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Rapport Arpt 2015

Date de création: 27-07-2016 13:23
Dernière mise à jour: 27-07-2016 13:23
Lu: 114 fois


TELECOMMUNICATIONS- ETUDES ET ANALYSES- RAPPORT ARPT 2015

Des chiffres impressionnants mais surtout attestant d’une situation prospère pour le secteur des télécommunications, en 2015, ont été présentés, dimanche 11 avril 2016 par l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) lors de la conférence de presse tenue , dimanche 10 avril 2016, en son siège et animée par  son président en la personne de M'hamed Toufik Bessai. “Durant l’exercice 2015, la régulation a eu à traiter plusieurs dossiers et pris une vingtaine de décisions concernant le marché de la Poste et des Télécommunications dont les plus importantes, sont celles liées à la protection des usagers, comme par exemple, la décision n°82 du 09/12/2015 portant fixation des valeurs limites de l’exposition du public aux champs électromagnétiques, la décision n°78 du 23/11/2015 qui  oblige les opérateurs de téléphonie mobile à informer les usagers des tarifs d'itinérance internationale (Roaming), ou encore la décision n°71 du 28/10/2015 fixant les conditions et les modalités d’identification des clients abonnés ou détenteurs de cartes SIM / USIM prépayés” a-t-il déclaré, enchaînant d’emblée sur les agrégats révélateurs de ce qu’implique le marché de la téléphonie mobile qui constitue 98% du secteur des Télécoms. Il en ressort en substance une nette amélioration dans tous les secteurs portant, ainsi, le chiffre d’affaires à 433 milliards de dinars en 2015 par rapport aux 403 milliards réalisés en 2014, soit une progression de 7%. À titre plus global, la contribution des opérateurs de téléphonie fixe et mobile au PIB du pays donne le chiffre provisoire de 2,29 %. Cette progression est due, selon l’orateur, au parc abonné de la 3G qui est passé du simple au double, en l’espace d’une année seulement, réalisant une augmentation de 92%.  Pour ce qui est de l’offre tarifaire voix, le patron de l’ARPT a avancé le tarif moyen par minute pour le prépaid (particulier) de l’ordre de 7,98 DA en offnet et 6,31 en onnet. Pour le postpaid 5,82 DA en offnet et 4,59 en onnet. Pour les entreprises, il est question de 2,80 DA la minute en onnet et 4, 91 DA en offnet et le tout est en TTC. Et toujours aussi exhaustif, Bessai poursuit sur la data donnant 0,68 DA le méga octet en baisse par rapport aux 0,82 en 2014 mais qui restent, tout de même plus chers qu’en Europe, par exemple, qui est de 0,40 DA (40 centimes d’euros). Cette amélioration est, selon, l’orateur, “de très bon augure pour le développement de l’économie numérique”. Dans son allocution, Bessai a également un certain nombre de décisions prises en guise de garde-fous pour protéger le consommateur au cœur des préoccupations tout en soulignant “l’asymétrie” du catalogue d’interconnexions. Pour ce qui est des agréments des équipements terminaux de télécommunications et installations radioélectriques, l’Autorité de régulation a délivré, au titre de l’exercice 2015, 1 186 certificats d’agrément (336 pour des équipements terminaux de télécommunications, 608 pour des terminaux radioélectriques, 239 pour des installations radioélectriques et 3 pour des équipements postaux. On remarquera, d’ailleurs, la part importante des smartphones qui représente 79% des téléphones agréés ce qui démontre l’imprégnation grandissante de l’internet mobile dans le pays.
L’Autorité de régulation a procédé à l’octroi de 69 autorisations pour l’exploitation de réseaux radioélectriques tous types confondus et 9 autorisations d’exploitation de géolocalisation des flottes, atteignant le nombre de 64 prestataires de géo-localisation des flottes servant ainsi près de 30 000 clients.

LA TELEPHONIE FIXE ET MOBILE

Il est question d’intégration à distance du GSM à la 3G et de la capture électronique (d’écran) de la signature pour plus d’efficacité en identification.

En parlant de téléphonie, le président de l’ARPT use du mot “fébrilité” pour qualifier toute l’agitation qui caractérise ce secteur à forte concurrence tout en restant étroitement liée à la dynamique du marché et de facto au volume du travail important exigé de l’organe qui veille au respect des lois et de la réglementation. L’évolution de la téléphonie mobile a connu une ascension fulguration dès que le secteur a été ouvert au privé et la magie continue toujours d’opérer avec l’avènement de la 3G. Il est intéressant, d’ailleurs, de constater que le nombre d’abonnés sur le haut débit mobile est passé du simple au double, en l’espace d’une année, atteignant, ainsi, les 16 millions alors qu’il était en 2014 à 8 millions et demi.
Le parc abonné global (GSM & 3G) a atteint, quant à lui, les 43,227 millions abonnés au 31 décembre 2015, selon les audits de l’ARPT et non celui des opérateurs. Une nuance de taille que Bessai a tenu à mettre en exergue pour donner tout le crédit à ses statistiques qui n’ont pas toujours été disponibles avec autant de précision. En terme de parts de marché GSM, l’opérateur OTA, avec 46,33%, reste le leader dans ce segment, suivi respectivement par ATM avec 28,90% et WTA avec 24,77%. Dans le segment 3G, c’est l’opérateur ATM qui arrive en tête avec 40,09%, suivi par WTA avec un taux de 34,52%.
Le dernier entrant sur le marché 3G, à savoir OTA qui, pour rappel, a commencé à commercialiser ses services le 5 juillet 2014, détient 25,39% des parts de marché. Globalement, sur le marché de la téléphonie mobile (GSM+3G), l’opérateur OTA détient la plus grande part de marché avec 38,43%, suivi d’ATM (33,12%) et WTA (28,45%). Cette nette amélioration enregistrée sur le parc de la téléphonie mobile en 2015 s’explique aussi par le nombre important des offres tarifaires et promotionnelles, puisque le conseil de l’ARPT a examiné durant cette période, 64 offres 2G et 106 offres 3G émanant des trois opérateurs de téléphonie mobile.
À la question de savoir si le parc d’abonnés existant a été complètement assaini en terme d’identification, Bessai répond par la négative expliquant : “C’est un processus long et difficile. Raison pour laquelle, nous essayons, les membres de la commission et moi-même, de trouver les voies et moyens pour y remédier et ne plus en pâtir.” Il est question, alors, “d’intégration à distance du GSM à la 3G” qui faciliterait la remontée plus fluide et plus d’information à même d’assurer une plus grande efficacité en identification.

Évolution de l’internet :
18 millions d’abonnés et 46%
de télé-densité
Pour ce qui de la téléphonie fixe, les informations communiquées par l’opérateur Algérie Télécom, et auditées par l’Autorité de régulation font état de 3,268 millions d’abonnés à fin décembre 2015 dont 87% sont des particuliers. Le réseau filaire représente 92% contre 8% pour le réseau WLL. Bessai a, par ailleurs, évoqué les réclamations indiquant que la plupart d’entre elles concernent Algérie Télécom.
Le marché de l’internet a, lui aussi, connu une nette progression. La télé-densité internet (pourcentage d’accès internet rapporté à la population) est passée de 25,60% en 2014 à 46% en 2015. Cette progression s’explique essentiellement par le lancement des services de la 3G et de la 4G (par l’opérateur fixe). Ainsi, le parc abonné internet est passé de 10,111 millions d’abonnés en 2014 à18,583 millions d’abonnés, dont 16, 319 millions d’abonnés enregistrés pour l’internet mobile.
Sur le plan réglementation, le nombre des opérateurs et des prestataires du marché des télécoms n’a pas connu de grands changements si ce n’est le segment des ISP qui a enregistré 23 opérateurs, soit 3 de plus par rapport à l’année 2014, des audiotex (8 contre 7) et les Centres d’appels (69 contre 64).

Nabila SaÏdoun

En parlant de téléphonie, le président de l’ARPT use du mot “fébrilité” pour qualifier toute l’agitation qui caractérise ce secteur à forte concurrence tout en restant étroitement liée à la dynamique du marché et de facto au volume du travail important exigé de l’organe qui veille au respect des lois et de la réglementation. L’évolution de la téléphonie mobile a connu une ascension fulguration dès que le secteur a été ouvert au privé et la magie continue toujours d’opérer avec l’avènement de la 3G. Il est intéressant, d’ailleurs, de constater que le nombre d’abonnés sur le haut débit mobile est passé du simple au double, en l’espace d’une année, atteignant, ainsi, les 16 millions alors qu’il était en 2014 à 8 millions et demi.
Le parc abonné global (GSM & 3G) a atteint, quant à lui, les 43,227 millions abonnés au 31 décembre 2015, selon les audits de l’ARPT et non celui des opérateurs. Une nuance de taille que Bessai a tenu à mettre en exergue pour donner tout le crédit à ses statistiques qui n’ont pas toujours été disponibles avec autant de précision. En terme de parts de marché GSM, l’opérateur OTA, avec 46,33%, reste le leader dans ce segment, suivi respectivement par ATM avec 28,90% et WTA avec 24,77%. Dans le segment 3G, c’est l’opérateur ATM qui arrive en tête avec 40,09%, suivi par WTA avec un taux de 34,52%.
Le dernier entrant sur le marché 3G, à savoir OTA qui, pour rappel, a commencé à commercialiser ses services le 5 juillet 2014, détient 25,39% des parts de marché. Globalement, sur le marché de la téléphonie mobile (GSM+3G), l’opérateur OTA détient la plus grande part de marché avec 38,43%, suivi d’ATM (33,12%) et WTA (28,45%). Cette nette amélioration enregistrée sur le parc de la téléphonie mobile en 2015 s’explique aussi par le nombre important des offres tarifaires et promotionnelles, puisque le conseil de l’ARPT a examiné durant cette période, 64 offres 2G et 106 offres 3G émanant des trois opérateurs de téléphonie mobile.
À la question de savoir si le parc d’abonnés existant a été complètement assaini en terme d’identification, Bessai répond par la négative expliquant : “C’est un processus long et difficile. Raison pour laquelle, nous essayons, les membres de la commission et moi-même, de trouver les voies et moyens pour y remédier et ne plus en pâtir.” Il est question, alors, “d’intégration à distance du GSM à la 3G” qui faciliterait la remontée plus fluide et plus d’information à même d’assurer une plus grande efficacité en identification.

Évolution de l’internet :
18 millions d’abonnés et 46%
de télé-densité
Pour ce qui de la téléphonie fixe, les informations communiquées par l’opérateur Algérie Télécom, et auditées par l’Autorité de régulation font état de 3,268 millions d’abonnés à fin décembre 2015 dont 87% sont des particuliers. Le réseau filaire représente 92% contre 8% pour le réseau WLL. Bessai a, par ailleurs, évoqué les réclamations indiquant que la plupart d’entre elles concernent Algérie Télécom.
Le marché de l’internet a, lui aussi, connu une nette progression. La télé-densité internet (pourcentage d’accès internet rapporté à la population) est passée de 25,60% en 2014 à 46% en 2015. Cette progression s’explique essentiellement par le lancement des services de la 3G et de la 4G (par l’opérateur fixe). Ainsi, le parc abonné internet est passé de 10,111 millions d’abonnés en 2014 à18,583 millions d’abonnés, dont 16, 319 millions d’abonnés enregistrés pour l’internet mobile.
Sur le plan réglementation, le nombre des opérateurs et des prestataires du marché des télécoms n’a pas connu de grands changements si ce n’est le segment des ISP qui a enregistré 23 opérateurs, soit 3 de plus par rapport à l’année 2014, des audiotex (8 contre 7) et les Centres d’appels (69 contre 64).

LA TELEPHONIE 3 G

Plus de 16 millions d’abonnés à la téléphonie mobile de troisième génération (3G) ont été enregistrés à fin décembre 2015, en hausse de 92% par rapport à 2014, a indiqué dimanche 11 avril 2016, à Alger le président du Conseil de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT), Mohamed Tewfik Bessai. «Le parc abonnés de la 3G a augmenté de 92%, en passant de 8,509 millions en 2014 à 16,319 millions en 2015», a précisé M. Bessai, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du bilan des activités de son organe durant l’année écoulée. Le président du Conseil de l’ARPT a fait remarquer que le segment GSM «a connu une baisse de 23% en 2015 par rapport à 2014, une baisse qui s’explique principalement par la migration des abonnés GSM vers la 3G», a-t-il dit. En termes de parts de marché de la 3G, le responsable a précisé que l’opérateur ATM (Mobilis) arrive en tête avec 40,09%, suivi par WTA (Ooredoo) avec 34,52%, alors que le dernier entrant sur le marché de la 3G, à savoir OTA (Djezzy), détient 25,39% des parts. «Globalement sur le marché de la téléphonie mobile (GSM+3G), l’opérateur OTA détient la plus grande part de marché avec 38,43%, suivi d’ATM (33,12%) et WTA (28,45%)», a-t-il encore précisé, relevant que le nombre d’abonnés global (GSM et 3G) a atteint l’année dernière 43,227 millions. Concernant la téléphonie fixe, M. Bessai a indiqué que les informations communiquées par Algérie Télécom (AT) et auditées par l’ARPT font état de 3,268 millions abonnés à fin décembre 2015, dont 87% sont des particuliers. Le marché de la téléphonie a connu, durant l’année 2015, «une nette amélioration», dans tous les secteurs et le chiffre d’affaires est passé de 405 milliards de DA en 2014 à 433 milliards de DA en 2015, soit une progression de 7%, a-t-il résumé. Selon les données de l’ARPT, la contribution des opérateurs de téléphonie fixe et mobile au PIB du pays donne le chiffre provisoire de 2,29%. Pour ce qui est du marché de l’internet, l’intervenant a indiqué qu’il avait également connu une «nette progression» l’année dernière, précisant que la télé-densité Internet (pourcentage d’accès Internet rapporté à la population) est passée de 25,60% en 2014 à 46% en 2015. Cette progression «s’explique essentiellement par le lancement des services de la 3G et de la 4G (par l’opérateur fixe)», a-t-il argué, ajoutant que le parc abonnés internet est passé de 10,111 millions en 2014 à 18,583 millions l’année dernière, dont 16,319 millions enregistrés pour l’internet mobile. A cette occasion, M. Bessai a tenu à saluer les efforts consentis par les pouvoirs publics dans le domaine du développement des TIC, déplorant «l’injustice» de certaines organisations internationales «qui ne prennent pas en considération ces efforts dans le classement de l’Algérie en matière d’accès aux TIC».

LE COURRIER POSTAL

Par ailleurs, le président de l’ARPT a indiqué que le marché postal avait enregistré durant l’année 2015, un revenu global qui s’élève à 12,69 milliards de DA, soit une augmentation de 24% par rapport à 2014. “Le secteur postal détenu, en majorité, par l’État incarne le service public par excellence”, a soutenu le président de l’ARPT, faisant état d’un revenu global de 12, 69 milliards de dinars en 2015, soit 24% de progression par rapport à l’année précédente. En termes de trafic, Algérie Poste a enregistré plus de 246 millions d’objets soit 99,34% de part de marché. Le reste est partagé par les opérateurs CAI (Courrier Accéléré International) avec 0,29% et les opérateurs SD (Régime de la simple déclaration) avec 0,36%. Le volume des envois postaux (courrier, colis, paquets....) relatif aux régimes intérieur et international a diminué de 5%. Le volume des envois relevant du régime de l’exclusivité a connu, lui aussi, une baisse de 5%. En revanche, celui de la simple déclaration a enregistré une hausse de 13%. Le nombre des opérateurs et de prestataires du marché postal n’a pas changé, sauf celui du régime de la simple déclaration, qui a enregistré 48 opérateurs, soit 1 de plus par rapport à l’année 2014. Pour ce qui est Courrier accéléré international (CAI) le nombre d’opérateurs est toujours fixé à cinq, à savoir : EMS Champion Post avec 5% des parts de marché, UPS Algérie 9%, Falcon Express Algérie 3%, Alliance Globale Express Messagerie (AGEM/ TNT) avec 7% et DHL international Algérie 76%. Ce dernier continue de dominer le marché du régime de l’autorisation ce qui, de l’avis du président de l’ARPT, “n’est pas souhaitable pour l’intérêt du marché” et explique que “la loi n’interdit pas la dominance mais plutôt l’abus de la dominance”. Sur ce chapitre, Bessai parle de certaines mesures prises pour assurer “un équilibrage” et cela consiste à faire baisser de 20 millions de dinars à 5 millions de dinars le montant de renouvellement annuel de l’autorisation en plus des 5% du CA dont doit s’acquitter chaque opérateur. Il est question aussi d’un “compromis” entre le formel et l’informel permettant, ainsi, aux chauffeurs de taxi d’acheminer le courrier postal en toute légalité mais d’un point à un point et non de personne à personne