soins : 5.791 dont 10 avec maternité intégrée
Maternités autonomes : 10
Centres intermédiaires (CISM, CISA, Centres de prise en charge des maladies respiratoires....)

Corps médical:
Médecins spécialistes :1803
Médecins généralistes :16.305.
Chirurgiens dentistes spécialistes : 360
Chirurgiens dentistes généralistes : 6.659
Pharmaciens : 578.

Corps paramédical:
Infirmiers Brevet& : 2.247
Infirmiers Diplôme d’Etat : 34.834
Laborantins Brevet& : 41
Laborantins diplôme d’Etat : 3.650
Manipulateurs en radiologie brevet : 50
Manipulateurs en radiologie diplômes d’Etat : 2.320
Préparateurs en pharmacie brevet : 4
Préparateurs en pharmacie diplômes d’Etat : 245
Sages femmes : 4.572
Biologistes : 1159

Soins en unité mobile
Les activités de Soins à domiciles pour l’exercice 2015 sont assurées dans 44 wilayas sur les 48 existantes.  
Le nombre de communes couvertes est de 667 communes ;
Le nombre total de sorties est de 23 240 ;
Le nombre de patient pris en charge est de 61 908.
Les soins prédominants sont des soins paramédicaux (pansements, injection....). Pour rappel l’équipe est généralement composée d’un médecin généraliste et d’un paramédical. II peut être fait appel a tout autre professionnel de sante.