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Dépense ménages 2011

Date de création: 31-03-2016 15:36
Dernière mise à jour: 31-03-2016 15:36
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SOCIETE- NIVEAU DE VIE- DEPENSE MENAGES 2011

Les dépenses annuelles globales des ménages algériens en produits ou services liés à l’éducation, la culture et aux loisirs sont de l’ordre de 143 milliards de dinars, soit 3,2% de la totalité de leurs dépenses annuelles de consommation, a indiqué l’Office national des statistiques (ONS, début mars 2016) .

Les groupes de produits et services constituant cette catégorie de dépenses se composent de biens électroniques, de frais d’éducation et articles scolaires, d’articles de musique, de sport et de camping, d’achats de livres, journaux et revues, de frais de spectacle, culture et loisirs, de dépenses de voyage et de frais de réparation des produits relevant de cette catégorie de consommation.

Entre 2000 et 2011, ces dépenses ont plus que doublé puisqu’elles étaient de 59 milliards de dinars en 2000 pour passer à 142,7 milliards de dinars en 2011, indiquent les résultats d’une enquête réalisée en 2011 par l’ONS sur les dépenses de consommation et le niveau de vie des ménages algériens.

Ce qui donne une dépense mensuelle moyenne de près de 2000 DA/ménage, montre cette enquête qui a porté sur un échantillon représentatif de 12 150 ménages. Selon le milieu de résidence, les dépenses en milieu urbain ont atteint 113,61 milliards de dinars en 2011 (soit 80% du total des dépenses éducation-culture-loisirs) contre près de 40 milliards de dinars en 2000. Tandis que dans le milieu rural, elles ont été de 29,06 milliards de dinars (contre près de 20 milliards de dinars en 2000).

Par groupe de produits, l’achat de biens électroniques (téléphones portables, TV, micro-ordinateurs...) vient en tête de liste avec 41,3% de la totalité des dépenses éducation-culture-loisirs, suivi des frais d’éducation et d’articles scolaires (31,6%), des dépenses de voyages (13,2%), des frais de spectacle, culture et loisirs (7,5%), d’achat de livres, journaux et revues (3,8%), articles de musiques, camping et loisirs (2,2%) et de frais et réparation des produits (0,5%).

Selon les catégories sociales que l’ONS répartit en cinq groupes, le niveau des dépenses augmente, évidemment, avec l’évolution du niveau de vie des ménages. Ainsi, les dépenses des ménages les plus défavorisés ne représentent que 6,3% des dépenses totales des ménages en éducation-culture-loisirs, alors que celles des plus aisés étaient de 48,4% de la totalité. La dépense annuelle moyenne par tête a été de l’ordre de 3886 DA en 2011 contre 1923 DA en 2000.

En fonction du milieu de résidence, elle a été de près de 4670 DA/tête annuellement pour la personne habitant en milieu urbain (contre près de 2200 DA en 2000) et de près de 2350 DA pour celle résidant en milieu rural (contre 1555 DA). En fonction du type d’habitat des ménages, l’écart est considérable entre les dépenses des ménages habitant des villas et celles des familles occupant des constructions précaires ou autres.

Ainsi, les dépenses annuelles globales en éducation-culture-loisirs des ménages habitant les villas ont été de 62,3 milliards de dinars en 2011, contre 1,1 milliard de dinars pour les ménages habitant les constructions précaires, tandis que celles des ménages résidant dans les immeubles ont été de 45,4 milliards de dinars. L’enquête montre également que la taille du ménage influe sur ces dépenses qui diminuent avec l’augmentation du nombre de personnes composant le ménage. Cette dépense est de 6855 DA par tête annuellement chez les ménages composés de 1 à 2 personnes, et de 2475 DA par tête dans les ménages formés de 9 personnes et plus.

Concernant la catégorie des achats des livres, journaux et revues dont les dépenses globales se sont chiffrées à 5,3 milliards de dinars en 2011, il est constaté que les achats de journaux en ont absorbé plus de 80% avec un montant de 4,76 milliards de dinars, suivis des livres de culture générale (223 millions de dinars), des livres de catégories romans, nouvelles et contes (166 millions de dinars), des dictionnaires et encyclopédies (150 millions de dinars), des revues et périodiques (36 millions de dinars) et des livres pour enfants (29 millions de dinars). Il est également observé que sur ces 5,3 milliards de dinars, les dépenses des ménages des catégories sociales les plus défavorisées ont représenté seulement 6,2% (336 millions de dinars) contre 38% (2 milliards de dinars) pour les ménages les plus aisés.