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Allergies saisonnières

Date de création: 08-07-2018 12:08
Dernière mise à jour: 08-07-2018 12:08
Lu: 42 fois


SANTÉ- MALADIE- ALLERGIES SAISONNIÈRES

 

 

Comme chaque année, avec l’approche du printemps, les allergies saisonnières pointent leur nez.
Éternuements et écoulement nasal empoisonnent la vie des allergiques.

Les allergies de printemps connaissent leur pic entre avril et juin. Elles peuvent même se prolonger jusqu’en septembre. Il s’agit d’une allergie aux pollens d'arbres, de graminées et aux moisissures. Rhinite (nez qui pique, coule, éternuements à répétition), conjonctivite, mais aussi toux sèche, urticaire, eczéma et même asthme sont des symptômes courants de l’allergie aux pollens qui touche chaque année 10 à 20% de la population. Contrairement aux idées reçues, une allergie au pollen peut se déclencher à n’importe quel âge, même si l’on n’en a jamais souffert auparavant. En Algérie, près de 15% de la population nationale, soit quelque 5 millions d’Algériens, présente une rhinite allergique. «C’est une maladie sous-diagnostiquée et sous-estimée. Les gens dédramatisent les symptômes d’une rhinite, et la soignent souvent comme si c’était un rhume», atteste Dr. Izem, allergologue (fin mars 2018) , Pourtant, la maladie est sérieuse, pour au moins deux raisons largement valables : elle incommode d’abord le confort de vie, puis évolue, pour la moitié des cas confirmés, en asthme. Cette maladie du souffle est d’ailleurs très évocatrice dans le pays, où quelques 2,5 millions habitants endurent ses effets.


Le médecin affirme que 10% des 37 millions d’Algériens sont allergiques au pollen et 30% aux acariens. «Quelle que soit l’allergène, il est possible d’immuniser le corps contre ses nuisances par un protocole de désensibilisation», précise-t-il, tout en insistant sur une prise en charge précoce. «L’immunothérapie est le seul traitement qui a la prétention de mener vers une guérison totale. Son efficacité est de 80%, car elle permet au moins de diminuer la consommation médicamenteuse», dit-il, tout en précisant qu’il est désormais possible de tester le nourrisson dès l’âge de 3 mois ou 6 mois, afin d’identifier la maladie. L’allergologue explique que l’immunothérapie commence, toutefois, à l’âge de 5 ans. L’enfant est vacciné par injection sous-cutanée, une fois par semaine pendant quatre mois,  puis, il est soumis à un rappel mensuel pendant cinq ans. À la question de savoir comment se protéger au quotidien des agressions du pollen, les médecins recommandent  aux personnes allergiques de se rincer les cheveux le soir avant de se coucher pour éviter que le pollen ne se dépose sur l’oreiller.
Lorsque les yeux piquent et démangent, il ne faut pas les frotter. Aérer sa chambre, tôt le matin, lorsque les pollens ne sont pas encore dans l’air, porter des lunettes de soleil et un chapeau. Il est déconseillé de fumer et d’aller à la piscine, car la fumée et le chlore aggravent les inflammations des yeux, du nez et de la gorge.
Il est préférable de rouler vitres fermées en voiture, et de faire sécher son linge à l’intérieur. Mais il faut ajouter, pour rassurer les personnes atteintes, que l’allergie au pollen n’est pas une fatalité, et que mieux vaut consulter si les symptômes s’aggravent d’année en année.


Environ 15 à 20% de la population algérienne souffre d’allergie oculaire, a indiqué  le président de la Société méditerranéenne d’ophtalmologie, Pr Amar Ailem. Ainsi, les personnes hypersensibles réagissent par une exacerbation de leur système immunitaire, et sur le plan ophtalmologique, présentent des démangeaisons, prurit, rougeur, larmoiement et autres.
Deux types d’allergies oculaires existent, selon le spécialiste, qui cite les allergies aiguës saisonnières qui se manifestent par des paupières qui gonflent et un œil rouge. Elles se traitent tout d’abord par l’éviction de l’agent pathogène et par un traitement à base de gouttes ou de comprimés.
Le deuxième type d’allergie est per-annuel qui se caractérise aussi par un œil rouge sans baisse de l’acuité visuelle et pour lesquels les traitements sont disponibles en Algérie (antihistaminiques, entre autres). Parmi les facteurs favorisant l’allergie oculaire, le spécialiste a parlé du pollen, des acariens, des poils d’animaux, de la poussière, des moisissures et autres.
Par ailleurs, il a noté que chez certaines femmes, les cosmétiques peuvent conduire à des allergies oculaires et représentent 10% des allergies.