Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

El Hasnaoui (Cheikh)

Date de création: 04-02-2016 14:29
Dernière mise à jour: 04-02-2016 14:29
Lu: 200 fois


CULTURE- MUSIQUE- EL HASNAOUI ( CHEIKH)

Cheikh El Hasnaoui (Mohamed Khelouat Zoubir pour l’état civil) était un chanteur, musicien et auteur-compositeur-interprète kabyle. Son nom d’emprunt se réfère à sa région natale, le ârch des Ihassenaouen (I’esnawen), confédération des Aït Aïssi, où il naît le 23 juillet 1910 au hameau de Taâzibt, village de Tadart Tamuqrant, dans la commune de Beni Zmenzer, située au sud de la ville de Tizi Ouzou, en Kabylie (Algérie).

Il est décédé à l’âge de 92 ans, à Saint-Pierre de La Réunion le 6 juillet 2002 où il y est enterré.  Orphelin de mère à deux ans, Mohamed a été élevé par sa famille. L’enfant grandit dans le climat de la culture des zaouias, il fréquente le timaâmrin. Il dut quitter le village natal vers 1930 vers Alger où il trouve un travail de nuit sur les quais. Il habite rue Mogador, à La Casbah, et fait même partie de l’orchestre de L’Hadj M’hamed El Anka. Sa première chanson, A Yema A Yema, est une complainte de déracinés, composée à Alger en 1936.


En 1937, à l’orée de la Seconde Guerre mondiale, El Hasnaoui est en France, à Paris, dans le 15e. De 1939 jusqu’au début des années 1950, avant le déclenchement de la Guerre d’Algérie, il produit l’essentiel de son répertoire composé de 29 chansons kabyles et de 17 en arabe algérien. En 1968, il enregistre ses dernières chansons : Cheïkh Amokrane, Haïla hop, Merhva, Ya Noudjoum Ellil, Rod Balek. Il quitte définitivement la scène artistique après ces enregistrements.

Cheïkh El Hasnaoui est considéré comme une figure de proue de son genre musical et un symbole aussi de l’Algérie réconciliée avec ses identités. En effet, le chanteur alterne dans ses compositions l’arabe algérien et le kabyle. Cheikh El Hasnaoui, souvent associé à son titre majeur, intitulé La Maison Blanche, s’illustre dès les années 1930 en créant un style propre à lui et reconnaissable à sa cascade de voix grave, aux sonorités lancinantes du banjo et à ses textes qui évoquent la douleur sentimentale.

Douleur pour laquelle Cheikh El Hasnaoui s’exile en France. Le thème de l’exil deviendra le leitmotiv d’une grande partie de son œuvre. De Lounès Matoub à Lounis Aït Menguellet ou, plus tard,  Kamel Messaoudi et bien d’autres s’inspirent ou évoquent l’œuvre musicale de Cheikh El Hasnaoui, pour sa musique ou sa thématique récurrente de l’exil comme source d’inspiration.