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Revues Naqd- "Enfant en jeu...."

Date de création: 09-07-2018 10:41
Dernière mise à jour: 09-07-2018 10:41
Lu: 42 fois


POPULATION – BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- REVUE NAQD-« ENFANT EN JEU..... »

Enfant en jeu/Enfance en péril.  Naqd, Revue d’études et de critique sociale, n°35, Alger  octobre/novembre 2017, 700 dinars, 308 pages (64 en arabe et 244 en français)

2014 : 6 151 enfants victimes de différentes formes de maltraitance, dont 3 533 pour violences physiques et 1 663 pour sévices sexuels......selon les déclarations des autorités.

Entre 2000 et 2006 : 848 enfants enlevés dont 86 sont retrouvés morts, le plus souvent avec des corps  en morceaux et après des sévices sexuels. 2013 : 200 enfants enlevés. 2014 : 195. 2015 : 250 cas d’enfants enlevés ....... Un millier d’enfants « raptés » ces dix dernières années et 50 000 enfants maltraités par an, dont 10 000 ayant subi des abus sexuels par an, selon une journaliste (article du 20 septembre 2015).

 Des chiffres et des faits effrayants.....qui montre l’ampleur alarmante du phénomène (longtemps caché, le « silence » de la société ayant prévalu et continuant à l‘être, ce qui a aggravé la situation et permis la contamination de la violence à toutes les sphères sociales ) et le positionne en place de symptôme d’un « collectif malade ».

Un dénominateur commun aux comportements extrêmes : l’insécurité. Une insécurité s’inscrivant aussi bien dans la réalité immédiate que dans un avenir incertain.

Plusieurs situations sont alors vécues ou/et subies par l’ élément le plus faible, le plus fragile , le plus accessible de la société.....l’enfant, qui devient (avec ou après la femme, avec ou après les symboles du pouvoir...) , contre son gré,  une sorte de « bouc-émissaire » (ou de lumière d’espérance) des inquiétudes et des peurs, des espoirs et des rancœurs, des frustrations et des échecs....

Il faut  , donc, selon les chercheurs (Douze études classées en quatre  parties : Enfant cible/ Détresses d’enfant/ Institutions souffrantes/ Autres théâtres : Guerre du Liban, Afrique noire/  et , un essai) , remonter le temps et, surtout, catégoriser les multiples situations au sein desquelles se retrouvent, aujourd’hui , nos enfants....presque tous « otages » de leurs aînés.  On a, donc :

-L’enfant-alibi sur lequel sont transférés les désirs parentaux, hyper-protégé, dont le destin est tracé ...pour partir et se réaliser ailleurs

-L’enfant-symptôme, celui qui incarne l’échec d’une politique, celle de l’école, du projet sociétal, avec une indéalisation de l’ « avant » pour mieux confirmer tout ce qui a été raté

-L’enfant « parentifié » qui va devoir porter ses parents fragilisés, se débrouiller , se sacrifier pour faire tenir sa famille

-Et, l’enfant-otage ou valeur d’échange sur lequel l’étau se resserre quand il devient la « solution » pour résoudre les conflits et les contradictions qui agitent les adultes ou la société......allant jusqu’à le transformer en objet/déchet, « découpé et voué aux déchaînements de haine, de violence et de destructivité »

 

Les Auteurs : Z.Benkherouf, N.Metahri, K. Lazali (présentation) / K.Lazali/ D.Iamarène-Djerbal/ Z. Benkherouf , F.Mousli, N. Metahri/ I.Terranti, M.Attalah, S.Bouras/ M. Mebtoul, O.Salem/  L. Medhouda/ F. Boumendjel-Chitour/ N. Metahri/ D.I-Djerbal/ T. Mekidèche, N.Mekidèche/ N.Hatem/ Olivier. Douvile/ A. Lateb.

Extraits :   « L’enfance a ceci de singulier qu’elle est tout autant période intermédiaire dont l’aboutissement est l’âge adulte, que véritable période à vivre pour elle-même, loin de toute projection dans l’ « advenir » (Présentation , p 9), « La famille actuelle ne peut plus assurer ni la protection des siens ni affronter les détresses quotidiennes ; elle a ,de plus en plus, de mal aujourd’hui à contenir les violences sociales et toute cette souffrance qui rejaillit sur les individus » (Dalila Iamarène Djerbal, p 35).

Avis :Tout, tout ou presque tout sur l’enfant et l’enfance.....et sur la  violence  sur enfant. Des pistes et des clefs pour, au moins, comprendre les ressorts de la nouvelle barbarie et, par la suite, essayer d’en démonter les ressorts ?

Citations : « Dès sa naissance, l’enfant, en tant qu’être en devenir, comporte une promesse d’avenir et signe la continuité avec le passé, en tant que représentant actif de l’ancêtre » (Karima Lazali p 15),  « Pire que la disparition des pères, celle de l’enfant frappe aux portes des vivants » (Karima Lazali, p 22),