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Ait Yala Kaci

Date de création: 01-12-2015 16:47
Dernière mise à jour: 01-12-2015 16:47
Lu: 189 fois



 

INDUSTRIES- PERSONNALITES- AIT YALA KACI

La diaspora algérienne en France compte 400.000 chefs d’entreprise, de cadres et d’experts de haut niveau, et un vivier de 5 millions de personnes. C’est sur cette force que compte la CACI France (Chambre algérienne de commerce et d’industrie en France) pour investir dans le développement des relations économiques entre l’Algérie et la France. Sans pour autant voir dans la règle 51/ 49, une entrave ou une contrainte décriée par certains investisseurs étrangers.  

La CACI France, née le 12 septembre 2014, peut se targuer d’avoir à son actif, le premier Forum économique Algérie – France. Tenu au mois de juin dernier, il a été, selon ses promoteurs, un grand succès. Il s’en est suivie la visite, du 8 au 12 novembre, d’une forte délégation, qui a eu l’occasion d’être reçue par 7 ministres, ainsi que des organisations patronales et syndicale. Pour le président de la CACI France, Kaci Aït Yala, l’organisme qu’il préside, est la première institution économique algérienne installée à l’étranger.
Avec pour slogan «Accélérateur d’Affaires, Incubateur d’Idées», la principale vocation de cette Chambre est de promouvoir le «Made in Algeria», tout en étant un trait d'union entre les pouvoirs publics et la diaspora algérienne du monde des affaires et de l'entreprise. Mais, au fait, qui est Kaci Aït Yala ? M. Aït Yala est ingénieur en électronique. Émigré et fils d’émigré, il a débuté sa carrière en qualité de responsable en R&D AEG Telefunken Germany. Il est le Président du groupe K&S (première société à avoir affiché une image de télévision sur un écran plat) qui comprend plusieurs sociétés en Europe et en Algérie. Installé en France, il s’est distingué par sa réussite,  il est  le premier Algérien à s’introduire en Bourse sur le marché Euronext Paris. Et si l’Algérie est loin des yeux, elle est proche de son cœur.
En 1991, il a investi en Algérie dans un complexe (Arzew), de fabrication électronique. M. Aït Yala est membre du Medef, un des initiateurs du club 92 et un exécutif Boardmember de AIDA. Délégué du FCE en France,
Il est, depuis septembre 2014, président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie CACI France.  
Tout en réitérant que la politique de la CACI France s’inscrit en droite ligne dans la dynamique du partenariat stratégique décidée par les Présidents algérien et français au mois de décembre 2012,  Kaci Aït Yala aime dire «je suis venu pour l’exportation».
Pour cet homme d’affaires aguerri, les potentialités existent, et qu’il est impératif de donner la priorité à l’exportation.
Et cette valeur – ajoutée que veut apporter la CACI France. Serait-ce une alternative aux hydrocarbures ? Loin s’en faut, pour le conférencier, l’Algérie est un pays énergétique, et il doit le rester. Pour la simple raison qu’il a le savoir-faire et les compétences. Est qu’en-est il pour la règle 51/49, que d’aucuns décrient et voient comme une contrainte à l’investissement ?
«Ni l’un ni l’autre», pour le président de la CACI France. «L’Algérie, qui a décidé d’aller vers une économie de marché, a mis des mécanismes en mesure de protéger son économie et les investisseurs», estime-t-il.
En revanche, Kaci Aït Yala a plaidé pour la dépénalisation de l’acte de gestion.
Et à la question de savoir si la conjoncture économique du pays, marquée par le recul des prix du pétrole, convient aux ambitions des adhérents de la CACI France, le conférencier répond que «les entreprises sont appelées à s’adapter aux contexte économique». Par la même occasion, il a annoncé,  sans pour autant avancer de chiffre, que «la CACI France a entamé une réflexion et des discussions avec le ministère  des Finances, pour la création d’un fonds d’investissement de la diaspora à l’étranger».  
Il a par ailleurs appelé à l’ouverture de banques algériennes en France, pour mieux gérer les fonds de la diaspora, surtout qu’actuellement, «nous envoyons 2,5 milliards d'euros par circuit bancaire, alors que le potentiel est de 20 milliards d’euros».

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Les 4 commandements de la CACI France 

Favoriser et développer les échanges économiques, commerciaux, industriels et financiers entre la France et l’Algérie par un soutien aux entreprises et investisseurs algériens souhaitant investir en France.

Fédérer et mettre en relation les entrepreneurs en dehors de toute préoccupation politique ou confessionnelle,

Réunir des expertises franco-algériennes multiples au service des investisseurs et administrations algériennes ; la CACI France est aussi un incubateur d’idées, grâce à ses commissions sectorielles composées de femmes et d’hommes aux compétences professionnelles reconnues.

Promouvoir le «Made in Algeria» en France par un double mouvement qui devrait être profitable à nos deux pays : d’une part, en encourageant les entreprises françaises et européennes à s’implanter en Algérie, et vice-versa, à nouer des partenariats et transférer leur savoir-faire pour réindustrialiser le pays, et, d’autre part, en aidant les produits algériens à se faire connaître à l’extérieur de leur territoire national, et notamment en Europe via la France.

La CACI France fait le pari d’une équation gagnante : un grand pays + une conjoncture + une diaspora = essor. Des actions décisives novatrices : c’est ainsi que la CACI France définit son ADN. L’Algérie est une terre de potentialités exponentielles, et nous entendons jouer un rôle de fertilisant clé.