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Boulanouar Messouar

Date de création: 28-11-2015 19:45
Dernière mise à jour: 28-11-2015 19:45
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CULTURE- POESIE- BOULANOUAR MESSOUAR

 

Le poète algérien Messouar Boulanouar est décédé samedi soir à Sour El Ghozlane (W. de Bouira), où il ya toujours vécu,  à l’âge de 82 ans.

Le défunt, poète de langue française, compagnon d’écriture de Kateb Yacine et de Jean Senac, appartient à la génération qui a vécu le colonialisme et accompagné la guerre de libération nationale.

En 1956 et 1957, Messaour Boulanouar a été emprisonné durant plusieurs mois par le pouvoir colonial à la prison de Serkadji (ex- Barberousse) avec de nombreux autres militants. Il a son actif plusieurs recueils dont « La Meilleure force » (1956-1960), éditions du Scorpion, (Paris, 1963), « Le Coup de fouet », pièce radiophonique radiodiffusée, (Alger, 1966), « Mon pays est partout où l’homme se redresse » (Raison de dire), illustré, (Alger, 1979), « Sous peine de mort », fragments, avec 12 dessins de Denis Martinez, éditions de l’Orycte, 1981, « J’écris… de Sour El Ghozlane », Poèmes d’Algérie, 1972-1998, éditions Tirésias, (Paris, 1998) , « Œuvres choisies », Union des écrivains Algériens (Alger, 2003).

Messouar Boulanouar a, par ailleurs, écrit « Et pour sanction la vie. Sous peine de mort. L’alphabet de l’espace », un coffret réunissant les trois recueils, éditions Dalimen, (2008). Dans un de ses articles consacré à ce grand poète, le défunt journaliste et écrivain algérien Tahar Djaout avait souligné à propos de son recueil « La meilleure force » que cette œuvre poétique parue en 1963 de ce « poète essentiel » a peu d’équivalent dans la littérature algérienne ». « C’est un très long poème de quelque 7000 vers commencé en 1956.

L’incarcération de Boulanouar en septembre de cette même année n’a provoqué aucune rupture et aucun réajustement dans le cours du poème qui, terminé en 1960, forme une sorte de cosmogonie de la souffrance et de la revendication en dehors (…) le reflet de l’univers concentrationnaire et de l’horreur quotidienne où tout un peuple vivait », a commenté Tahar Djaout.