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Gendarmerie nationale- Bilan 1er semestre 2016

Date de création: 19-08-2016 16:23
Dernière mise à jour: 19-08-2016 16:23
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SOCIETE- CRIMINALITE-GENDARMERIE NATIONALE- BILAN 1er SEMESTRE 2016

  «Durant le deuxième trimestre 2016, la paix sociale a connu une amélioration à travers l’ensemble du territoire national. Elle se traduit essentiellement par la régression des attroupements et des contestations sociales, en comparaison avec la même période de l’année précédente.»

C’est par cette introduction que le commandement de la Gendarmerie  nationale  salue (10 août 2016) l’action des  pouvoirs publics  en matière, indique-t-on de même source, de «prise en charge effective des préoccupations socio-économiques exprimées par la  population». Ce constat a été en effet souligné en premières lignes dans le bilan des activités de police judiciaire, soit de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes menées durant le second trimestre de cette année par la même institution de corps d’armée. Un  bilan qui  atteste du fait que les clignotants sont au vert en matière de stabilité sociale. Mieux, les signaux sont prometteurs quant à la pérennité de ce constat, pour peu que la «vigilance reste de mise», conseille l’institution de la Gendarmerie nationale. De la  vigilance, mais aussi une réponse plus adéquate de la part des autorités aux attentes des citoyens en termes, indique-t-on, «des revêtements des routes, d’alimentation en eau potable, de transport scolaire, de raccordement aux réseaux de gaz et d’électricité, ainsi que de distribution des logements». Ce sont les manquements enregistrés dans ces domaines qui peuvent constituer des motifs d’attroupements, et de surcroît de trouble à l’ordre public, fait-on savoir de même source.
Dans son bilan d’activités menées durant le second trimestre de l’année en cours, la Gendarmerie  nationale a fait part toutefois d’une diminution, le moins qu’on puisse dire, appréciable de l’ordre de 14%. «Il a été enregistré, à travers l’ensemble du territoire national, 429 cas d’atteinte à l’ordre public, avec une moyenne de 5 cas par jours, illustrant ainsi une diminution de l’ordre de 14% par rapport au 2e trimestre 2015, où il a été constaté 502 cas de troubles à l’ordre public», précise-t-on.  Dans le même document, la même institution réitère sa détermination quant à renforcer la sécurité   publique.  C’est  dans  cette  optique que les  unités  territoriales de la Gendarmerie ont procédé, entre autres, à l’exécution de plus de 1.200 opérations coup-de-poing, à travers le territoire national, et qui sont  destinées à l’encontre  des foyers de la délinquance et de la criminalité diverse. Ces opérations se sont soldées, précise-t-on, par l’identification de 591.286 personnes et 261.799 véhicules, avec l’arrestation de 1.456 personnes, dont 500 ayant fait l’objet de mandats de justice. Sur le plan des interventions opérées dans le cadre du rétablissement de l'ordre, les unités de la Gendarmerie nationale ont exécuté 23 réquisitions, dont 11 avec l'emploi des moyens de maintien de l'ordre. La comparaison avec  le 2e trimestre de l'année 2015 fait ressortir une augmentation de 15%.
Les wilayas concernées par la délivrance de réquisitions sont Médéa, Alger, Boumerdès, Aïn Defla, Blida, Batna, Annaba, Guelma, Skikda et Mila. Au plan des infractions spéciales, et à l'exception des infractions au code de la route, les unités de la Gendarmerie nationale ont traité durant le 2e trimestre de l'année 2016, 3.794 affaires ayant abouti à l'interpellation de 3.220 personnes.  En comparaison avec la même période de l'année 2015, il a été enregistré une diminution de 5,86% avec 4.030 infractions. Les infractions liées à la réglementation des prix et fonctionnement des marchés sont les plus fréquentes : 65% sont liées au défaut du registre du commerce et 19% au défaut de facturation, suivies des infractions de débits. Les coups et blessures volontaires demeurent l'infraction la «plus dominante» dans les affaires liées aux atteintes contre les personnes, avec 3.304 affaires traitées durant le 2e trimestre 2016, selon un bilan rendu public mardi par la Gendarmerie nationale. La wilaya d'Alger est celle qui connaît le nombre le plus élevé de ces infractions, avec 423 affaires, suivie de Sétif (422), Oran (253), Tébessa (184), Béjaïa et Tizi Ouzou avec 176 affaires chacune, relève la même source, soulignant que ce genre de criminalité a enregistré une «légère hausse» de 1,04% par rapport à la même période de l'année écoulée.         

La contrebande en hausse et le crime organisé menace les zones frontalières

Par   définition,  le crime organisé  est cette forme de criminalité qui englobe des stupéfiants, le trafic d’armes et de munitions, le trafic de véhicules, la délinquance économique et financière, la contrebande, la migration irrégulière, ainsi que les faux et usage de faux. «La répartition de la criminalité organisée démontre clairement que les wilayas frontalières sont les plus concernées, à savoir Tébessa avec 703, Souk-Ahras avec 279 affaires, Tlemcen avec 190 affaires, Tamanrasset avec 185 affaires et El-Tarf avec 163 affaires», apprend la Gendarmerie dans son bilan. « Aussi, la criminalité organisée, d’une manière générale, a enregistré une baisse de 4,36% durant cette période, due essentiellement aux efforts consentis par les éléments des différents dispositifs mis en place, notamment aux frontières», précise-t-on.   L’une des filières de la criminalité qui inquiète le plus, demeure incontestablement le trafic de drogue.   Dans ce chapitre, le  traitement des affaires de drogue  durant le 2e trimestre de 2016 a permis de relever  quelque 527 affaires liées à la consommation de stupéfiants, soit un taux de 68,89%, et quelque 238 affaires relatives à la commercialisation (31,11%). Dans ce cadre, les plus grandes saisies traitées ont été opérées particulièrement dans les wilayas de Tlemcen, avec 8,725 tonnes, Béchar, avec 4,595 tonnes, Ouargla, avec 1,795 tonne, Sidi Bel-Abbès, avec 8,262 tonnes, et Oran, avec 2,066 tonnes. Durant  le même période, 17 affaires de kif rejeté par la mer ont été traitées, dont 6 à Tlemcen, 3 affaires à Aïn Témouchent et Oran, 2 à Jijel et Mostaganem, et une affaire à Skikda, ce qui représente 1,75% de la quantité globale saisie durant cette période. À cela s’ajoute le traitement par les gendarmes de 7 affaires de trafic de cocaïne, ce qui a permis la saisie de 37,002 kg, à travers les wilayas d’Oran, Alger, Jijel, Sidi Bel-Abbès et Aïn Témouchent et Tlemcen. La plus grande quantité saisie a été enregistrée à Jijel, avec 35,7 kg de cocaïne rejetée par la mer. En outre, l’activité en matière de lutte contre la contrebande a connu, pour sa part, une hausse de 21,37% par rapport à la même période de l’année précédente.  
Cette forme de criminalité est répartie à travers les wilayas frontalières, notamment la wilaya de Tébessa, avec 672 affaires, Souk-Ahras (244), El-Tarf avec (117) affaires, Tamanrasset (84) et Tlemcen (51 affaires). Le traitement de l’ensemble des ces  affaires s’est  traduit par l’arrestation de 328 personnes.
 Le trafic du carburants a par ailleurs enregistré une baisse de 46,07% dans les quantités saisies. Concernant le trafic de véhicules, le même bilan fait ressortir le traitement de 26 affaires ayant conduit à l'arrestation de 39 personnes, soit une baisse de 56% comparativement à la même période de l'année 2015 qui était de 60 affaires.   En outre, la Gendarmerie nationale a traité 495 affaires liées à l'immigration irrégulière, permettant l'arrestation de 1.403 personnes de différentes nationalités, dont 85 ont été écrouées.  
Dans  le cadre de la lutte contre ces différentes  filières de criminalité organisée, on note l’arrestation de quelques 3.638 individus. Au total, le bilan des activités de police judiciaire menées par la Gendarmerie durant le second  trimestre se rapporte à l’établissement de 25.017 procédures et l’arrestation de 22.969 personnes.