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Chakhchoukha

Date de création: 13-07-2016 17:53
Dernière mise à jour: 13-07-2016 17:53
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SOCIETE- PRATIQUES- CHAKHCHOUKHA

La chakhchoukha demeure, dans la région de M’sila, le mets préféré pour la fête de l’Aïd préparée à l'occasion des grandes rencontres familiales et de visites aux proches.
Les femmes à M’sila prennent ainsi soin de préparer, quelques jours à l’avance, le r’gag (pâte très fine ressemblant aux crêpes) et dont la préparation diffère d’une localité du Hodna à une autre.  
«À titre d'exemple, à Ouled Derradj, le r’gag, fait à base de semoule, est préparé sans huile. À Msila, par contre, les ménagères étendent la pâte en abaisse  en prenant soin de bien la badigeonner d'huile, alors qu'à Bousâada, on a plutôt recours à l'eau dans l'étalage de la pâte pour éviter que celle-ci n'absorbe toute la sauce une fois le plat présenté aux convives ou aux consommateurs», explique un  cuisinier dans un restaurant spécialisé dans la préparation de ce mets.
La préparation de la sauce rouge pour arroser le r’gag émietté diffère également en goût selon la viande proposée, à savoir de chamelon, d’agneau ou de poulet. «À Boussaâda, nombre de familles préfèrent la chakhchoukha à la viande de lièvre», souligne le cuisinier . Ce plat est présenté bien chaud. Et, pour certains gourmets, encore bouillant dans un plat en terre cuite qui conserve assez longtemps la chaleur de son contenu.
Pour ceux qui tolèrent mal la chaleur, ils doivent faire preuve de patience et avaler à plusieurs reprises leur salive tout en résistant à l’odeur  enivrante que dégage le plat.
La sauce de la chakhchoukha est fortement pimentée dans la région de M’sila, et certaines maîtresses de maison ajoutent même du piment vert coupé au-dessus, et, comme pour atténuer les effets du piment, elles étalent du dehane ou smen (beurre préparé et conservé pour une longue période), également au-dessus.
Il est toutefois instamment recommandé de ne pas prendre de l’eau après une chakhchoukha m’silie, sinon l’effet du piment sera décuplé.
Au côté de la chakhchoukha à la semoule de blé dur, les plus anciennes préparaient également la chakhchoukha d’orge, une variante qui n’existe plus dans la capitale du Hodna.
Les ingrédients frais de la chakhchoukha, notamment la tomate, l’oignon, le piment piquant connaissent, à l’approche de l’Aïd (fin du ramadan, mois du jeûne) , un renchérissement, en raison de la forte demande dont ils sont l’objet, et les prévoyants en font leurs provisions plusieurs jours à l’avance.

A noter que ce plat se retrouve dans plusieurs régions du pays, chacune l’agrémentant à sa manière sans pour autant changer la structure de base. Par ailleurs, beaucoup de restaurants, parfois huppés des grandes villes se font un point d’honneur d’offrir dans leurs menu la chakhchoukha