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Saison estivale 2016- Protection civile

Date de création: 29-08-2016 15:24
Dernière mise à jour: 29-08-2016 15:24
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TOURISME- SAISON- SAISON ESTIVALE 2016- PROTECTION CIVILE

Sur les 118 personnes décédées par noyade, 80 personnes ont été repêchées sur des plages interdites à la baignade dont le nombre est estimé à 225 au niveau national, alors que les 38 autres l’ont été sur des plages autorisées.

Au moins 206 personnes, dont un étranger, un ressortissant zimbabwéen, ont trouvé la mort par noyade depuis l’ouverture, le 21 juin, de la présente saison estivale à travers l’ensemble des plages et des retenues d’eau de différentes wilayas du pays. Des victimes auxquelles s’ajoutent les deux éléments de la Protection civile, en l’occurrence Fayçal Bendjider, 27 ans, et Zakaria Trabecha, 23 ans, décédés alors qu’ils intervenaient respectivement sur les plages de Béjaïa et d’Annaba.
C’est ce qui ressort du bilan, non exhaustif, puisque la saison se prolongera jusqu’au 30 septembre prochain, établi par la Direction générale de la Protection civile. Durant la saison estivale de l’année 2015, du 1er juin au 30 septembre, le nombre de victimes était de 321, dont 120 noyés sur des plages et 201 dans différentes retenues et cours d’eau. Dans ce bilan qui nous été communiqué par téléphone par le lieutenant Nassim Bernaoui, chargé de communication, il est détaillé que 118 personnes se sont noyées en majorité sur des plages interdites à la baignade et 88 autres dans des barrages, des oueds, des lacs et autres retenues collinaires.
Ces différents points d’eau n’étant également pas autorisés à la baignade. En effet, précise la Protection civile, sur les 118 personnes décédées par noyade, 80 ont été repêchées sur des plages interdites à la baignade dont le nombre est estimé à 225 au niveau national, alors que les 38 autres l’ont été sur des plages autorisées. Néanmoins, pour ces derniers cas, il s’agirait de personnes qui se sont noyées en grande majorité hors des horaires de surveillance, soit avant 9h, soit après 19h, ou encore quand la baignade est déclarée interdite (drapeau rouge) ou dangereuse (drapeau orange).

Victimes des plages interdites et des retenues d'eau
Le lieutenant Bernaoui a souligné, à ce titre, que 21 personnes ont, en effet, trouvé la mort par noyade hors des horaires de surveillance assurée par les services de la Protection civile, 13 lors des journées interdites à la baignade, (drapeau rouge), 4 quand la baignade est dangereuse (drapeau orange).
Seulement 4 personnes se sont noyées quand la baignade était autorisée (drapeau vert). Parmi les 8 dernières victimes dont un enfant et un ressortissant du Zimbabwe, 6 sont des adolescents venus des wilayas de l’intérieur du pays.
C’est dire que le facteur imprudence y est pour beaucoup concernant ces cas. Le nombre le plus élevé des décès par noyade sur les plages, celles interdites notamment, est enregistré dans la wilaya de Mostaganem avec 16 victimes, suivie de Jijel, de Béjaïa et de Boumerdès avec 13 décès signalés dans chacune des trois wilayas, puis la capitale Alger avec 6 victimes. À un peu plus d’un mois de la clôture de la saison estivale, Tizi Ouzou reste l’une des rares wilayas côtières où aucun décès par noyade n’a été signalé jusqu’à présent. S’agissant des noyés dans des retenues collinaires, les bassins d’eau dédiés à l’irrigation des terres agricoles, les barrages, les oueds ou encore les lacs, la palme des décès revient aux wilayas de l’intérieur, situées loin des plages telles que Chlef, Tiaret et Aïn Defla avec 8 décès signalés par wilaya ou encore Sétif avec 6 décès.
La plupart des victimes des retenues d’eau non autorisées à la baignade, précise le bilan de la Protection civile, sont des enfants et des adolescents. Les 88 victimes enregistrées au niveau national ont été repêchées dans 23 barrages, 4 oueds, 2 lacs et 26 mares.

Record des interventions  
Sans les interventions salutaires des éléments de la Protection civile, le bilan aurait été encore plus lourd. En effet, le nombre d’estivants sauvés, précise la Protection civile, s’élève à  44 315 personnes, soit plus de 37% de cas de sauvetage par rapport à la précédente saison estivale. Toujours selon la Protection civile, 16 168 d’entre les personnes sauvées ont été soignées sur place, tandis que 3 980 autres ont été évacuées vers des structures de santé.
Les accidents causés par les engins nautiques (pédalos, barques…) ont fait au moins 31 blessés, alors qu’un baigneur heurté par une barque, à Tipasa, a succombé à ses blessures. Pour le même type d’accidents, les interventions de la Protection civile ont permis le sauvetage d’au moins 327 personnes dont 217 uniquement sur les plages de Béjaïa. Cela n’a pas été sans donner du fil à retordre au service de la Protection civile qui bat son record en termes d’interventions avec, à encore un mois de la fin de la saison estivale,
64 923  interventions tous domaines confondus.  Le pic, précise le lieutenant Bernaoui, est atteint notamment en ce mois d’août avec une moyenne de 4 000 interventions par jour, soit un taux d’augmentation d’un plus de près de 50% par rapport à la saison 2015 où le nombre d’interventions quotidiennes oscillait entre 2 300 et 2 500. Le nombre élevé des interventions s’expliquerait, selon le même responsable de la Protection civile, par la nombreuse affluence enregistrée cette année sur les plages de différentes wilayas, estimée à quelque 99,5 millions d’estivants pour la période des mois de juillet et août. Soit une moyenne de 5 millions de personnes se rendant sur les plages nationales quotidiennement.
Cela, quand bien même des milliers d’Algériens auraient jeté leur dévolu sur les côtes tunisiennes pour y passer leurs vacances.
Selon les statistiques de la Protection civile, en termes d’affluence, la palme est revenue cette année aux wilayas de l’Ouest avec en tête Oran et ses 16 millions d’estivants enregistrés durant les mois de juillet et août, Aïn Témouchent avec 10 millions et Mostaganem 9 millions.
Elles sont suivies respectivement par Jijel 9 millions, Boumerdès 8 millions, Béjaïa et Tipasa 7 millions, voire Skikda avec 5,5 millions. S’il est normal que Tizi Ouzou soit moins visitée (3 millions) au vu de l’étroitesse de son littoral, à peine quelques dizaines de kilomètres, bizarrement, c’est Annaba qui ferme la marche avec à peine 2,5 millions d’estivants enregistrés cette année.

Farid Abdeladim

Au moins 206 personnes, dont un étranger, un ressortissant zimbabwéen, ont trouvé la mort par noyade depuis l’ouverture, le 21 juin, de la présente saison estivale à travers l’ensemble des plages et des retenues d’eau de différentes wilayas du pays. Des victimes auxquelles s’ajoutent les deux éléments de la Protection civile, en l’occurrence Fayçal Bendjider, 27 ans, et Zakaria Trabecha, 23 ans, décédés alors qu’ils intervenaient respectivement sur les plages de Béjaïa et d’Annaba.
C’est ce qui ressort du bilan, non exhaustif, puisque la saison se prolongera jusqu’au 30 septembre prochain, établi par la Direction générale de la Protection civile (Fin août 2016) . Durant la saison estivale de l’année 2015, du 1er juin au 30 septembre, le nombre de victimes était de 321, dont 120 noyés sur des plages et 201 dans différentes retenues et cours d’eau. Dans ce bilan qui nous été communiqué par téléphone par le lieutenant Nassim Bernaoui, chargé de communication, il est détaillé que 118 personnes se sont noyées en majorité sur des plages interdites à la baignade et 88 autres dans des barrages, des oueds, des lacs et autres retenues collinaires.
Ces différents points d’eau n’étant également pas autorisés à la baignade. En effet, précise la Protection civile, sur les 118 personnes décédées par noyade, 80 ont été repêchées sur des plages interdites à la baignade dont le nombre est estimé à 225 au niveau national, alors que les 38 autres l’ont été sur des plages autorisées. Néanmoins, pour ces derniers cas, il s’agirait de personnes qui se sont noyées en grande majorité hors des horaires de surveillance, soit avant 9h, soit après 19h, ou encore quand la baignade est déclarée interdite (drapeau rouge) ou dangereuse (drapeau orange).

Victimes des plages interdites et des retenues d'eau
21 personnes ont, en effet, trouvé la mort par noyade hors des horaires de surveillance assurée par les services de la Protection civile, 13 lors des journées interdites à la baignade, (drapeau rouge), 4 quand la baignade est dangereuse (drapeau orange).
Seulement 4 personnes se sont noyées quand la baignade était autorisée (drapeau vert). Parmi les 8 dernières victimes dont un enfant et un ressortissant du Zimbabwe, 6 sont des adolescents venus des wilayas de l’intérieur du pays.
C’est dire que le facteur imprudence y est pour beaucoup concernant ces cas. Le nombre le plus élevé des décès par noyade sur les plages, celles interdites notamment, est enregistré dans la wilaya de Mostaganem avec 16 victimes, suivie de Jijel, de Béjaïa et de Boumerdès avec 13 décès signalés dans chacune des trois wilayas, puis la capitale Alger avec 6 victimes. À un peu plus d’un mois de la clôture de la saison estivale, Tizi Ouzou reste l’une des rares wilayas côtières où aucun décès par noyade n’a été signalé jusqu’à présent. S’agissant des noyés dans des retenues collinaires, les bassins d’eau dédiés à l’irrigation des terres agricoles, les barrages, les oueds ou encore les lacs, la palme des décès revient aux wilayas de l’intérieur, situées loin des plages telles que Chlef, Tiaret et Aïn Defla avec 8 décès signalés par wilaya ou encore Sétif avec 6 décès.
La plupart des victimes des retenues d’eau non autorisées à la baignade, précise le bilan de la Protection civile, sont des enfants et des adolescents. Les 88 victimes enregistrées au niveau national ont été repêchées dans 23 barrages, 4 oueds, 2 lacs et 26 mares.

Record des interventions  
Sans les interventions salutaires des éléments de la Protection civile, le bilan aurait été encore plus lourd. En effet, le nombre d’estivants sauvés, précise la Protection civile, s’élève à  44 315 personnes, soit plus de 37% de cas de sauvetage par rapport à la précédente saison estivale. Toujours selon la Protection civile, 16 168 d’entre les personnes sauvées ont été soignées sur place, tandis que 3 980 autres ont été évacuées vers des structures de santé.
Les accidents causés par les engins nautiques (pédalos, barques…) ont fait au moins 31 blessés, alors qu’un baigneur heurté par une barque, à Tipasa, a succombé à ses blessures. Pour le même type d’accidents, les interventions de la Protection civile ont permis le sauvetage d’au moins 327 personnes dont 217 uniquement sur les plages de Béjaïa. Cela n’a pas été sans donner du fil à retordre au service de la Protection civile qui bat son record en termes d’interventions avec, à encore un mois de la fin de la saison estivale,
64 923  interventions tous domaines confondus.  Le pic, précise le lieutenant Bernaoui, est atteint notamment en ce mois d’août avec une moyenne de 4 000 interventions par jour, soit un taux d’augmentation d’un plus de près de 50% par rapport à la saison 2015 où le nombre d’interventions quotidiennes oscillait entre 2 300 et 2 500. Le nombre élevé des interventions s’expliquerait, selon le même responsable de la Protection civile, par la nombreuse affluence enregistrée cette année sur les plages de différentes wilayas, estimée à quelque 99,5 millions d’estivants pour la période des mois de juillet et août. Soit une moyenne de 5 millions de personnes se rendant sur les plages nationales quotidiennement.
Cela, quand bien même des milliers d’Algériens auraient jeté leur dévolu sur les côtes tunisiennes pour y passer leurs vacances.
Selon les statistiques de la Protection civile, en termes d’affluence, la palme est revenue cette année aux wilayas de l’Ouest avec en tête Oran et ses 16 millions d’estivants enregistrés durant les mois de juillet et août, Aïn Témouchent avec 10 millions et Mostaganem 9 millions.
Elles sont suivies respectivement par Jijel 9 millions,  Boumerdès 8 millions,  Béjaïa et Tipasa 7 millions,  voire Skikda avec 5,5 millions. S’il est normal que Tizi Ouzou soit moins visitée (3 millions) au vu de l’étroitesse de son littoral, à peine quelques dizaines de kilomètres, bizarrement, c’est Annaba qui ferme la marche avec à peine 2,5 millions d’estivants enregistrés cette année.