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Personnalités algériennes 2016- El Watan Week end (I/II)

Date de création: 12-01-2016 07:53
Dernière mise à jour: 12-01-2016 07:53
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SOCIETE- ENQUETES ET REPORTAGES- PERSONNALITES ALGERIENNES 2016- EL WATAN WEEK END (I/II)

50 Algérien(ne)s qui feront parler d’eux en 2016

© El Watan week end, vendredi  8 janvier 2016

 

Qu’ils décrochent plein de récompenses, vous amusent sur le net ou encombrent le paysage politique : voilà une sélection de personnalités qui feront l’actualité (en bien ou en mal) cette année.

- Noureddine Ahmine

En 2016, vous verrez souvent le nom du président du Réseau des avocats pour la défense des droits de l’homme (RADDH). A 64 ans, cet avocat des militants du Sud - notamment ceux du mouvement des chômeurs - qui a quitté sa ville natale, Sétif, pour s’installer à Laghouat, et aussi celui du journaliste Hassan Bouras (placé sous mandat de dépôt, il est accusé d’«outrage à corps constitué» et d’«incitation à s’armer contre l’autorité de l’Etat») et de Belkacem Khencha, militant d’El Bayadh (poursuivi pour «outrage à corps constitué»).

- Mohamed Aissa

Le ministre des Affaires religieuses, très sollicité en 2015 pour s’exprimer sur les sujets d’actualité relatifs l’islam (l’affaire Kamel Daoud, les télé-prédicateurs, le drame de Mina, les mosquées salafistes), sera encore très mobilisé cette année avec la création d’une académie de la fatwa. Chargée d’imposer une référence religieuse spécifiquement algérienne, cette institution accueillera une cinquantaine d’imams algériens formés par la mosquée El Azhar et sera présidée par un mufti de la République. Diplômé en Sciences islamiques, ex-universitaire, chargé dans les années 2000 de l’orientation religieuse et de l’enseignement coranique au ministère, Aïssa, 52 ans, combat le radicalisme depuis sa nomination en mai 2014, et défend un islam modéré et l’ouverture de la religion aux médecins, aux économistes, aux juristes, etc.

- Abderrahmane Arrar

A 47 ans, celui qui a consacré la moitié de sa vie à la défense des droits de l’enfant avec son association, le réseau Nada, se mobilisera cette année pour l’accueil des enfants. Il espère voir terminés le siège de Nada à la forêt de Bouchaoui à Alger, un grand centre avec des chalets et une cellule d’écoute, mais aussi une maison pour enfants au cœur de parc zoologique de Ben Aknoun. Il s’agit d’une nouvelle école d’animation, la première du genre en Algérie, spécialement conçue pour prendre en charge les enfants aux besoins spécifiques, victimes de violences.

- Noureddine Ayadi

L’ambassadeur d’Algérie à Bamako, qui a réussi à faire signer l’accord de paix inter-malien en 2015, devra obtenir sa mise en application. Né en 1956 à Sétif, diplômé de l’ENA en 1983, Noureddine Ayadi a été ambassadeur en Argentine, au Chili et en Uruguay, puis directeur Amérique Latine au ministère des Affaires étrangères avant d’être nommé ambassadeur au Mali en 2010. Capable d’avoir de bonnes relations avec les responsables des différents groupes armés comme avec les autorités maliennes, Noureddine Ayadi est parvenu à concilier toutes les parties lors des négociations de paix qui se sont tenues à Alger en 2014 et 2015.

Des participants le disent capable de tenir de longues séances de discussions, parfois jusqu’à très tard dans la nuit, pour faire accepter un mot dans un texte. Depuis plusieurs mois, les attaques terroristes dans Bamako mais aussi dans plusieurs villes du nord fragilisent le consensus autour de l’accord de paix. Noureddine Ayadi, à la tête du comité de suivi au nom de l’Algérie, va devoir rassurer.

- Zoubir Belhor

Le comédien Zoubir Belhor, qui vient de remporter le titre de la première édition du programme artistique Arab Casting diffusé par le canal Abu Dhabi des Emirats arabes unis, a reçu des dizaines de propositions de réalisateurs arabes pour des projets de films en 2016. Hilarant dans les différents rôles qu’il interprète, Zoubir a conquis depuis longtemps le public algérien. Le jury de Arab Casting, composé de célébrités, a également été subjugué par le talent de Zoubir, le monde arabe découvre un Louis de Funès algérien et l’humour à l’algérienne.

- Idir Benaibouche

L’acteur de 29 ans sera à l’affiche de deux films cette année. C’est lui qui incarne Krim Belkacem dans le film Ben M’hidi, du réalisateur algérien Bachir Derrais. Il a également le deuxième rôle dans le film Zeus, du réalisateur portugais Paolo Felipe Montero (qui raconte la vie du président portugais Manuel Teixeira Gomez), celui d’Amokrane, le majordome algérien du Président qui termine sa vie à Béjaïa. Diplômé de l’Ismas, vous avez déjà vu Idir Benaïbouche dans le film L’Oranais de Lyès Salem. Le comédien, qui tourne aussi pour la télévision, a eu ses premiers rôles pour le cinéma et pour le théâtre en 2007. 2016 sera aussi l’année de son nouveau one-man-show.

- Nouria Benghebrit

La sociologue de 63 ans, qui fut une des femmes de l’année 2015, devra tenir bon pour mener à bien les réformes dont l’Education a tant besoin en dépit de ses détracteurs. Dès mars, elle maintiendra les concours de recrutement des enseignants malgré les restrictions budgétaires, puis elle enchaînera début juin par le maintien du bac qui coïncidera cette année avec le Ramadhan. Un bac qui verra aussi supprimé (comme pour le BEM), l’épreuve du sport en mai prochain.

Entre-temps, elle poursuivra son chantier sur les nouveautés des manuels scolaires pour septembre en réhabilitant les écrivains algériens blacklistés. La commission conjointe entre les ministères de l’Education et de la Culture sélectionne les extraits d’œuvres littéraires d’écrivains algériens en langues arabe, amazighe et française. Il s’agira au total de deux manuels pour la première année primaire et deux autres pour la deuxième pour les matières de sciences technologiques et scientifiques, de l’éducation musulmane et civique. Elle ouvrira aussi cette année le dossier des logements de fonction pour régulariser leurs attributions.

- Hocine Benhadid

2016 sera probablement l’année de son procès. Mais aujourd’hui, le septuagénaire général à la retraite, qui croupit toujours en prison après son arrestation musclée le soir du 30 septembre dernier, attend encore une date. Après les condamnations de Hassan et Medjdoub, ses amis craignent un jugement expéditif et loin des médias, un procès qui pourrait facilement se transformer en «tribune contre le cercle présidentiel et Gaïd Salah». Pour l’instant, l’administration pénitentiaire veille à ce qu’il ne manque de rien, d’autant que son état de santé se déteriore. Seule consolation : il a le respect de ses co-détenus. Un ami raconte que quand il sort pour sa promenade quotidienne, les autres détenus, les petits malfrats de la prison d’El Harrach, scandent : «Le général est avec nous», «Général taâna».

- Abderrahmane Benhamadi

Plus rien n’arrête le PDG du groupe (familial) Condor, créé au début des années 2000. Entré cette année au top 500 des entreprises africaines, le leader de l’électronique (il dit détenir 40% du marché national), prévoit de terminer l’année sur une croissance de plus de 50%, et a annoncé qu’il lancerait bientôt le paiement sur mobile. Il est aussi entré dans l’actionnariat de la prochaine usine Peugeot à hauteur de 17%. Egalement présent dans le BTP, l’hôtellerie, le médicament, la promotion immobilière, le solaire et l’agroalimentaire, le patron, frère de l’ex-ministre de la Poste et ex-PDG d’Algérie Télécom, compte maintenir le niveau de ses investissements à 50 millions de dollars par an. Sa carte : jouer le made in Algeria largement soutenu par la politique actuelle du gouvernement dans la fabrication de ses produits qui, pour certains, dépassent 60% de taux d’intégration.

- Abderrahmane Benkhalfa

En 2016, tous les regards seront tournés vers le ministre des Finances qui devra affronter au minimum la chute des rentrées fiscales des hydrocarbures, le gel des projets publics et la dépréciation du dinar. Pour ce technocrate avisé de seulement 56 ans, mais attendu depuis longtemps à ce poste, réputé pour son sens de la mesure et ses appels à l’orthodoxie budgétaire, l’année 2016 s’annonce délicate. Son challenge : gérer la baisse des ressources financières du pays (il a prédit que les réserves de change passeraient à 121 milliards de dollars en 2016 contre 151 milliards en 2015) sans afficher de manière trop évidente une politique d’austérité qui impactera la classe moyenne, mais surtout réussir le projet qui lui tient le plus à cœur : la bancarisation de l’argent en circulation dans la sphère informelle.

- Athmane Bessalem

L’initiateur du think tank Ifaw (Lumineux) va faire bouger la société civile. A 27 ans, titulaire d’un master en droit des affaires de l’université de Tizi Ouzou, cet avocat stagiaire au barreau de la même wilaya, compte former de petits groupes de réflexion composés d’étudiants, de politiques, d’universitaires et de syndicalistes pour mettre en place des projets d’analyse et de recherche. Polyglotte (il maîtrise l’arabe, le français, le berbère, l’anglais et l’allemand), il s’engage aussi dans plusieurs associations dont Amnesty International, et cordonne des projets liés aux violences à l’égard des femmes et des enfants victimes de violence à l’association Amusnaw de Tizi Ouzou.

Mouatassem Boudiaf

Alors que 2015 n’aura pas vu, comme l’avait prévu l’ex-ministre des Finances, Mohamed Djellab, le lancement de l’e-paiement, le directeur général du GIE Monétique, l’organe de régulation de la monétique depuis 2014 devra concilier contraintes techniques et politiques pour faire avancer un des projets les plus attendus par les Algériens. Ancien délégué général adjoint de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers, ex-directeur général de sociétés privées dans le secteur des TIC, ex-secrétaire général de la Société d’automatisation des transactions interbancaires et de monétique, ce jeune technocrate compte indéniablement parmi ces cadres intermédiaires invisibles qui font avancer l’Algérie.

- Boris Brahim Bouhraoua

Le rugbyman algérien (aîné de trois frères, tous rugbymen), fêtera en mai prochain ses 32 ans et sa place dans la sélection algérienne de rugby à XV où il évolue brillamment au poste de demi de mêlée. Champion du monde universitaire de rugby à VII avec la France, en Chine, en 2004, il avait également été élu meilleur joueur lors de ce tournoi. Il compte également deux sélections sous les couleurs tricolores contre l’Angleterre en 2005 et 2006. En 2010, sollicité par l’actuel président de la Fédération algérienne de rugby Abdelkader Sofiane Benhassan pour rejoindre la sélection nationale de rugby, il a joué avec ses frères, Terry et Lou, le premier match des Verts en Algérie depuis 1963, au stade Ahmed Zabana d’Oran face à la Tunisie (victoire 16-6). Evoluant en Nouvelle Zélande au Napier Old Boys, Boris Brahim Bouhraoua jouera un rôle capital lors des futures échéances des Verts, qui veulent d’abord briller en Afrique avant de rêver d’une qualification à la Coupe du monde de rugby de 2019 au Japon.

- Hassan Bouras

Le journaliste et membre de la direction de la Laddh, sous mandat de dépôt depuis plus de trois dans sa ville natale à El Bayadh, entame en cette nouvelle année 2016 son 4e mois de détention provisoire. Pour s’être exprimé sur Al Magharibia, une chaîne de télévision algérienne basée à Londres, hostile au régime algérien et accusée par ce dernier de servir la cause des islamistes radicaux, il est accusé d’«outrage à corps constitué» et d’«incitation à s’armer contre l’autorité de l’Etat », sa maison a été perquisitionnée et son matériel informatique a été confisqué par la police. Son parcours de journaliste arabophone d’investigation, en particulier sur la corruption, lui a causé beaucoup d’ennuis avec la justice. Hassan ne compte plus le nombre de poursuites ni celui des condamnations, dont certaines affaires sont encore en cours depuis plusieurs années. Son affaire est toujours en instruction à El Bayadh.

- Abdelaziz Bouteflika

Le Président entame la troisième année de son 4e et controversé mandat en restant au centre des enjeux politiques. Que ce soit par la polémique liée à sa capacité à gouverner ou les projections intra-système pour sa succession, Bouteflika marquera par sa présence-absence l’année politique 2016. D’après un habitué de Zéralda, le chef de l’Etat est, certes, de plus en plus amoindri, mais garderait un œil sur les grands dossiers de l’Etat. Face aux hostilités qui le ciblent, lui et son entourage, il a encore durci sa position. Toujours d’après ses proches, il voudrait coûte que coûte terminer son mandat. Avec l’opposition, qui dénonce la «vacance» du pouvoir et les «interférences» de certains cercles d’affaires dans la décision, le dialogue de sourds se poursuivra. L’actualité présidentielle sera dominée par la révision de la Constitution et des prises de position sur les dossiers internationaux, à l’instar du refus de la participation algérienne à la coalition saoudienne.

- Kamel Chekkat

Tout en poursuivant sa mission de déradicalisation, le théologien et membre de l’association des oulémas algériens participera en 2016 à plusieurs rencontres sur l’islam afin de renforcer le dialogue entre les religions, préserver l’image de l’islam des amalgames, et instruire le musulman pour lui éviter les déviations criminelles. Kamel Chekkat animera également une émission à la Chaîne III de la Radio nationale, et plusieurs conférences en Algérie et à l’international.

- Smail Chergui

Agenda chargé pour le Commissaire pour la Paix et la Sécurité auprès de l’Union africaine. Smaïl Chergui s’attaque aux sources du terrorisme en Afrique afin d’assécher son financement. Cette année, il aura probablement pour mission de lancer une force africaine pour stabiliser le nord du Mali et éradiquer les multiples trafics qui ont détruit l’économie et le développement de la région. Autre dossier préoccupant : la Libye. Chergui compte bien défendre la position de l’Algérie dans certaines rencontres internationales afin de promouvoir le dialogue politique en Libye. Smaïl Chergui est à l’Union africaine depuis 2013. Il a succédé à ce poste à Nkosazana Dlamini Zuma, qui remplaçait de façon temporaire Ramtane Lamamra.

- Collectif 220

Le chiffre a été choisi car c’est dans une chambre d’hôtel qui porte le même numéro que plusieurs jeunes photographes ont décidé de fédérer leurs actions et leurs visions au sein d’un collectif de photographie. Ces noms commencent à se faire connaître, ici en Algérie et ailleurs, sur les réseaux sociaux et dans des supports de critiques d’art : Belahsene Yassine, Arslane Bestaoui, Houari Bouchenak, Youcef Krache, Sonia Merabet, Fethi Sahraoui et Abdo Shanan.

Leur objectif : réunir leurs énergies pour monter des événements et des expos classiques (dans les galeries) ou dans la rue, organiser des happenings, revenir aux bases de la photo. Le collectif n’a pas de mot d’ordre uni : les photographes sont très différents, des univers distincts, mais ils croient à la «liberté, à dépasser les censures» et veulent offrir au monde «une image visuelle de l’Algérie à travers des yeux algériens». Le collectif s’attelle à la réalisation d’une revue sur la photographie, et, à terme, mettre en place un dispositif de vulgarisation de la photo pour toutes les catégories de la société à travers des ateliers, des résidences, des formations dans les écoles, dans la rue, dans des prisons, etc.

- Salah Dabouz

Président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme depuis 2013, l’avocat au barreau d’Alger, 52 ans, originaire de Ghardaïa, défend ses consœurs et ses confrères d’Oran et de Sidi Bel Abbès, radiés «arbitrairement» par leurs bâtonniers respectifs, les 70 détenus mozabites arrêtés par les services de la police à la suite des derniers événements survenus dans la vallée du M’zab. Les camarades de Kamel Eddine Fekhar, accusés d’«avoir semé la haine», en sont à leur 7e mois de détention provisoire. Leur affaire ainsi que celle des avocats radiés est toujours bloquée.

- Bachir DerraIs

Le buzz autour de la première image du biopic Larbi Ben M’hidi , un des héros de la guerre d’indépendance et un des fondateur du FLN, laisse imaginer combien le film sera important dans la carrière du producteur réalisateur qui travaille dessus depuis 5 ans. Le long métrage, dont le budget est estimé à plus de 9 millions de dollars, doit être projeté le 1er novembre 2016, pour le 62e anniversaire du déclenchement de la «Révolution». Le producteur, déjà récompensé dans des festivals internationaux, doit encore achever le tournage qui s’avère épique. Fidèle à son franc-parler – il dénonce régulièrement les dysfonctionnements de l’industrie du cinéma en Algérie – Derraïs a déjà interpellé le chef d’état-major de l’armée pour ne pas avoir reçu le matériel promis par l’ANP pour le tournage et regretté publiquement d’avoir été forcé de tourner l’essentiel de son film en Tunisie.

- Said Djinnit

A l’agenda des priorités de l’envoyé spécial des Nations unies pour la région des Grands Lacs depuis 2014 : le Congo RDC pour lequel il est chargé de consulter les partis politiques et de réaliser un rapport, afin de soutenir le dialogue politique initié par Joseph Kabila.
Saïd Djinnit a dû renoncer en juin dernier à son rôle de «facilitateur» dans la crise burundaise, accusé de partialité par l’opposition burundaise. Habitué des situations délicates, il avait déjà occupé une fonction similaire en 2013 en Guinée alors qu’il était le chef du bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest.

- El Manchar

Ce qui n’était à la base qu’une page facebook s’est rapidement transformé en un site algérien francophone d’informations parodiques. Derrière, se trouve Nazim Baya, un jeune Algerois de 31 ans, qui compte déjà 800 000 visites par mois et compte devenir le journal électronique le plus lu en Algérie. Un projet télévisuel est aussi en cours. Le fondateur d’El Manchar est en contact avec un producteur afin de concrétiser le projet.

- Imane Houda Feraoun

Cette année encore, la ministre des TIC qui s’est illustrée par sa rapidité à remercier les cadres défaillants sera attendue au tournant. La benjamine du gouvernement – mais ne le lui rappelez pas, cela a tendance à l’agacer – aura deux projets à mener à bien en 2016. Tout d’abord, l’introduction de la 4G dont les cahiers des charges ont été rendus publics hier. Le défi pour elle sera d’éviter les erreurs de la 3G et de se tenir à son engagement de «commercialisation en octobre 2016». Elle sera également attendue sur le front de la loi sur les nouvelles technologies qu’elle a annoncée pour «le premier semestre 2016» qui devrait révolutionner le secteur et enfin permettre à des acteurs privés de proposer un accès internet aux Algériens autre que celui d’Algérie Télécom, mais tout en se servant de son réseau.

- Hassen Ferhani

A 29 ans, le réalisateur de Fi rassi rond-point (Dans ma tête, un rond-point), un documentaire sur les employés des abattoirs du quartier de Ruisseau à Alger s’est imposé comme un des réalisateurs algériens avec qui il faudra compter. Son film, le quatrième, a déjà remporté le prix du Meilleur documentaire et du Meilleur premier film lors du festival de cinéma de Carthage. Fi rassi rond-point a été primé à Amsterdam, et au FID à Marseille. Il est programmé dans une vingtaine d’autres festivals internationaux cette année et sera projeté à l’Institut français d’Alger le 20 janvier prochain. Des discussions sont en cours pour sa diffusion en Algérie.

- Mohamed Flissi

Il est le seul boxeur algérien à avoir remporté deux médailles dans 2 championnats du monde (le bronze au Qatar et l’argent au Kazakhstan), et à ce titre, il incarne l’autre espoir algérien de médailles aux JO de 2016. C’est lui qui, en 2013, a permis à la boxe algérienne qui était restée 18 ans sans récompense de revenir sur le devant du ring et récolte depuis régulièrement des médailles : aux Jeux africains de Maputo, aux Jeux méditerranéens de Mersin, en Coupe d’Afrique en Afrique du Sud, etc. En dépit de l’environnement difficile dans lequel le pugiliste s’entraîne, à Boumerdès, à l’est d’Alger, sa persévérance et son sérieux pourraient payer au Brésil. Il peut aussi compter sur une équipe nationale seniors de bon niveau, aidée par des experts cubains, où figurent d’autres boxeurs prometteurs comme Chadi, Bouloudinat ou Benchebla.

- Ahmed Gaid Salah

Le chef d’état-major de l’armée, vice-ministre de la Défense, est enfin «débarrassé» de Toufik, le patron des services secrets mis à la retraite par le président Bouteflika en septembre dernier. Il n’a plus à l’éviter dans les couloirs du ministère de la Défense ! L’année 2016 sera décisive pour le général major : d’un côté, il pourrait perdre son poste au profit d’un chef militaire plus consensuel, le général de corps d’armée Ben Ali Ben Ali – la Présidence voyant d’un mauvais œil cette perte de «l’équilibre de la terreur» entre armée et services de renseignements. Ses détracteurs l’accusent par ailleurs de n’avoir de légitimité dans l’armée que pour la crainte qu’il suscite. Même si d’autres connaisseurs de la grande muette évoquent sa popularité chez la troupe. D’un autre côté, les défis sécuritaires de l’Algérie à ses frontières et les sollicitations dont elle fait l’objet depuis les attaques de Paris le placent comme un acteur incontournable de la lutte antiterroriste dans la sous-région.

- Mohamed Gasmi

Après sa participation à Paris, à la COP21, ce militant anti-gaz de schiste de 40 ans, enfant d’Adrar, père de deux enfants et soudeur de profession, devenu l’un des leaders de la lutte contre le gaz de schiste au Sud. Celui qui se décrit comme militant écologiste compte organiser des rencontres avec tous les militants anti-gaz de schiste, notamment ceux vivant dans les régions les plus reculées d’Adrar et de Tamanrasset. Mohamed travaille aussi avec d’autres militants pour capitaliser les combats qui ont été initiés dans cette région.

- Nasreddine Hadjadj

Interpellé en juillet dernier, ce militant politique (il est membre du RCD) de 46 ans, père de trois garcons et d’une fille, architecte de formation, en est à son 5e mois de détention provisoire. Accusé d’«avoir semé la haine» à Ghardaïa comme les 69 autres Mozabites, Naserddine s’est fait arrêter un mois après l’interpellation de Kamel Eddine Fekhar et ses camarades. Ancien président de la commune de Berriane, il a déjà fait l’objet d’une poursuite judicaire pour tentative de meurtre en mai 2014 et a été mis en garde a vue pendant trois jours avant d’être acquitté.

- Miloud Hamdi

En 2016, toute la concentration de l’entraîneur de l’USM Alger sera focalisée sur le championnat, seul objectif du club. Mais au rythme où vont les choses, Miloud Hamdi et son club sont bien partis pour battre tous les records en Ligue 1. Nommé presque par défaut en juin dernier, alors que les dirigeants usmistes lorgnaient sur l’ancien sélectionneur du Qatar et actuel coach de Lekwiya, Djamel Belmadi, Miloud Hamdi, 44 ans, a très vite réussi à s’imposer comme l’homme de la situation.

Discret, le technicien passé par le GS Consolat (France) et les U21 d’Ettifaq (Arabie Saoudite) s’avère être un bourreau de travail et les résultats ne se sont pas fait attendre. Alors que le club venait d’assurer le maintien à la toute dernière journée, il a réussi à hisser le club algérois à sa première finale de la Ligue des champions. L’équipe a perdu face au TP Mazembe, mais dans le championnat algérien les Rouge et Noir jouent presque sans résistance. En effet, l’USMA compte déjà dix points d’avance sur le second du classement, le CR Belouizdad. L’équipe a certes été surprise en coupe d’Algérie où elle avait été éliminée par le Paradou AC à Bologhine (1-3) en raison de nombreuses absences, mais le coach a toujours la confiance de ses responsables et des supporters.

- Aziz Hamdi

Etudiant en communication à l’université d’Alger, militant, ancien membre de la Fondation Lounès Matoub, musicien, membre du GTPCA (Groupe de travail sur la politique culturelle en Algérie) Aziz Hamdi est un jeune dynamique qui n’arrêtera de faire parler de lui cette année. Amoureux des arts, il est dans toutes les manifestations culturelles. Aziz ne rate pas l’occasion d’aller vers les artistes et promouvoir leur travail à travers les réseaux sociaux, son blog et ses déplacements à l’intérieur du pays et à l’étranger.

La communication est un domaine qu’il maîtrise ; attentif aux autres, il a su s’entourer de professionnels sensibles à ses préoccupations dans le domaine de la culture et la promotion des arts en Algérie. Il prépare un recueil de poésie en arabe, travaille sur la relance de l’activité du GTPCA avec des ateliers, des formations et rétablir les Assises de la culture. Cependant, sa principale activité durant cette année est de diriger, avec l’expert en politique culturelle Ammar Kessab, le projet d’une cartographie nationale qui consiste à géolocaliser et répertorier les lieux culturels (activités culturelles et patrimoine) sur l’ensemble du territoire national.

- Abdelghani Hamel

Le patron de la police revient de tout. Même une révolte de ses propres hommes n’a pas eu raison du général-major, proche du cercle présidentiel, très estimé par le président Bouteflika. Ce dernier l’a d’ailleurs beaucoup protégé lors de la grogne des policiers de l’antiémeute en octobre 2014. Protecteur du cercle présidentiel et fidèle du chef de l’Etat «qui ne lui refuse aucun pouvoir», selon un proche de Zéralda, Hamel, 61 ans, se retrouve dans une nouvelle configuration des appareils sécuritaires : les recentrages du rôle du DRS donnent plus d’amplitude à la police, comme le souhaitait Bouteflika depuis plusieurs années. En d’autres termes, la «démilitarisation» se fait au profit d’une plus grande place pour la police qui voit ses effectifs exploser et qui se dote de moyens de plus en plus importants. Face à la forte éventualité de protestations sociales, pas de doute, Hamel sera un des hommes de 2016.

- Abdel Ghani Hidouche

Né en 1989, cet artiste inclassable, natif de Béjaïa, n’arrête pas de surprendre par sa créativité. Abdel Ghani Hiddouche est diplômé de l’Insiag et développe plusieurs projets artistiques. Street art, calligraphie arabe, décoration intérieure, mode, design... ce touche-à-tout est présent sur tous les fronts. L’année 2016 est l’année Hiddouche puisque l’artiste compte multiplier ses collaborations et travailler avec des boîtes étrangères qui l’ont repéré sur les réseaux sociaux. Déçu par l’exploitation des jeunes artistes qu’il dénonce, Abdel Ghani poursuit sa quête de la beauté sous tous les formats. Il est pressentit pour participer à une rencontre artistique en Afrique de l’Ouest cet été.

- Abdelkrim Kadi

On parlera de plus en plus de ce jeune imam de la mosquée de Ben Aknoun, qui se démarque dans ses prêches et ses positions exprimées à la mosquée et sur les plateaux de télévision. Moderniste, Abdelkrim Kadi pense que la mosquée ne peut faire à elle seule le travail de déradicalisation. L’imam n’est pas contre les réseaux sociaux et encourage leur utilisation à des fins utiles pour la société. Ses missions pour 2016 sont dédiées aux jeunes et au renforcement du rôle de la mosquée afin qu’elle passe de salle de prière collective à lieu d’échange, de dialogue et de questionnements.

- Abdelmadjid Kerrar

Le groupe Biopharm, le laboratoire pharmaceutique algérien indépendant, fondé en 1992 par l’entrepreneur algérien Abdelmadjid Kerrar, fera son entrée en Bourse cette année. Leader du marché pharmaceutique en Algérie, le groupe compte près de 1800 salariés. C’est le régulateur du secteur boursier en Algérie qui a approuvé son introduction en Bourse. Biopharm devrait ainsi céder au moins 20% de son capital. Par ailleurs, ses médicaments fabriqués en Algérie peuvent désormais être exportés vers les marchés de l’Union européenne suite à la certification accordée par l’Agence française de sécurité du médicament et des produits de santé.

- Hassen Khelifati

Le PDG fondateur d’Alliance Assurances a beaucoup de projets pour 2016. Son objectif : développer davantage le marché des assurances et proposer plus d’offres à la clientèle. En plus du lancement d’un nouveau site web qui permettra aux clients de déclarer leurs sinistres, de suivre leurs dossiers et de faire des devis en ligne, la compagnie compte aussi investir dans le domaine de l’agroalimentaire et de l’immobilier. Dans le cadre de ce dernier, la compagnie a un projet de construction d’une tour d’habitation à Kouba et Hydra et d’une tour de bureaux à Bab Ezzouar. Par ailleurs, la compagnie qui a récemment racheté la société Select-air, une entreprise de distribution de machines de boissons chaudes, compte désormais investir dans la mise en place de ces machines dans les lieux publics.

- Belkacem Khencha

Poursuivi en justice à maintes reprises, le président de la Ligue algérienne pour la défense du droit au travail (LADDT), maçon de profession, devra à nouveau comparaître devant le tribunal de Laghouat, mercredi prochain, pour répondre à une nouvelle accusation : «outrage à corps constitué» après une interview parue dans El Watan Week-end en septembre dernier où il relate les conditions d’emprisonnement à Laghouat lors de sa détention pendant six mois pour avoir organisé un rassemblement de solidarité avec un autre chômeur, Mohamed Reg. A 42 ans, ce père de quatre enfants avait quitté son travail qui lui permettait à peine de survivre pour rejoindre la cause des chômeurs en 2012 et devenir l’un de ses leaders et le président de son bureau à Laghouat. Son objectif : fédérer les luttes autour du droit au travail.

- Hadjer Kouidri

La jeune écrivaine se distingue par une écriture imagée et vivace et a fait de la «grande histoire» un domaine vaste de création. Erraïs dresse un portrait de Raïs Hamidou à travers son entourage, une narration polyphonique qui tente de rendre de justice à un homme toujours méconnu des siècles après sa mort. Hadjer Kouidri prépare un doctorat en communication et veut produire une trilogie sur l’histoire ottomane.