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Ooredoo- Joseph Ged

Date de création: 31-08-2016 21:20
Dernière mise à jour: 31-08-2016 21:20
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TELECOMMUNICATIONS- PERSONNALITES- OOREDOO- JOSEPH GED

Confidences d'un manager

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C'est un Joseph Ged très ému qui est venu dimanche dernier au siège de L'Expression pour une visite d'adieu, où il a été reçu par le directeur général du Journal Ahmed Fattani et le staff rédactionnel. Le désormais ex-directeur général d'Ooredoo Algérie a tenu à saluer une dernière fois ses partenaires médias avec qui il a toujours eu des relations des plus conviviales. A cette occasion, il est revenu sur ses 12 «belles» années passées dans son deuxième pays qui est l'Algérie. Il évoque le climat des affaires dans le pays, mais aussi les indéniables potentialités d'investissements qui existent sur cette terre, qu'il qualifie de miraculeuse. Enfin, il conclut sur de belles petites anecdotes personnelles qui montrent à quel point il est attaché à notre pays. Appréciez plutôt...

2004-2016, le désormais ex- directeur général d'Ooredoo Algérie a connu l'Algérie dans une période charnière. Celle de la grande mutation économique et sociale. «Celui qui dira que rien n'a été fait en Algérie est un menteur», a affirmé Joseph Ged, comme témoignage de ses «belles» années algériennes. «Les évolutions sont énormes. J'ai eu la chance d'assister à de grandes évolutions dans tous les secteurs. L'Algérie de 2004 n'est pas celle de 2016, que ce soit par les infrastructures, l'économie, la technologie, la jeunesse, même le niveau de vie a énormément évolué», constate-t-il de son oeil d'expert. «Certes, tout n'est pas rose. Il y a encore des problèmes et il y en aura toujours, mais le progrès il y est où il n'y est pas? Ce sont des faits...», poursuit-il avec fierté, celle d'avoir contribué à ces changements. Car, il faut dire que Ooredoo Algérie (ex-Nedjma) sous les commandes de Ged est l'exemple parfait de l'Algérie qui réussit. Pratiquement en faillite dans un marché avec des concurrents qui avaient déjà beaucoup d'avance, il a réussi à combler le fossé qui les séparait pour la placer au sommet. «Notre parcours historique marqué par une immense réussite démontre que la réussite des investisseurs en général et étrangers n'est pas un mythe en Algérie, c'est une réalité», soutient-il. «Tout cela a été possible grâce aux employés d'Ooredoo, la loyauté de nos clients, l'impartialité des autorités algériennes et évidemment, le groupe Ooredoo aussi», poursuit-il, non sans préciser que les employés d'Ooredoo Algérie sont à 95% algériens. «On a seulement une dizaine d'expatriés. Il y a des départements 100% algériens. Ce sont des jeunes cadres algériens auxquels nous avons fait confiance et qui ont prouvé que l'Algérien si tu lui fais confiance, tu le formes et lui donnes les moyens. C'est le meilleur», atteste-t-il en lançant un message à la jeunesse algérienne qui pour lui est indéniablement la force de ce pays. «Gardez la tête haute, restez comme ça. Croyez en votre pays. Avancez, même quand tout est contre vous et n'hésitez surtout pas à casser les portes fermées et les tabous», donne-t-il comme conseil au vu de ses 12 ans d'expérience en tant que premier responsable d'une grande entreprise dans un secteur aussi sensible que la téléphonie mobile. «On l'a démontré avec Nedjma puis Ooredoo. Il faut toujours que quelqu'un ait le courage d'avancer pour montrer la voie aux autres. Il faut un acteur qui doit passer à travers tout ça et foncer, tout en respectant les lois de la République. C'est compliqué, mais c'est faisable. Regardez Ooredoo...», insiste-t-il. «Alors les jeunes foncez, n'hésitez plus. Je sais que vous avez des idées, concrétisez-les. Je cite l'exemple des start-up qui sont une source de richesse indéniable. Faites des projets structurants, crédibles, n'attendez pas que l'Etat face tout», réplique-t-il.

L'Algérie: terre de l'investissement
Néanmoins, cet appel à investir en Algérie qu'il qualifie «de terre à tous les ingrédients de la réussite», Joseph Ged le fait aussi aux étrangers. «L'Algérie est un pays stable, accueillant et où la réussite est possible pour les investisseurs sérieux, qui respectent les lois de la République et s'inscrivent dans une perspective au long terme», assure-t-il en mettant en avant son expérience personnelle. «On peut faire de l'argent en Algérie, sans que cela ne soit au détriment de l'Algérie et des Algériens. On a démontré que l'on pouvait investir en mettant l'intérêt national en priorité avec un bon retour sur investissement», certifie-t-il en mettant en avant le fait que les compétences, la jeunesse et le savoir-faire, ne manquent pas. Ged qui va quitter l'Algérie avec amertume, souligne qu'il n'a «aucun doute dans le futur de l'Algérie et les grandes réalisations à venir dans le pays». «Avec la crise, la progression économique du pays va s'accélérer. On (lapsus sur son sentiment d'appartenance au pays) va inverser la tendance import-export avec une balance commerciale positive grâce à des exportations plus nombreuses que les importations, puisqu'on produira localement...», garantit-il avant de tourner la page économique pour faire quelques confidences personnelles.
Il parle notamment des choses qui lui manqueront le plus en Algérie. «Les relations humaines vont me manquer. Il y a une sincérité chez les Algériens que l'on ne trouve qu'ici. Au début, quand vous êtes un étranger ils sont un peu distants mais dès qu'ils vous connaissent mieux, ils vous considèrent comme un membre de leur famille», témoigne-t-il les larmes aux yeux. Submergé par l'émotion, il réplique: «Les Algériens pourront toujours me considérer comme un frère, comme l'un des leurs.» Joseph Ged assure dans ce sens qu'il adoptera à jamais l'attitude bien de chez nous. D'abord, en ce qui concerne l'humour qui, pour lui, est une de nos plus grandes qualités. «Les Algériens sont très sérieux, mais ils adorent rigoler. Un dîner ou une soirée sans une touche d'humour, ce n'est pas algérien. S'il n'y a rien sur quoi rigoler, ils rigolent sur eux-mêmes», lance t-il en se fendant d'un rire profond. Poursuivant dans sa lancée humoristique, il tient à mettre en exergue une autre «Algerien Touch», à savoir la façon de travailler. A ce sujet, il raconte une anecdote qu'il a vécue récemment. «J'étais en mission aux USA et au Canada. Tout est calme, carré. La journée est planifiée à l'avance. Ici, entre la maison et le bureau, on a une dizaine d'appels pour tout autant de surprises. Quand on y prend l'habitude, on ne peut plus s'en passer. Ça te donne de l'énergie, un vrai booster''», dit-il avec un large sourire...

L'humour, la «chorba fric» et le «bourek»
Dans le même sillage, Joseph Ged réveille ses papilles en évoquant son plat préféré qui n'est pas le homos libanais, mais bel et bien notre «chorba fric, bourek». «Durant le Ramadhan, je ne peux plus les voir, mais passé quelques jours je me mets désespérément à leur recherche», ironise-t-il, ce qui a plongé tous les présents dans un grand fou rire.
Une ambiance des plus conviviales régnait lors de cette rencontre. Ça a d'ailleurs toujours été le cas quand il rencontrait les membres de la presse nationale, dont beaucoup l'ont eu comme ami. Ce rendez-vous était donc l'occasion de se remémorer les bons souvenirs, notamment l'inoubliable épopée d'Omdurman durant laquelle Ooredoo (ex-Nedjma) a accompagné l'Équipe nationale de football et les supporters algériens. Mais aussi, le cinquantenaire de l'indépendance qu'Ooredoo nationale avait fêté en grande pompe. Il a aussi tenu à remercier le directeur général du Journal Ahmed Fattani, pour son amitié, son soutien et surtout son professionnalisme. «Nous avons toujours établi une relation humaine, une relation de confiance et d'Hommes. Nous leur devons une partie de notre réussite. Sachez que l'histoire unique que nous avons écrite ensemble ne s'effacera jamais», rappelle-t-il. Très ému donc, Joseph Ged a affirmé que c'est avec un pincement au coeur qu'il quitte l'Algérie, son deuxième pays. Néanmoins, ce n'est qu'un au revoir, puisque ses nouvelles fonctions, qu'il refuse encore de donner, lui permettront de revenir souvent au pays, comme l'a-t-il si bien dit... Il va sans dire que son nom restera à jamais lié au développement technologique dans le pays, c'est bien celui de Joseph Ged.
En effet, le désormais ex- directeur général d'Ooredoo Algérie a été l'un des acteurs majeurs de l'expansion des TIC dans le pays. Quand on parle de MMS, Edge, 2G ou 3 G, on pense directement à Nedjma, puis Ooredoo et c'est le nom de Ged qui vient en premier à l'esprit.
Ged est ainsi véritablement le «Jed» (grand-père en arabe) du multimédia téléphonique dans le pays. C'est d'ailleurs, son cheval de bataille depuis qu'il a rejoint l'entreprise en 2004, c'est-à-dire au moment de l'installation de Wataniya Télécom Algérie, sous le nom commercial de Nedjma. Après 12 ans de bons et loyaux services, il quitte donc l'Algérie laissant derrière lui l'image d'un grand révolutionnaire, celui des TIC. Bon vent MONSIEUR Ged...